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COURRIER

C’est vous qui le dites

Coups de coeur, coups de gueule, envie d’envoyer un message à une personne qui vous est chère ou simplement de vous exprimer… cette rubrique vous est dédiée. Envoyez vos mails à courrier@nocomment.mg, nous les publierons.

Les 4Mi en marge de la Francophonie

J’étais tombée par pur hasard sur votre article, paru en janvier dernier, consacré à comment on a traité les sans-abri. Je suis juste de passage à Madagascar et voilà ce que j’ai pu lire : les 4Mi seraient « ramassés » et embarqués dans les camions de la Commune urbaine d’Antananarivo la nuit tombée. C’est quoi ce délire ? Cette rumeur comme quoi le Sommet de la francophonie ne serait qu’un cache-misère serait donc vraie ? Voilà pourquoi la majorité des Malgaches ont une mauvaise image de ce genre d’événement politique. Ils considèrent que la Francophonie est une forme de colonisation indirecte. C’est à cause des décisions abasourdissantes des dirigeants que nous, Malgaches, avons des opinions négatives de ce genre de Sommet. Pourtant, il s’agit d’un événement politique d’une envergure économique plus qu’importante pour les Malgaches et par les Malgaches. Et ça les Malgaches ne l’on pas du tout compris. Les paysans dans leur coin n’ont eu aucune idée de comment ce Sommet de la Francophonie pouvait contribuer à améliorer leur production annuelle. Hélas, au lieu de cela, c’était une incompréhension totale sur les enjeux de ce Sommet. Aux yeux des gens, ce sont les hauts placés qui régalent et le petit peuple se meurt. En tout cas, cache-misère ou pas, Madagascar vit dans une extrême pauvreté et il faut l’assumer. Si on veut que ce pays avance, c’est l’affaire de tout un chacun.

Onja Hummingbird

Pit Léo

J’ai été très heureux de découvrir l’article sur Pit Léo dans votre édition de décembre (no comment n°83). C’est un ami de longue date. Il y a encore cinq ans, personne ne le connaissait et aurait pu deviner ce qu’il est aujourd’hui : un véritable artiste. Un succès amplement mérité car c’est un gars vaillant, créatif et quand il a un rêve, il fait tout pour le réaliser.
Continue ta route, amigo. On était là et on sera toujours là pour te soutenir.

Sincères remerciements à tous les gens qui le suivent depuis le début et par-dessus tout, immense remerciement à no comment pour votre publication !

Tahirisoa Just ‘One (Antsirabe)

C’est vous qui le dites

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Spotted !
Il y a des choses qui ne changent pas. De retour aux pays après deux années d’études en Asie, c’est avec un plaisir immense, que je retrouve ma famille, mes amis et no comment® ! Je me souviens encore de la première fois où j’ai vu ce petit carnet de nuits, justement en soirée, avec des potes qui voulaient me montrer leurs têtes sur papier glacé car ils venaient d’être « spotted » par les flashs de vos photographes. Deux ans après, je me retrouve moi-même dans vos pages, avec mes amis dans un restaurant ! En tout cas, je me joins à tous ceux qui vous félicitent pour ce magazine ! Ne lâchez rien !

Heritiana, Ambohibao

Gaysy
Bonjour l’équipe ! Parmi mes rubriques préférées figurent Gaysy que je lis avec intérêt depuis plusieurs mois ! Mais les histoires qui sont racontées sont souvent des histoires de mecs et j’aimerais savoir s’il serait aussi possible d’avoir des récits de lesbiennes pour l’égalité des genres mais aussi et surtout parce qu’il serait intéressant de connaître leur vie et les difficultés auxquelles elles doivent faire face. Merci d’avance !

Anonyme

Burger, mon amour !
A chaque fois que je lis no comment®, je suis toujours étonnée des articles proposés. Toujours de nouvelles découvertes surtout dans la rubrique Sortir ! Je vous ai déjà envoyé un courrier concernant un établissement indien à Tsaralalàna qui sert du Thali Royal où je me suis régalée ! Comme je vous dis, je suis une vraie gourmande, cette fois-ci, je me suis empressée d’aller à Sorento à Faravohitra, le bar à cocktails qui sert des burgers et que j’ai découvert dans le magazine de décembre. Il n’a rien à envier à ses fast food américains ! Le pain croustillant, la viande juteuse, bref, rien à dire, c’était une vraie tuerie ! Une adresse de plus dans ma liste des meilleurs restaurants de Tana. J’y reviendrai sûrement avec mes amis pour tester le Burger Challenge et terminer ce burger de 2 kg en dix minutes ! Je vous tiendrai au courant ! En tout cas, je souhaite une longue vie à no comment®, une bonne année à toute l’équipe et n’arrêtez pas de nous régaler avec vos sujets !

