R I O « Je veux qu’on voit le gaming comme un vrai travail »
25 octobre 2023 // Loisirs & J’ai essayé // 5415 vues // Nc : 165

Streamer depuis 2018, Kevin Rakoto Rasamoelijaona, du nom d’emprunt R I O diffuse des vidéos de tutos sur ses réseaux sociaux. À plus de 27.000 abonnés, ce passionné de jeux vidéo décide de s’en inspirer pour créer du travail. Fait qu’il lance, cette année, à travers une ligue virtuelle qui en fera plus qu’un divertissement.

Pour le plaisir, pour les streams, ou pour le travail, jouer est devenu plus qu’un loisir. R I O est streamer depuis plus de quatre ans. Parti d’une vidéo tuto sur le jeu PUBG (un jeu de tir en battle royale qui oppose 100 joueurs les uns contre les autres jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un, N.D.L.R.) R I O a gagné en notoriété auprès de la communauté de gamers. Il a créé sa page en 2019, après une vidéo sur les ajustements possibles dans le jeu mobile. Son but ultime et l’essence de cette initiative, restent le partage avec les joueurs malgaches. Malgré son titre de champion d’Analamanga en NBA en 2016, R I O entretient une connexion avec le grand public malgache. « Je n’entre pas dans tout ce qui est compétition, car l’idée derrière la page est surtout de partager avec les autres membres de la communauté ». Mais la limite n’est pas tant dans le divertissement, R I O a trouvé le moyen de rentabiliser ses moments à l’écran.

Depuis près de deux mois, il a décidé de fonder une ligue virtuelle de basketball, la 2RK ligue sur la NBA 2024 à travers sa société : la RIO Corporation. Le concept, simple, mais innovateur, permet d’apporter de la valeur aux moments à la manette : il suffit d’acheter une équipe NBA et de revendre un joueur ou l’équipe aux autres joueurs. R I O explique : « C’est comme dans la vraie vie, où une équipe décide de prendre un joueur, et de payer la somme qu’il faut. La différence, ici, est que c’est virtuel. » Actuel président de la 2RK ligue sur la NBA, il en promeut les activités par une communication infaillible sur sa page. « L’idée derrière la création de cette ligue virtuelle est en partie de créer des emplois relatifs aux jeux vidéo : du graphiste, aux joueurs entre eux, chacun peut transformer ces temps de jeux en une valeur monétaire. » Pendant trois mois, l’équipe de RIO Corporation, dirigé par R I O lui-même, organisera des tournois, pour en avoir des champions, mais aussi un investissement des joueurs dans leurs basketteurs, le tout dans un réalisme proche du virtuel. Le prochain défi de l’équipe, pour la suite, sera de créer une ligue virtuelle sur le football.

Là où le réalisme touche, c’est dans la valeur du streaming à Madagascar. R I O rregrette un marché du travail peu propice à la passion. « Pour lancer mon projet, j’ai dû essuyer plusieurs refus de la part des partenaires, et cela m’a marqué. C’est la raison pour laquelle je ne veux plus vraiment dépendre de cela, et utiliser mes propres moyens pour faire marcher la ligue. » Du divertissement au travail, R I O est un nom reconnu, surtout pour sa volonté de venir en aide aux jeunes passionnés motivés. « La société RIO Corporation s’est proposée pour être le partenaire de Yondaime – Andry – top un du jeu Tekken à Madagascar, pour lui donner les moyens et le pousser à évoluer. » Dans ses actions, R I O veut ouvrir les portes du divertissement virtuel, pour ne pas voir les jeunes joueurs prometteurs ranger leur manette et oublier cette passion. « Je travaille énormément pour que d’ici deux ans au maximum, les gens voient le gaming comme un vrai travail. » R I O veut prouver par son engagement qu’il est possible de créer de la valeur en trouvant un concept différent, sans pour autant prier sur les modèles étrangers, mais en voulant porter haut le nom du pays.

Propos recueillis par  Rova Andriantsileferintsoa

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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