Ils font bouger les lignes
19 décembre 2016 - In & Out commentaires   //   2489 Views   //   N°: 83

Fanjava : Crowdfunding diasporique

Inciter les Malgaches installés partout dans le monde à contribuer à l’économie du pays, voilà ce qu’est le « crowdfunding diasporique ». Un concept développé par Miandra et Jean-Charles Ravony, les frères et fondateurs de fanjava.com. « Nous mûrissons le projet depuis quasiment deux ans. On est passés par une phase de questionnement sur le soutien à l’entrepreneuriat à Madagascar

et le rôle que pourrait jouer la diaspora malgache dans le financement de notre économie », explique Miandra Ravony, CEO (Chief Executif Officer) de IdeaChemy, le socle sur lequel repose Fanjava, basé au Mans, en France. Leur but est d’aller au-delà du simple transfert d’argent, ils veulent surtout contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs dynamiques et innovants. Pour cela, ils ont mis en place une plateforme sécurisée et une déclinaison en application mobile de fanjava.com. Le dispositif est immatriculé en France et utilise les mêmes standards que les autres plateformes de crowdfunding déjà présentes, mais avec une offre adaptée au marché malgache. Le financement participatif, les Malgaches connaissent bien, notamment à travers les cotisations et les « plus-plus ». L’idée de Fanjava est de dépasser le cadre des intimes et de la famille pour aller vers un outil ouvert à tous.

Contact
Fanjava : get@fanjava.com

Solofo Tinah : « Un site participatif pour dénoncer »

Pour Solofo Tinah, premier responsable du portail participatif Board : « Un citoyen informé à temps et mieux informé est moins en danger que celui qui ne l’est pas. ». Avec l’équipe de Niouz composée de développeurs web, de journalistes et de photographes, il a mis en place un site web permettant aux citoyens de dénoncer de façon anonyme les problèmes liés à l’insécurité, la violence envers les femmes et les enfants, le service et la consommation, les ressources énergétiques et la circulation. Lancé officiellement le 3 octobre, il s’agit d’une initiative citoyenne qui a pour but de permettre à chaque citoyen de donner l’alerte sur un cas vécu ou entendu autour de lui. Pour aboutir à une action concrète, « chacun est invité à informer la communauté pour que cette dernière puisse anticiper et s’auto-organiser et même appuyer les autorités compétentes ».

Contact
Solofo Tinah : board.mg sur facebook

Sahaza Marline : « On va décoder »

« Ne pas savoir coder sera l’illettrisme de demain. » C’est en ces termes que Sahaza Marline aborde le programme CoderBus. Lancé depuis octobre 2015, il a pour objectif d’apprendre le coding (programmation) aux jeunes de 7 à 17 ans, gratuitement et à bord d’un bus équipé d’ordinateurs et de connexion Internet. « Le CoderBus est une suite logique du mouvement CoderDojo lancé par l’ONG Habaka. Ces centres d’apprentissage de coding existent à Madagascar depuis maintenant deux ans, mais pour toucher plus d’enfants, nous avons créé ce CoderBus qui fait le tour des quartiers. » Il a déjà visité les quartiers d’Antsahabe, Ambohijanahary, Andohatapenaka, Ivato , Tsimbazaza et sera bientôt dans les provinces. À chaque session, près de 200 enfants s’inscrivent mais seuls 40 sont tirés au sort pour suivre le programme.

« En tout, près de 400 enfants ont reçu leur certificat. Ces chiffres montrent que les enfants sont très intéressés par le numérique. Les uns veulent être de bons programmeurs, d’autres veulent créer leur start-up. Et même si la plupart n’ont jamais touché à un ordinateur, au bout de six séances, ils sont capables de concevoir une petite animation ou un petit jeu vidéo. » Afin que Madagascar ne soit pas en retard par rapport à ce phénomène d’envergure mondiale, les bénévoles du CoderBus souhaitent que l’apprentissage du code soit intégré dans le programme d’éducation nationale.

Eshan Dahoo : « Destination Asie »

Se rapprocher de l’objectif des un million de touristes en 2020 et développer les opportunités d’affaires pour Madagascar, c’est le leitmotiv qui anime Rogers Aviation, présent à Madagascar depuis 24 ans. Le groupe a ajouté en octobre dernier Air Asia à la liste des compagnies aériennes qu’il représente déjà, à savoir Kenya Airways, South African Airways, South African Airlink et Air Seychelles.

« Nous sommes convaincus que plus les compagnies sont nombreuses, plus le tourisme à Madagascar aura ses chances de s’épanouir. D’ailleurs, cette initiative répond à la demande de nos clients qui sont composés d’un côté des touristes souhaitant découvrir Madagascar et de l’autre, de commerçants malgaches qui voyagent souvent en Chine », confie Eshan Dahoo, directeur général de Rogers Aviation. Air Asia est une compagnie low cost basée en Malaisie et disposant de 400 avions en commande et de 196 en opération pour 132 destinations. « C’est un mode tarifaire qui permettra aux voyageurs de ne payer que les services qu’il désirent avoir à bord. Cela rend, en effet, le voyage moins cher. » Pour l’instant, Air Asia est présent sur Madagascar pour desservir l’île Maurice à Kuala Lumpur en Malaisie avec une fréquence de trois vols par semaine, mais la compagnie lancera des vols directs de Madagascar en janvier 2017. En parallèle, Rogers Aviation a ouvert Bluesky, son agence de voyage à Antsahavola.

Pages réalisées par #PriscaRananjarison et #DinaRamaromandray

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