Une fidèle lectrice.

Ah les taxi-moto !
J’ai lu votre article sur « Herizo le taxi-moto » paru en septembre dernier. J’adore quand vous traitez des articles qui parlent des gens normaux comme moi. Certes, c’est dans la langue de Molière mais ça à tout le mérite de vous rapprocher de votre lecteur. En tout cas, en lisant l’article, j’ai été étonnée de savoir que le système taxi-moto existait ici à Tanà. Et oui, ce n’est pas encore populaire, pourtant cela nous éviterait de nous faire rafler par les taximen avec leur prix exorbitant surtout ceux qui attendent au stationnement. D’ailleurs, j’ai toujours l’impression que ces conducteurs des taxis se croient au-dessus de tout. Leur tarif est très cher et ils n’hésitent pas du tout à vous snober. Voilà pourquoi je me suis dit qu’il serait préférable de légaliser les taxi-moto. Ça aurait été très pratique surtout dans certains quartiers comme Bel- Air, Ampasapito ou encore Ambohipo où les embouteillages sont monstres. Et la chaleur, je ne vous en parle même pas. Les taxis et les compagnies de bus veulent interdire les taxi-moto parce qu’ils ont peurs de la concurrence. Une nouvelle concurrence qui s’avère très pratique pour les gens très mobiles comme moi. C’est ça le problème à Tanà, ce genre de mentalité nous empêche de nous développer. Il ne faut pas se le cacher ! 

Arisoa Razafy

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Bonjour,
J’ai été particulièrement étonné de la qualité des articles et la diversité des thèmes abordés dans le no comment®. Surtout, il montre qu’il se passe pas mal de choses à Madagascar quand on fouille un peu. Parlons par exemple des films. Même si les salles et le cinéma tels qu’on les connaît à l’étranger ont disparu depuis un bon moment déjà, au niveau des films gasy produits, on remarque qu’une nouvelle génération voit le jour. Souvent, on retrouve ces films dans les festivals de courts métrages ici et ailleurs. On espère bientôt voir leurs oeuvres à la télé ou dans des séances de projection… Mais tout dépend également de la volonté des autorités pour que ça puisse se faire.

Andry Mahery

Donné Vy !
J’ai bien apprécié l’article sur Dieudonné Razafinjatovo et sa femme dans le no comment® d’octobre. En fait, chaque fois que je passe à Alasora, je remarque cette maison atypique et aussi le jardin rempli de baobabs et autres animaux en fer. Je me suis toujours demandé à qui appartenait ce terrain immense. Je suis agréablement surprise de voir le travail accompli par le couple que ce soit dans la décoration et surtout humainement. Faire travailler des personnes en marge de la société, il faut oser. De nos jours, rares sont les personnes qui pensent encore aux autres. La générosité, la gentillesse, le partage sont des actions qui sont difficiles à réaliser. Je leur tire mon chapeau ! Un jour, je voudrais également créer ma propre entreprise, créer de l’emploi pour tout le monde ! Ce n’est pas interdit de rêver !

Lalatiana Rakotoson

Lala Njava
Heureusement qu’il y a no comment® pour nous dévoiler toutes les actualités des artistes. J’ai lu dans le dernier numéro (no comment® n° 82) que la chanteuse Lala Njava était de passage à Madagascar et qu’elle n’est pas venue les mains vides. Je suis très contente de cette nouvelle, le groupe Njava fait partie des artistes de renommée internationale qui montre la richesse culturelle et musicale de la Grande Ile. Dans l’article, j’ai lu qu’elle a créé Malagasy Women Projects dans lequel elle et plusieurs artistes femmes malgaches oeuvrent pour défendre les droits de la femme dans la société.

Je voulais savoir si dans son programme, Lala Njava fera des spectacles à Tana, puisque c’est rare de la voir ici. Je ne veux pas rater ça !

