Ils font bouger les lignes
29 juin 2018 - In & Out commentaires   //   101 Views   //   N°: 101

Alexandra Rasolomampiandra
Elle nous passe un savon !

Alexandra Rasolomampiandra est une mère de famille passionnée par le DIY (Do It Yourself) et les cosmétiques naturels. En février dernier, elle a décidé de combiner ces deux passions en créant Karaa Naturals, sa propre entreprise de fabrication de savons artisanaux saponifiés à froid. Dans son atelier basé à Ambalavao (Fianarantsoa), elle laisse libre court à sa créativité pour créer des savons naturels et uniques à partir de recettes qu’elle élabore elle-même. Par exemple, la jeune femme n’hésite pas mélanger le lait de chèvre au miel et à l’avoine, ou encore la bière au patchouli et au romarin pour obtenir des savons naturels qui renforcent le film hydrolipidique de la peau. À travers ses produits, elle veut faire connaitre les bienfaits des savons saponifiés à froid et redorer le blason des savons malgaches.

« Contrairement aux savons industriels, les savons saponifiés à froid contiennent de la glycérine, ce qui les rend sur-gras et hydratants ». À elle seule, Alexandra arrive à produire 250 savons par mois. À long terme, elle envisage de lancer des accessoires destinés aux savons, notamment des pochettes et des porte-savons. Et qui sait, peut-être créer une nouvelle gamme de cosmétiques naturels ?

Sébastien Schipman
Une cuisine des îles cinq-étoiles

Le 17 février dernier, l’hôtel Carlton Madagascar à Anosy a accueilli un nouveau chef exécutif en la personne de Sébastien Schipman. Après avoir travaillé durant six ans dans les hôtels les plus prestigieux d’Afrique, notamment le Sheraton à Djibouti, il a décidé de mettre le cap sur Madagascar. Pour Sébastien Schipman qui a fait de la cuisine des îles sa spécialité, la Grande Ile est une véritable mine d’or. « Je cherche à travailler à Madagascar depuis longtemps car c’est un très beau pays. Ici, tous les produits poussent, contrairement à certains pays comme la Centrafrique ou Djibouti. Je n’ai aucun mal à me fournir. De plus, j’aime mettre les produits malgaches en avant dans mes plats, que ce soit les fruits, les légumes ou encore les poissons. » Actuellement, le chef se charge des restaurants gastronomiques L’Oasis, Le Bistrot, La Terrasse et L’Ile Rouge,

autrefois connu sous le nom de Café Charly, au sein du Carlton Madagascar. Pour marquer son arrivée, Sébastien Schipman a renouvelé la carte du cinq-étoiles en mai dernier, en mettant toujours à l’honneur la cuisine des îles.

Olivia Rakotondrasoa
Le moringa bon pour le business

Olivia Rakotondrasoa été sélectionnée pour représenter le pays lors du Future Agro Challenge en avril en Turquie. Sa start-up Moringala sis à Antsiranana depuis un an, œuvre à la transformation du moringa (ananambo) en savon, huile de massage et thé infusion. « Beaucoup utilisent le moringa comme un complément alimentaire alors qu’on peut le décliner en bien d’autres produits. Son huile, par exemple, protège du rhumatisme grâce à sa richesse en oméga 3 et antioxydants », explique-t-elle. Elle regrette que l’accès au financement soit si difficile pour les agripreneurs. Olivia Rakotondrasoa a dû s’afficher à de nombreux concours pour se faire remarquer des bailleurs potentiels, notamment au concours organisé par la fondation Tony Elumelu au Nigéria en mars 2017, où elle a figuré parmi les 000 sélectionnés.

Elle a ainsi bénéficié d’une formation et d’un financement de 16 millions d’ariary (5 000 dollars). Ses produits sortiront sur le marché ce mois de juin.

Alessandro Berti
L’Ihorombe, grenier agricole

Dans l’agro-business depuis 2011, Tozzi Green Madagascar exploite près de 4 000 hectares de terrain dans l’Ihorombe. « Cette région peut constituer à elle seule un grenier agricole pouvant contribuer à l’autosuffisance du pays. D’ailleurs, l’agriculture alimentaire est idéale pour travailler le sol et restaurer le potentiel fertile des terres arides du Sud », affirme Alessandro Berti, le directeur général. Son objectif ? Produire localement des denrées alimentaires comme le maïs, le soja, le pois bambara ou le pois black elles, à grande échelle et destinées exclusivement au marché local.

En parallèle, au vu du faible taux d’électrification rurale qui n’est que de 6,1 %, l’entreprise œuvre dans la production d’énergies renouvelables. Cela permet un accès à l’électricité même aux zones les plus enclavées. « Nous avons deux centrales hydroélectriques opérationnelles à Sahanivotry qui produit 15 mégawatts, à Maroantsetra qui produit 1,2 mégawatt et bientôt à Mahitsy. » Tozzi Green crée aujourd’hui plus de 1 000 emplois en haute saison et près de 500 en basse saison.

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