Chuttt... écoutez ceci
25 janvier 2025 // 5753 vues 

Une adepte de lecture je suis
Un être qui déborde d'imagination, de faim de fiction et tout ce qui s'en suit
Une fille qui vit plusieurs vies,
De la réalité s'enfuit
De la normalité déville,
De sens sans limite a envie

La tête voyageant à travers les mots et les phrases
Pour un voyage qu'engagent les pages
Qui appelent dans ma tête des images
Me donnant des ailes, des rameaux ou des nageoires
Me donnant plus en plus d'espoir,
La possibilité de voir l'invisible
Et de concevoir l'irréel,
Un pouvoir indestructible.

J'aime les livres érotiques
Ces mots crus qui dans le réel provoquent des moqueries
Quand la sincérité se retrouve meurtrie
Mais qui dans des phrases rappellent un plaisir charnel
Appellent des images sensuelles
Emmènent voir d'autres mondes en passant par des phases sensationnelles

De la fiction
Qui fixe les fissures de l'être en soit
Qui rappelle qu'on est humain et divin à la fois
Que la foi en nous fasse feu, il suffit de la voir
Ces fantasmes,
Aussi irréelles semblent-elles
Vivent en nous et nous font vivre
Tel
Est le pouvoir
De ces livres

Mitsinjo / Poétesse - Slameuse

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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