Une fidèle lectrice, Nomena Harifidy

Bonjour Nomena,
Merci à vous de nous suivre chaque mois. no comment® magazine fait de son mieux pour mettre en lumière les artistes locaux mais aussi internationaux. En ce qui concerne Lala Njava, elle est en pleine préparation de ses projets. Avec les membres de Malagasy Women Projects, elle compte faire prochainement des spectacles à Tana. Ce qui est sûr, c’est que le 8 mars 2017, vous la verrez sur scène.

Chant d’une Betsileo

Tel l’effet de l’ambodivoara
qui brûle mon oesophage
la chaleur de cette rage
Tel l’effet de l’ambodivoara
qui dissipe peu à peu ma lucidité
Le courage qui efface ma timidité
Tel l’effet de l’ambodivoara
qui remonte mon estomac
l’aigreur de mon dégoût
envers vous…
Égoïstes par héritage

nous promettant une nouvelle page…
Tel l’effet de l’ambodivoara
qui fait répéter le même discours
notre infini et éternel retour
Tel l’effet de l’ambodivoara
qui finit par passer
nous ramène à nos pensées
les plus pures et poétiques
Telle l’existence d’un alcoolique
que je vis toutes nos Républiques.

Na Hassi

C’est vous qui le dites

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Comme ils disent…

J'aime beaucoup no comment®. Y a rien a faire, vous avez toujours des choses à dire, et le comble c'est que ça m’intéresse toujours autant. Dans la dernière édition (no comment® n° 80) j'ai aimé la page consacrée à Arnaah qui n'est autre que ma chanteuse préférée. Désolé, mais je n’ai pas pu résister à l’envie de la découper pour la coller dans mon cahier de « souvenirs ».
J’aime aussi la rubrique intitulée Gaysy et j'attends à chaque fois les prochaines histoires comme un enfant attend Noël ! Un jour, une copine l'a lu et depuis elle ne me parle plus,

car elle est homophobe d'après elle ce qu’elle dit (comme si à 16 ans on peut en être sûre). Moi j'adore en tout cas cette idée d'introduire le tabou. Si j'avais les moyens de m’adresser à ce Von, je lui adresserais mes félicitations de vive voix, mais c’est sûrement impossible. Donc je me contente de lui poser cette question : « Où trouvez-vous toutes ces idées ? »
Vous êtes les meilleurs ! Une de vos fidèles lectrices,

Biby Mélissa

Chère Mélissa,

Très touché par ton ouverture d'esprit. Sois sûre que tes félicitations me touchent et je t'en remercie. Je m'inspire de tout ce qui se passe autour de moi, de mon vécu et de celui de mes proches. Bien sûr, il y a aussi des fictions. Eh oui, il faut de tout pour faire un monde ! Dommage pour ta copine qui a (encore) un préjugé sur les homos ; j'espère qu'elle comprendra mieux plus tard. Et Arnaah se réjouira de savoir que sa photo a trouvé sa place dans ta vie pour épater tes amis. En tout cas, sache que l’équipe se donne à fond chaque mois pour te satisfaire. Merci pour ta fidélité !

#Von

Un, deux, carotte, navet...

Le verbe « être » n'existe pas en malgache. Connaissez-vous l'histoire de l'apprentissage de la marche militaire au pas ? Le recueil de nouvelles Un, deux, carotte, navet... d'Annick de Comarmond, aux éditions no comment®, est un joli puzzle d'anecdotes qui, quand on le regarde dans son ensemble, brosse un portrait tendre et émouvant de Madagascar, à travers ses habitants, ses travailleurs, et ses expatriés, parfois naïfs, mais toujours drôles. Pour les connaisseurs de la Grande Île, ce livre, très documenté, avec des parcelles d'Histoire, rappellera quelques souvenirs... Pour les autres, c'est une immersion culturelle dans un pays déstabilisant, magique (dans le premier sens du terme), à l'opposé des pays d'Europe.

À travers les récits de l'auteure, on ressent des rencontres marquantes (chauffeur de taxi, vendeur, artiste...), un amour de la terre malgache, l'ébullition de la vie, et la critique : l'envie d'aller trop vite pour certains alors qu'il faut savoir lâcher prise au nom du mora mora... Ce sont des anecdotes, fruit d'un vécu de plus de trente ans. Des histoires légères, parfois au goût d'inachevé. D'autres relèvent de l'analyse plus fine de l'observatrice. Mais toutes allègent le coeur et permettent de garder espoir en Madagascar. À lire et relire régulièrement...

