Kristina Rakotobe : Sacrée championne !
22 avril 2023 // Loisirs & J’ai essayé // 6957 vues // Nc : 159

Membre de la sélection nationale féminine des moins de 18 ans avec son club MB2ALL à Madagascar, Kristina Rakotobe fait désormais partie des premiers joueurs malgaches à suivre un cursus sport-étude à Virginia Academy (Etats-Unis). Concilier études et basket, un rêve pour la jeune sportive.

Kristina Rakotobe

Avec son club national, Kristina Rakotobe ont gagné plusieurs tournois notamment le Championnat de Madagascar U14 en 2019, la 3ème place U16 en 2021 et Vice-Championne U18 en 2022. « J’ai ensuite été appelée pour ma première sélection en Equipe nationale malagasy afin de représenter mon pays lors de l’Afrobasket 2022 à Antsirabe où j’ai fini une des meilleures joueuses de l’équipe avec une moyenne de 13.8 points par match et 6.8 rebonds. » C’est ensuite qu’elle a été repérée par un joueur africain professionnel venant d’Europe. « En fait, j’étais censée jouer à Los Angeles mais nous avons eu beaucoup de problèmes qui m’ont empêché d’aller là-bas, pas de bourse,pas de maison, pas d’école…. Nous sommes ensuite venus ici en Virginie où j’ai mon coach, Walter Hamilton, qui a tout fait pour que je puisse m’épanouir pleinement à Virginia Academy. »
En plus d’être la meilleure élève de sa promotion pendant ce trimestre, la jeune basketteuse redouble d’efforts pour suivre les entraînements différents de ce qui se passent à Madagascar.


« Le sport et les études sont deux choses qui se complètent. Ici, l’école fait en sorte d’aider les athlètes. Je dirais que le basket ici estplus physique, tactique, les joueurs sont agressifs et talentueux. Alors qu’à Madagascar, nous avons adopté un basket dans le style « européen » où nous jouant plus collectivement, alors qu’ici ils sont très solos. Je pense que le moment le plus difficile pour moi a été l’adaptation car le style de jeu, la manière de penser tout est différent. Il est donc important de s’entraîner duret d’être constante. »

Chez Kristina, le sport est une passion familiale. Elle a d’abord commencé par le tennis, hérité de son père, et devient même Championne de Madagascar en U12 avant de changer de sport en 2019. La passion pour le basket vientplutôt de son frère, Hasina, qui a toujours été son modèle et son inspiration. A Virginia Academy, elle joue pour son école durant la saison régulière. « Personnellement, je trouve que l’école ici est plus simple parce que nous ne sommes pas beaucoup dans la classe et les professeurs sont à l’écoute et réactifs. Nous nous entraînons tous les jours aprèsl’école de 15:30 à 17:00. Lorsque nous sommes en pleine saison, nos entraînements sont plus tactiques alors qu’en préparation, les entrainements sont plus tactiques et physiques. Nous venons de gagner le State Championship en division 2. »

Cette année, elle prévoit de terminer sa scolarité et sa saison dans le but de pouvoir être sélectionner par les coaches et jouer en division 1 à l’Université. « Lorsque je serais plus stable ici, j’aimerais pouvoir continuer à repré- senter Madagascar lors decompétitions internationales. Mais ma plus grande bataille sera toujours d’aider les enfants, les filles, les femmes à reconnaître leurs potentiels et à quel point nous sommes fortes.Que nous pouvons accomplir de grandes choses si nous y mettons les efforts nécessaires. »

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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