Jimmy Ranitratsilo : Jeune prêt à œuvrer pour l’Afrique
18 octobre 2023 // In & Out // 2963 vues // Nc : 165

« Un jeune qui se rend compte qu’il a des devoirs envers l’Afrique, et qui peut bénéficier des opportunités que le continent offre : les bourses, les stages, le réseautage, le dialogue intergénérationnel et les offres d’emploi », voilà comment Jimmy Raniratsilo définit un panafricaniste, un profil qu’il incarne à merveille et introduit à Madagascar à travers la création de la Ligue des Panafricanistes cette année. En effet, la charte de cette ligue prévoit large pour les jeunes qui s’identifient à cette idéologie. « Nous sommes en relation avec plusieurs organisations en Afrique. Nous organisons des activités comme le réseautage international, ce sont des séances de partage et de formation par vidéoconférence qui permettent aux jeunes malgaches d’apprendre à partir des expériences des jeunes leaders en Afrique, et vice versa. »

Ainsi, les membres bénéficient aussi d’une éducation à l’éveil politique panafricaine et d’une formation en leadership. « Nous avons un projet de bibliothèque panafricaine, ce sont des livres sur des personnalités comme Nelson Mandela ou Paul Kagame, nous débattons sur les points forts et les failles de leur leadership, et ce, pour créer notre propre style de leadership. » À force, les membres seront aussi prolifiques que le fondateur de la Ligue : cette même année, il est le lauréat du Young African Leaders Awards, et tout récemment, ses qualités de mentor ont été récompensées lors du concours panafricain de robotique, à l’issue duquel les étudiants de Robotiako (Madagascar) ont fini à la sixième place sur 44 participants. Il prépare une séance d’information pour les nouveaux membres, qui devrait avoir lieu plus tard cette année. « Si quelqu’un veut rejoindre la Ligue des Panafricanistes, le seul critère est qu’il doit être un jeune qui est prêt à œuvrer en Afrique, il faut avoir l’Afrique dans son cœur et être prêt à interagir avec des jeunes de tout le continent, et bien sûr, il faut vouloir développer son savoir-faire. »

Propos recueillis par  Mpihary Razafindrabezandrina
Contact : +261 34 07 770 67

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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