Guillaume Cordeaux,
Bruxelles

Geek alors !

Salut la Team No Comment !


Je suis tombé sur votre article à propos des geeks paru en août dernier (no comment® n° 79). Cela m’a beaucoup marqué puisque moi-même je mange de ce pain-là depuis mon adolescence. Voilà pourquoi je tiens à faire part de mon soutien à toutes les personnes qu’on surnomme geeks. Je trouve qu’il faudrait arriver un jour à casser tous ces clichés sur les geeks et les nerds. On a tendance à dire que les geeks sont des personnes coincées, qui vivent loin de la réalité car toujours plongées dans le virtuel ou dans les bouquins. Mais détrompez-vous, la geek attitude est devenue une tendance. Prenons l’exemple du look, si auparavant avoir des grosses lunettes paraissait ringard,

aujourd’hui c’est un phénomène à la mode. Et d’un point de vue technologique, considérez la marque Apple qui a lancé toutes ces nouvelles technologies devenues des must pour paraître cool. En termes de success story, le geek hors-pair qui répond au nom de Bill Gates est actuellement l’homme le plus riche du monde, sans parler de Mark Zuckerbeg le créateur de Facebook. Par ailleurs, de nombreuses séries américaines font passer les geeks pour des personnes cool et branchées avec les filles les plus canons. Par exemple, la série culte The Big Bang Theory fait un carton partout dans le monde juste parce qu’ils sont drôles. Voyez vous, parfois les clichés n’ont plus lieu d’être puisque les geeks ne sont pas seulement des êtres bizarres scotchés devant une belle partie de Call of Duty !

Arisoa Razafy

C’est vous qui le dites

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Prudence est mère de sûreté
J’aimerais attirer votre attention sur un fait de plus en plus courant à Tana, mais que les autorités passent sous silence - enfin c’est mon avis et il n’appartient qu’à moi - je veux parler de l’insécurité. Pas plus tard que le mois dernier, après avoir passé un excellent moment avec un ami vazaha au Chill Out d’Ambondrona, nous descendions à pieds vers Analakely en passant par l’esplanade en face de la banque BNI. Il était aux alentours de 18 heures, la nuit était tombée. Nous étions encore dans l’euphorie du moment que nous venions de passer quand soudain nous avons remarqué un homme à l’air louche qui nous suivait.

Il portait une casquette blanche et avait un sac à dos. Inquiet, mon ami m’a dit qu’il fallait qu’on change de trottoir. Nous nous apprêtions à le faire lorsque quatre autres individus armés de couteaux nous ont accostés. J’étais sous le choc, je ne savais que faire, j’avais peur qu’ils ne nous poignardent. Je n’ai rien pu faire que d’assister muette à la scène. L’un d’eux a sommé mon ami de lui donner son portefeuille, un autre m’a arraché mon sac. Ils n’arrêtaient pas de jurer, répétant qu’il ne fallait pas faire de gestes brusques. Cela n’a duré que trois minutes, puis la bande s’est éloignée en marchant le plus naturellement, comme si de rien n’était. Le lendemain, je suis repassée sur les lieux avec cette boule dans la gorge car la scène de l’agression n’arrêtait pas de repasser en boucle dans ma tête. Et là, sur l’esplanade d’Analakely, j’ai reconnu un des agresseurs ! Mais je n’ose pas le dénoncer à la police car je n’ai plus confiance aux autorités de mon pays. J’ai tenu à partager cela car je sais qu’il y en a beaucoup qui ont vécu une expérience semblable et qui, comme moi, n’ont pas porté plainte. Autant de non-événements pour les statistiques sur l’insécurité.

