Présidentielle 2018 : Aux urnes, citoyens !
8 janvier 2019 - Grand Angle commentaires   //   492 Views   //   N°: 108

Le 7 novembre 2018, jour de vote pour la population malgache. C’est le premier tour de l’élection présidentielle malgache. Près de 10 millions d’électeurs sont attendus aux urnes dans les 25 000 bureaux de vote répartis dans l’Ile. Les Malgaches sont prêts à élire leur Président pour les cinq prochaines années. De l’espoir pour les uns, des questionnements et des doutes pour les autres. Mais il faut voter, c’est un droit en tant que citoyen.

Des militants lors du meeting de campagne d’Andry Rajoelina au stade Coliséum à Antananarivo,
le 3 novembre 2018.

Des militants lors du meeting de campagne de Marc Ravalomanana au stade Mahamasina à Antananarivo, le 3 novembre 2018.

Des militants assistent au meeting de campagne du candidat Hery Rajaonarimampianina au stade Coliséum à Antananarivo, le 4 novembre 2018.

Dès 6 heures du matin, les bureaux de vote sont ouverts, les files se forment petit à petit. « Je sais déjà pour quel candidat je vais voter depuis plusieurs semaines. Il m’a convaincu par son programme », lance Rivo, 68 ans, tenant fermement sa carte d’électeur. Ce défilé de votants ne s’arrêtera qu’à 17 heures, fermeture des bureaux. Malgré quelques incidents comme certains habitants qui ne trouvaient pas leurs noms sur la liste électorale ou des problèmes de carte d’électeurs, les votes se sont déroulés dans le calme.

A 17 heures, à Antohomadinika III G Hangar, un des bas-quartiers de la capitale, situé dans le 1er arrondissement d’Antananarivo-Renivohitra, des centaines d’habitants sont déjà prêts pour assister au dépouillement. Un quartier miné par l’insalubrité, l’insécurité, les incessantes inondations et les ordures qui jonchent les ruelles, Comme presque partout dans le pays, les écoles font office de bureaux de vote. Dans l’enceinte de l’EPP du quartier (école primaire publique), deux policiers en uniforme et deux autres en tenue civile font le guet.

Un jeune homme sortant de l’isoloir dans un bureau de vote du quartier populaire d’Antohomadinika lors du premier tour de l’élection présidentielle à Antananarivo, le 7 novembre 2018.

Le président du bureau de vote dans le quartier populaire d’Antohomadinika avec les délégués des candidats, prêts pour le dépouillement,
le 7 novembre 2018.

Dans la salle numéro 2, les délégués des candidats prennent place pendant que le président du bureau de vote trace au tableau les 36 colonnes, c’est-à-dire le nombre de candidats à la présidentielle. Il distribue ensuite les papiers pour les procès verbaux (PV) et donne les instructions aux délégués. Il ouvre l’urne, compte les bulletins et les confronte au nombre de votants, à la lueur d’une petite lampe. Vers 18 heures, le dépouillement peut commencer. Les habitants tendent l’oreille pour savoir si le numéro de leur candidat est cité. Des applaudissements, des cris de joie et même des rires se font déjà entendre. Hommes et femmes font même des paris sur le résultat. L’ambiance ressemble plus à une fête de quartier.

Le lendemain des élections, c’est à Mahamasina que le travail de vérification, saisie et classement se poursuit. Le stade est transformé en local du SRMV (Section de recensement matériels de vote) où tous les PV et les bulletins de vote de la Capitale sont acheminés. Le peu de personnel, classé par arrondissement, qui y travaille s’active non-stop pour saisir, scanner et envoyer les PV et bulletins à la Ceni. (Commission électorale nationale indépendante). 

Dépouillement dans le quartier populaire d’Antohomadinika, le 7 novembre 2018 : le président du bureau de vote confronte le nombre de bulletins et de votants.

Selon le ministère des Affaires étrangère, le taux de participation avoisine les 40 %. A l’issue de ces élections – le premier tour s’est déroulé le 7 novembre et le second tour, le 19 décembre – la population réclame une transparence accrue dans la gestion des biens publics, des actions concrètes sur l’amélioration de son pouvoir d’achat et des mesures face à l’insécurité. Attendons voir.

L’euphorie durant le décompte des voix. Antohomadinika, le 7 novembre 2018.

Après avoir travaillé toute la nuit à saisir, scanner et envoyer les bulletins et les PV au CENI, un des employés du SRMV (Section de Recensement Matériels de Vote) prend une pause. Stade de Mahamasina, le 8 novembre 2018.

Photos : Rijasolo & Henitsoa Rafalia

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