Opus 106 – Musicologie, kézako ?
13 décembre 2017 - Cultures commentaires   //   1923 Views   //   N°: 95

Diana Emadisson

Disons que vous avez à la maison un ado qui a pris des cours de piano depuis tout petit et qui commence sérieusement à se passionner pour la musique. Il décrète qu’il veut en faire son métier. Vous trouvez cela irréaliste malgré son talent, car vous êtes effrayé par la perspective d’une carrière de soliste sous les feux de la rampe, et de tout ce que votre enfant devra traverser pour y arriver (ou pas). Sachez toutefois qu’il y a mille autres façons de vivre de sa passion en professionnel, comme en témoigne Diana Emadisson, étudiante en master de Musicologie à l’Université de Toulouse.

Diana est née à Tana et a grandi dans une école de musique : son père n’est autre que le pianiste et pédagogue Benja Emadisson.

Néanmoins, la jeune fille connaît alternativement des périodes de désintérêt total et de passion intense pour la musique – comme beaucoup d’enfants de musiciens, du reste. Elle s’envole pour la France pour ses études au lycée et intègre le Conservatoire de Musique de Reims pendant un an. Après un diplôme en Tourisme et Hôtellerie, elle commence à travailler à temps plein, ce qui ne lui laisse plus aucun moment pour la pratique instrumentale. « Au bout de quelques années, le manque était devenu insupportable. J’ai décidé de changer d’orientation, de revenir à mon premier amour : la musique ». Mais Diana se rend compte que ses connaissances et sa technique musicales ne sont pas assez solides pour pouvoir un jour exercer un métier dans l’enseignement de la musique. Elle s’inscrit donc à la Faculté de Musicologie de Toulouse.

Si cette option vous tente, sachez qu’il vous est possible de vous spécialiser en Pratique instrumentale classique, en Arts et musique ou en Jazz pour la licence, du moins à Toulouse. La filière dispense des cours d’histoire de la musique, d’analyse, d’ethnomusicologie, de pratique chorale et direction de chœur, d’accompagnement piano et d’arrangement pour orchestre. La faculté travaille en partenariat avec le conservatoire pour les cours de formation musicale, d’écriture et d’harmonie.

Les débouchés d’une formation en musicologie sont multiples. D’après Diana Emadisson, il y en a beaucoup qui s’arrêtent après la licence pour se perfectionner dans leur instrument ou pour commencer une carrière d’intermittent (dans les deux cas, il faut associer ce diplôme avec le diplôme d’Études musicales du Conservatoire ou un diplôme d’État). Ceux qui choisissent de poursuivre en master se spécialisent soit dans l’administration (organisation événementielle, direction artistique), soit dans la recherche, soit dans l’enseignement. Pour notre belle étudiante, cette dernière est la filière qui répond le mieux à ses idéaux, car elle souhaite préparer le concours du Capes et enseigner la musique (l’appel du sang !) dans les collèges et lycées.

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