Vania Rakotoarisoa

Gaytitude
Aujourd’hui, j’ai remarqué qu’il y a de plus en plus de gamins de même pas 13 ans qui sont habillés d’une manière osée : des slims colorés et des cheveux… euh je ne sais même pas s'il y a un nom pour décrire le genre de coiffure… Je suis désolé de dire cela, mais est ce que le phénomène « gaytitude » a atteint la sphère malgache ? Aujourd’hui, j’ai lu votre article sur cette fameuse Zatia Rocher. J’admire son audace. Se faire refaire le visage, les seins, le popotin (quoique sur ce point elle a un tout petit peu exagéré) et s’inventer une nouvelle vie de meuf, au Qatar, qui plus est ! Je dis tout simplement chapeau ! Je l’ai vu à la grande braderie, les gens étaient happés. J’ai vu le regard des passants qui étaient stupéfaits de cette métamorphose parfaite. Quoique, sans vouloir émettre un quelconque jugement, je n’aimerais pas que mon fils ou ma fille fasse la même chose. Laissons la nature telle quelle ! Et cela ne regarde que moi. Si en 2016, on voit des gays un peu partout dans Tana et des jeunes qui se font opérer pour changer de sexe, qu’en sera-t-il dans dix ans ? Nous nous angoisserons de ce que nos enfants ne puissent plus nous donner de petits-enfants. Vous allez peut-être me traiter d’archaïque et de borné réactionnaire, mais non, pas du tout, je suis juste réaliste. Et non je ne suis pas homophobe ! Je suis divisé entre le fait de respecter l’existence de ces personnes et le fait d’avoir peur qu’un jour mes enfants ou petits-enfants n’aient plus l’occasion de connaître ce que c’est que d’avoir un enfant. Voilà, voilà, j’espère ne pas avoir trop attisé la haine de certaines personnes susceptibles. Comme on dit, laissons parler les gens !

Tsilavina Rabe

« Tellement de bruit et aucune idée exprimée… »

Têtes coupées

Diffamation et divulgation
De vérité
Ici on se bat pour la liberté d’expression
Le ventre affamé
Liberté d’oppression
Les yeux rivés vers les cieux
Ces têtes coupées n’arrêtent pas de jacter
Politicards et politichiens

Journalistes et citoyens
Dans un brouhaha sans fin
Tous tentent de nous persuader
Qu’il est important de les écouter

Perchés sur notre trône d’ordures
Ils viendront demander notre soutien
Pour qu’ils puissent continuer à jouir
De leur liberté d’oppression

Liberté d’expression
Tellement de bruit et aucune idée exprimée
Tellement de batailles et aucune victoire remportée
Oppresseurs et oppressés
Dans l’incapacité de gagner
Et sur notre trône d’ordures
Cela fait bien longtemps
Qu’on ne les écoute plus parler
Cela fait bien longtemps qu’on rit
En voyant ces têtes coupées
Qui n’arrêtent pas de jacter

Yanne Lomelle

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Solidarité, un leurre !

Hello la team no comment®. J’ai beaucoup aimé le thème du quizz de votre édition de juillet (no comment® n° 79) : « Quel genre d’ami êtes-vous ? » Mais c’est un peu ironique à Madagascar, ne trouvez-vous pas ? Est-ce que l’amitié ou la solidarité existe encore dans ce pays ? Je me pose la question depuis ces dernières années, surtout lorsqu’un jour j’ai réellement ressenti ce que c’est que d’être délaissé à Madagascar. C’était la fois où mon bébé venait de subir une intervention chirurgicale. A la sortie du bloc, les brancardiers m’ont dit qu’il n’était pas de leur ressort d’emmener mon bébé dans notre chambre au 4e étage. Je me suis senti vraiment accablé par cette attitude, mais hélas je ne pouvais rien faire. Je n’oublierai jamais ce moment où je tenais mon bébé encore dans les vapes de l’anesthésie, ma femme tenait le sérum, et ensemble nous avons grimpé les escaliers jusqu’au 4e étage. A ce moment-là je me suis dit que la société malgache n’est plus ce qu’elle était, aucun sens de l’éthique, et je suis le premier désolé de m’avouer cela.

Encore une autre preuve : pas plus tard qu’au mois de juillet, il y a eu le meurtre d’un couple de retraités qui a été torturés à mort à Itaosy pour obtenir le code de son coffre. Nous sommes trop assoiffés d’argent et de pouvoir pour faire cela à des personnes âgées ! Kidnapper, tabasser, couper une oreille, je reste sans voix face à cette violence. C’est malheureux de voir que les Malgaches n’ont plus le sens des valeurs morales prônées depuis toujours. J’ai l’impression que plus les années passent, plus notre cas s’aggrave. Mais bon, on peut toujours espérer que la situation s’améliore.

Toutefois, je suis content qu’il y ait encore des artistes, des entrepreneurs ou des associations sur lesquels vous écrivez et qui essayent tant bien que mal d’œuvrer pour l’intérêt de ce pays.

Harivel Rakotobe

Da Hopp-là !

