Sœurs 2 roues : Des talons aux pistons
26 octobre 2025 // Loisirs & J’ai essayé // 7392 vues // Nc : 189

Brigitte Bardot avait chanté le tube « Harley Davidson » dans les années 60. Six décennies plus tard, l’amour des femmes pour les motos ne semble pas avoir disparu. Le collectif « Sœurs 2 roues » en est la preuve. Ce groupe, qui compte actuellement une quarantaine de membres, rassemble des amatrices de deux-roues, comme son nom l’indique déjà. Ça roule, les filles ?

« Nous sommes des sœurs… pas de sang mais de moto. Et c’est très fort et sacré », lance Santatriniaina Tovondrainy, fondatrice du collectif Sœurs 2 roues. Créée en 2020, cette association unit en son sein des filles et femmes qui aiment tenir les guidons, tirer sur l’accélérateur et surtout sillonner les rues de la capitale et les routes nationales à cheval sur ces bolides. « L’idée de créer ce groupe est l’entraide et surtout la maîtrise de ces engins et tout ce qui les concerne, où que nous soyons », explique la fondatrice. À noter que les membres n’aiment pas seulement conduire, mais sont également de grandes amatrices de mécanique. « C’est au centre même de nos activités », précise Santatriniaina. De véritables mecano-girls unies au sein d’une même passion.

Cette année, Sœurs 2 roues fête ses cinq ans d’existence. C’est un pari réussi pour Santatriniaina Tovondrainy qui s’était mise au défi de rassembler et de garder des femmes unies dans une communauté. Elle-même passionnée de moto, elle a fait appel à ses semblables de la capitale. « Pour que l’association dure, il a fallu rajouter des activités », fait-elle savoir. Elle y a donc ajouté des actions sociales, en aide aux orphelins. Pour célébrer l’année, l’association a décidé, en août, de faire une sortie en moto à Ampefy : des rires, des activités et une ambiance entre filles toujours présents. Les festivités se poursuivront en petit comité au mois de novembre, dans la capitale.

Sœurs 2 roues vise aussi à casser les stéréotypes, comme quoi la mécanique est une activité virile, et qu’une association de femmes – autour d’une telle thématique – ne pourrait jamais perdurer. « C’est vrai que gérer un groupe de femmes a été un grand défi, mais nous avons établi une entente selon laquelle l’association reste un endroit où chacune ressort avec le sourire… et des connaissances en plus », signale la motarde. Santatriniaina Tovondrainy relève un nouveau défi, en 2026 : doter chaque membre d’un permis et d'une formation sur le code, car tant qu’à être rapide, il est toujours mieux de connaître les règles… de conduite !

Rova Andriantsileferintsoa

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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