Harlem shake: Plus on est de fous !
1 mai 2013 - Médias commentaires   //   880 Views   //   N°: 40

Le raz-de-marée « Harlem Shake » qui déferle sur la Toile depuis février dernier est arrivé à Fort-Dauphin un mois après grâce à l’initiative de Thi-Thao Amiraly. Une façon ludique et vraiment dans le coup de faire parler de Madagascar dans le monde entier.

Il n’est pas besoin de mille et de cents pour arriver à faire bouger les choses. Surtout quand on est dans une ville qui bouge déjà pas mal, appuyée par Rio Tinto, le port Ehoala ou le PIC (Pôle intégré de croissance). Telle est la conviction de Thi-Thao Amiraly, Vietnamienne d’origine ayant grandi en France et installée à Fort-Dauphin depuis trois ans.

C’est un soir, devant sa télé, que l’idée vient à cette dynamique entrepreneure (gérante de l’hôtel Petit Bonheur, de la boutique ChicShop et de la société import-export FDIE) de surfer sur la toute jeune vague du Harlem Shake pour promouvoir sa ville d’adoption. Pour les plus de 15 ans et autres spécimens antédiluviens, rappelons qu’on appelle ainsi une « vidéo présentant un groupe de personnes dansant de manière loufoque sur le morceau Harlem Shake du compositeur de musique électronique Baauer » (Wikipedia).

Une mode qui a débarqué sur la Toile en février 2013 lorsque le vidéaste japonais Filthy Frank poste une vidéo intitulée Do the Harlem Shake : on y voit quatre personnes déguisées danser de façon complètement parodique sur un vieux tube du début des années 80. Des skateurs australiens renchérissent aussitôt par une autre vidéo et le mouvement prend dès lors une allure de buzz planétaire.

« On recense plus de 50 000 versions postées un peu partout dans le monde sur YouTube et générant plus de 30 millions de vues », explique Thi- Thao Amiraly. Dont celle qu’elle a organisée depuis Fort- Dauphin et qui visait à « montrer la réactivité et l’implication des jeunes pour leur ville ». « Une soixantaine de jeunes ont répondu assez vite à mon appel, fiers d’appartenir à cette communauté de l’instant et heureux de partager leur ville sur la Toile », explique Thi-Thao Amiraly. Malgré la fatigue et la chaleur, les participants ont tourné deux vidéos : une sur le Harlem Shake proprement dit et l’autre sur la Flashmob (mobilisation éclair).

La vidéo d’une minute postée le 5 mars 2013 sur YouTube avait déjà été vue 162 fois en un mois. Soit une jolie couverture médiatique. « C’est pour montrer à tout le monde que Fort-Dauphin est toujours à la mode », explique le texte d’accompagnement. « Même si notre Harlem Shake n’est pas aussi déjanté que ceux qui sont sur le Net, les jeunes ont le mérite d’y avoir participé, fait valoir Thi-Thao Amiraly.

L’événement devait regrouper beaucoup plus de monde sur la place de la ville, mais faute de sponsors, j’ai dû faire avec les moyens du bord. Je ne retiendrais qu’une chose de cette aventure : l’énergie de ces jeunes pour leur ville. On peut viser des buts réels et sérieux, tout en s’amusant. » La vidéo est toujours à consulter sur YouTube, de même que la page Facebook dédiée à cet événement et intitulée Fort Dauphin For Ever. Vous aussi rejoignez le mouvement !

Noely

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