Da Hopp est l’un de mes groupes de rap préférés ! Quand j’étais jeune, c’était ma référence hip hop malgache avec des chansons comme Masoandro, Fanantenana, Kva M’dona… des titres intemporels. Malgré la disparition de Blaz en 2014, je suis content que les membres du groupe ne se soient pas séparés. Leur retour est une vraie bouffée d’oxygène pour le monde du Haintso Haintso (Hip hop malgache) qui, il faut l’avouer, a un peu perdu de son identité. Je suis tout à fait d’accord avec Tax, il y a trop de nouvelles formations qui ne comprennent pas l’essence du rap et tombent dans des trucs commerciaux, et le matraquage ! Moi je dis, vive le rap old school et le rap magalasy !

Faniry Ravelonjatovo

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Culture avez-vous dit ?

J’ai particulièrement apprécié dans votre édition de juin (no comment n° 78) la tribune consacrée à la place de la culture dans la société malgache, ou plutôt celle qu’elle devrait avoir. C’est bien beau de vouloir rehausser la place de l’art et de la culture à Madagascar mais encore faut-il avoir la volonté de se fédérer. Certes, en 2012, à la demande de l’antenne Madagascar du Bureau international du Travail (BIT), plusieurs syndicats (un par discipline artistique) se sont créés et regroupés en une Confédération des syndicats d’artistes de Madagascar dont les actions, jusqu’à maintenant, n’ont pas été « entendus ».

Le seul moyen de se faire entendre c’est de commencer par éplucher les textes de loi. Madagascar compte un nombre important de textes règlementaires sur les arts et la culture. En 1995, la promulgation de la Loi n°94 036 portant sur la Propriété littéraire et artistique, puis dix ans plus tard, celle de la Loi n°2005 006 portant Politique culturelle nationale pour un développement socio-économique de Madagascar ont été communément saluées par la communauté artistique malgache, malgré les imperfections soulevées et les révisions demandées. Cette dernière loi, non harmonisée à ce jour et non suivie de décret d’application, mentionne, entre autres, en son article 10 la nécessité de « faire de l’action culturelle une action » et, en son article 16, la nécessité « d’améliorer les conditions de production artistique ».

En janvier 2011 a été promulgué le Décret n°2011 029 portant Statut des artistes. Un décret qui aujourd’hui encore ne fait pas consensus et n’a pas été suivi d’arrêtés d’application. En 2012, plusieurs arrêtés ministériels ont porté création de fédérations des artistes selon les disciplines (arts du spectacle, arts visuels, arts littéraires, arts musicaux) et d’une fédération des industries culturelles. Nous ne citons ici que les textes règlementaires clés dont le but est d’œuvrer à une meilleure structuration du secteur culturel dans son ensemble. Scruter ces lois à la loupe, ce n’est qu’une première étape. Reste à fédérer les « bonnes personnes » et à agir tous ensemble pour que l’art et la culture soit un moteur de développement économique durable et force de propositions afin de s’imposer dans ce pays qui commence à être oublié du monde.

Natacha Rakotobe

Tsisy kabary !

Je ne pouvais déjà pas rater une miette de no comment, mais je trouve que Tsisy Kabary (no comment n° 77) se dresse comme une révélation pour moi, avec ces jeunes comme Jenny ou Tahina qui entreprennent dans le respect, l’entraide et l’amour du prochain - surtout envers les communautés délaissées, les paysans et la population la plus vulnérable de Tana.

Wake up Madagascar qui ne cesse de nous alerter même si la plupart de nous ne s’en soucie. Ou encore Nadia qui s’est battu toute sa vie et qui a réussi là où beaucoup aurait abandonné… Et j’en passe. Le message est passé, il n’est plus temps de râler ou de critiquer les autres, surtout ceux qui ne veulent pas avancer, alors que nous-mêmes finalement somme parfaitement critiquables. Tsisy kabary ! Il est tant d’agir, de rejoindre une association ou une entreprise pour aider ceux qui veulent s’en sortir. « On est lié l’un à l’autre, tant qu’on vit en société ».

Rado Rakotomalala

Éphémère

La nuit se dévêt je vois sa nudité
Elle me dégoûte
Face à aujourd’hui libérée de mon passé
Je m’égoutte
De ces eaux qui ont lessivé ma peau d’argile
De ces brises qui ont éventées le moi fragile
L’incertain de mon avenir
L’horrible crainte de devenir
D’être devenue
Celle qui ne fallait pas
Mais qui ?
Être ou ne pas être et moi je ne suis plus
Qu’un spectre de l’impossible et de l’improbable
Fille diaphane
De vent et de flamme
Éphémère

Yanne Lomelle

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Au nom de mon père !

