Naty Kaly : Embellir la rue
3 juillet 2021 // Arts Plastiques // 5427 vues // Nc : 138

Peintre et graffeur, Naty Kaly baigne dans le milieu de l’art urbain depuis une vingtaine d’années. Il a d’abord débuté dans les mouvements hip hop, rap, break dance et le graffiti. De passion le graffiti est devenu son métier. Il a ainsi développé son style et s’est fait un nom dans le domaine. « La peinture permet de s’exprimer comme toutes les autres formes d’art. Elle renvoie à différentes émotions. Je m’inspire tout simplement de la vie quotidienne. » Que ce soit sur une toile ou sur un mur, ses œuvres sont tellement réalistes qu’elles font penser à des photographies. Il met en valeur les expressions de ses personnages, le regard, les traits du visage, les couleurs…

De sa passion pour la peinture est née une philosophie, un mode de vie baptisée Taninjanaka, terre des enfants, en opposition à Tanindrazana, terre des ancêtres. « Il est important de connaître le passé et tout aussi important de savoir ce que nous allons léguer à nos enfants. » Ses œuvres sont toujours porteurs de messages forts qui interpellent ou questionnent. « Devant une peinture, chacun peut avoir sa propre interprétation. Par exemple, en regardant le dessin d’un caméléon, une personne peut retrouver la beauté et la richesse naturelle de notre pays et se dire qu’au final, il est important de ne pas détruire l’environnement. »

Pour donner plus de valeur au street art, il a créé avec d’autres artistes peintres, notamment Riana et Rado, le projet Rangotra (Griffe). C’est un projet artistique, social et engagé qui a pour objectif d’embellir les villes à travers l’art urbain. « Nous avons commencé par les murs qui se trouvent dans la Cité d’Ampefiloha, parce que nous sommes des habitants du quartier, mais aussi dans le quartier d’Ankorondrano. Notre objectif est de contribuer à l’embellissement des villes, de recouvrir les murs sales ou défraîchis par des œuvres d’art, de sensibiliser et d’éduquer la population. »

Projet Rangotra
Tano
90 x 70 cm
Manala
90 x 70 cm


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

Lire

24 décembre 2025

Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

À Madagascar, la troisième édition d'Antson'ny tontolo miaina transforme la matière végétale en poésie visuelle et sculpturale. De la Flow Gallery à I...

Edito
no comment - Bonne… continuation

Lire le magazine

Bonne… continuation

Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

No comment Tv

Making of shooting mode – Décembre 2025 – NC 191

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition décembre 2025 - NC 191
Prise de vue : Ambatobe Résidence 
Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir