Fad « Je laisse souvent ma féminité s'exprimer dans mes œuvres »
5 septembre 2023 // Arts Plastiques // 5662 vues // Nc : 164

Tsimavavandy Fadel Morcid, plus connu sous son nom d’artiste, Fad ou Fadmadart a réalisé la couverture du no comment® magazine de ce mois de septembre. Originaire d’Antsiranana, ce jeune artiste peintre et street artist explore différentes techniques et styles pour, à chaque fois, retrouver un équilibre dans ses œuvres.

Un artiste en quête d’équilibre ?
En effet, ce qui m’importe le plus, c’est la recherche de l’équilibre.
En fait, je laisse souvent ma féminité s'exprimer à travers mes œuvres. Je peins ses origines, sa joie et ses peines, sa beauté et ses gênes, sa spiritualité dans ce monde rationnel.
Mais féminin ou masculin, on a le choix de nourrir l'une et de tuer l'autre.
De mon côté, je préfère l'harmonie et l'équilibre en laissant les deux s'exprimer. Mes sujets, ma démarche, et mes coups de pinceaux relèvent du désir de me renouveler.
Autodidacte, je travaille par instinct et improvisation.
Ma peinture et mon style évoluent avec les années et je me laisse guider par de nouvelles techniques que j'explore continuellement.

D’où ce basculement vers la couleur ?
Mes œuvres sont passées du noir et blanc à la couleur pour mes envies d'explorations, d’un voyage en dehors de ma zone de confort.

Sinon, j’ai choisi d’être street artiste, car premièrement, je suis fan de la culture Hip-Hop, de deuxièmement, il y a des œuvres qui méritent d’embellir la ville par rapport à l’idée qu’elles renferment. Mais aussi pour que le public puisse profiter lui aussi de mon travail.

Quelques mots sur tes débuts dans la peinture ?  
Après mon bac technique, j’ai suivi des études dans le domaine de l'hôtellerie et la restauration. Ensuite, j’ai travaillé pendant deux ans dans la restauration avant de tout laisser tomber devenir artiste plasticien, mon rêve depuis toujours. Issu d’une famille prolétaire, je n'ai pas eu la chance de suivre des études en peinture,  et l’absence d’école  m'a poussé à faire des recherches par moi-même. J’organisais des soirées de dessin entre potes de chaque week-end de 21 h à 3 heures du matin par-ci par-là chez des amis pendant un an. Je lisais des livres et je regardais des vidéos en ligne surtout des conseils des artistes professionnels, car à l’époque, je n’en connaissais aucun, je n’avais juste que mes amis, amateurs  comme moi. Mais ça ne m’a pas empêché de faire mes choix, celui de m’exprimer autrement à travers la peinture, l'illustration et tout ce qui concerne le dessin. Pour moi, c’est un moyen d'exprimer librement mes ressentis les plus profonds. En décembre 2020, après avoir été invité à faire une petite exposition collective à l'ouverture de l'association LOKO, j'ai pris une décision officielle : faire de ma passion, mon métier. En 2021, l’Alliance Française d’Antsiranana m'a invité pour une exposition collective, pour réaliser des fresques pendant la semaine de Festival Stritarty. En 2022, j’ai fait quatre expos toujours sur Diego-Suarez, et trois d’entre eux ont été organisé par 1900 Urban Space (dont deux collectives et une individuelle) et la dernière a été organisée par l’association Loko.

Les projets ?
Actuellement, je compte réaliser des expositions sur Tana, réaliser des spectacles avec des artistes de différentes disciplines. Je voudrais également avoir mon atelier sur Tana avec des associations dont je fais partie, partager gratuitement les expériences que j’ai acquises à des enfants qui n’ont pas forcément les moyens d’apprendre, mais qui aiment l'art autant que moi. J’espère trouver des partenaires, des sponsors pour le côté street art pour que je puisse réaliser beaucoup plus de choses qui seront bénéfiques pour le grand public.

RENAISSANCE
SOUFFLE DE VIE
SERENDIPITY
CHAMANISME
PRIMAL

RENAISSANCE
« Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance. » (Violette Lebon)

CHAMANISME
Je suis l'ultime passeur des frontières. La relation entre l'homme et le peut être idéalisée dans la symbiose entre l'homme et la nature, et une nouvelle vision de la croyance en un esprit, une force vitale, qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, qui suggère l'égalité spirituelle des humains et de la nature.

PRIMAL
L'art commence par une « Tabula Rasa »

SOUFFLE DE VIE
La présence d'espoir

SERENDIPITY

Toutes les choses sont prêtes si nos esprits le sont. La sérendipité est l'art ou la capacité de faire une découverte fortuite de résultat que l'on ne cherchait pas. La sérendipité ne se limite pas à une découverte accidentelle due au hasard.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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