Je vous ai envoyé un courrier une fois, pour parler d’une merveilleuse partie de la vie mon père. C’était paru dans le numéro 55 de no comment® et vous l’aviez intitulé Sous le soleil d’Ankazobe. Mon père a été très heureux quand ça a été publié. Il avait précieusement gardé ce numéro dans sa voiture.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Mon père est décédé en février 2015.

Le temps fait ce qu’il peut, mais le vide laissé par son décès est encore énorme. J’ai remis la main sur ce fameux exemplaire de no comment® et je me suis dit, pourquoi pas envoyer quelque chose aujourd’hui ?
Je suis en fait une personne de nature nostalgique. J’ai toujours aimé les souvenirs, les miens évidemment, mais aussi ceux que les autres racontent. Mon père a beaucoup contribué à ce trait de caractère parce qu’il nous racontait passionnément ses aventures, ses folies de jeunesse, ses années à Ambatomanga. Je buvais ses paroles quand il nous parlait de son internat. Un jour, j’ai eu le privilège de faire partie de l’expédition quand il est revenu sur les lieux de son passé. C’était en 2008 ou 2009. J’étais comme une enfant, la bouche ouverte quand il s’est mis à raconter et à se remémorer des aventures dignes de Tom Sawyer, des aventures vécues avec ses amis dans ce village et sur ce petit chemin sans âge qui, selon lui, n’avait pas du tout changé.

Nous sommes entrés dans l’enceinte de son école. J’ai enfin pu mettre une image sur Ambatomanga. Il nous a montré le réfectoire, son dortoir et les différentes salles de cours. Une jeune surveillante est passée et il lui a demandé si un tel ou un tel étaient toujours là. Elle a dit non à chaque fois. Puis mon père s’est ressaisi, se rendant compte qu’il parlait de surveillants présents à une époque qui remontait à trente ou quarante ans. Nous avons pris des photos : sur l’escalier menant vers le réfectoire et devant le portail, quand on est partis. J’ai perdu toutes les photos et je ne les retrouverai certainement jamais, mais il me reste et me restera le souvenir de ce beau jour. Je me souviens encore de la joie et de la nostalgie dans les yeux de Dada. Et ce souvenir-là, la mort ne pourra jamais l’emporter. Maintenant qu’il n’est plus là, je repense à tout ça et je me dis que nous sommes pareils, en fait. Deux grands nostalgiques. Deux sentimentaux. Deux bavards. Deux rieurs. Deux amoureux de la vie. Il repose certainement en paix même s’il m’arrive encore de le pleurer. Merci.

Soahary

Jax, ce héros

On adore votre concept et la façon dont vous partagez les informations ! Concises, claires et utiles ! S’il vous plaît, n’arrêtez pas ! On vous écrit surtout pour dire combien on est plus que fier d’un jeune artiste musicien originaire de Madagascar : Jax Ravel. À ce qu’on sache, no comment® a fait un article sur lui, il y a quelques années. Nous (mon frère et moi) faisions partie de ses étudiants. Et nous avons découvert son site web ! Il s’épanouit totalement aux USA, il ne cesse de grandir musicalement et on a observé (consciemment et inconsciemment) comment il agit : il nous a tellement inspirés et il restera toujours une inspiration. C’est un vrai musicien, un multi-instrumentiste qui peut aisément jouer n’importe quelle esthétique musicale. Pour un artiste de son calibre, c’est juste une question de choix ! C’est aussi une grande personnalité, généreux, humble et pourtant très brillant et intelligent. C’est décidément un maître qui accomplit des choses et sans trop de blabla. Un peu silencieux parfois, on ne sait jamais vraiment à quoi il pense jusqu’au jour où ses exploits parlent d’eux-mêmes. On n’est pas sur Facebook, on n’a plus aucun contact avec lui depuis quelque temps mais on espère vraiment qu’il verra ce message en guise de reconnaissance et surtout pour qu’il continue à être une puissante inspiration pour son entourage, ses amis, ses compatriotes et le monde entier ! Jax Ravel, on vous aime et on vous embrasse fort ! Je crois me souvenir que nous avons la même date d’anniversaire, je suis juste sa cadette de trois années. Merci no comment® !

Stéphanie et Luc Deborah, Suisse

Erratum

Une coquille s'est glissée dans le no comment® n° 76. Il fallait lire à la page 90, "Red Island Riders". Nos excuses aux concernés.

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Chronique d’une croqueuse

J’ai eu l’occasion, sinon l’honneur de regarder ce spectacle Chronique d’une croqueuse lors de son passage à Madagascar. Au départ, je ne me sentais pas vraiment à l’aise, non pas à cause du sujet, mais à cause de la forme. Les spectacles à Madagascar ne sont pas aussi « osés » ; de plus, il est joué par une femme. Chez nous, le sexe et tout ce qui s’y rapporte, peu importe la façon de l’aborder, reste tabou. Et pourtant, je me suis laissé tenter par le show ! Les envies, les plaisirs, les fantasmes, l’intimité de la femme, Marisoa Ramonja a su les exploiter d’une façon remarquable, drôle, décomplexée.

Et moi-même, après ce spectacle, je me suis sentie plus libre !

Mihanta R., Androhibe

Red Islands Bikers

Excellent ce club d’Harley Davidson ! Passionné depuis une quinzaine d’années, je ne pensais pas qu’il y aurait des amateurs d’Harley chez nous. Je connaissais plutôt les clubs de motos et de scooters ! Quand j’en ai l’occasion, surtout le week-end, je fais un petit tour sur ma Buell ! Un vrai plaisir ! Comme je ne suis pas encore sur Tanà, je suis bien curieux de découvrir ce club et partager cette passion !

Tiavina, Ankadimbahoaka

Wrong connection !

C’est vraiment de la bombe ! J’ai été bluffée par le travail des réalisateurs, le jeu des acteurs, les effets spéciaux ! J’étais plié de rire pendant toute la projection, il faut dire que ça change des autres productions malgaches qui traitent des drames sociaux ou des problèmes économiques. Je trouve intéressant d’exploiter des choses différentes dans le cinéma malgache, j’espère que les autres réalisateurs proposeront des idées aussi originales et loufoques !

Natacha Rabenjamina

Erratum

Tena azafady à La Cattleya. La préparation ne correspondait pas à la liste des ingrédients du Mer de Chine, le cocktail du mois dernier. Il s’agissait de mélanger le sucre, le citron et les alcools dans un shaker, et en dernier lieu d’ajouter un trait de sirop dans le verre. Preuve que l’abus d’alcool…

C’est vous qui le dites

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« Maux d’elles »

Salut l’équipe no comment®. Plutôt que de sauter des pages et d’arriver hâtivement sur la rubrique « cahiers de nuit », comme bon nombre de mes amis le font, moi j’adore vos articles toujours aussi passionnants à lire. Je voudrais réagir un peu sur « Maux d’elles », le papier sur le film court de Firoza Zahir Houssen qui a été en compétition aux 11e Rencontres du film court. Je l’ai vu le mois dernier lors du festival et j’aimerais savoir ce qui a inspiré la base de son scénario, estce du vécu ? Le rapport qualité son et image était impeccable mais je n’ai pas très bien compris l'histoire. Il y avait pas mal d’émotions, de cris, de larmes. Que voulait partager la réalisatrice à travers ce film court ? En tout cas, toutes mes félicitations pour la réalisatrice et un énorme chapeau aux femmes

malgaches qui veulent se lancer dans le secteur cinématographique, un domaine qui d’ailleurs m’a toujours fascinée depuis ma tendre enfance.

Suzy Anna Rakotobe

Merci pour votre courrier, nous vous invitons pour réponse à votre question à contacter la réalisatrice dont vous trouverez les coordonnées via www.nocomment.mg

Flo

J’ai beaucoup apprécié les tableaux de l’artiste peintre Flo dans le no comment® magazine d'avril. Elle utilise des supports atypiques qui mettent en valeur son travail. Je trouve remarquables ces artistes qui arrivent à détourner certains objets de leur utilité première. Je voudrais savoir si elle prépare une exposition prochainement ou sinon, où est-ce que je pourrais découvrir ses autres oeuvres ? Merci !

Liliane, Alasora

Merci Liliane de nous suivre à chaque numéro. L’artiste peintre Flo expose de façon permanente au Suzy’s Corner à Ivandry et chez Sables à Andranomena.