Jimmy Ranitratsilo : Jeune prêt à œuvrer pour l’Afrique
18 octobre 2023 // In & Out // 3255 vues // Nc : 165

« Un jeune qui se rend compte qu’il a des devoirs envers l’Afrique, et qui peut bénéficier des opportunités que le continent offre : les bourses, les stages, le réseautage, le dialogue intergénérationnel et les offres d’emploi », voilà comment Jimmy Raniratsilo définit un panafricaniste, un profil qu’il incarne à merveille et introduit à Madagascar à travers la création de la Ligue des Panafricanistes cette année. En effet, la charte de cette ligue prévoit large pour les jeunes qui s’identifient à cette idéologie. « Nous sommes en relation avec plusieurs organisations en Afrique. Nous organisons des activités comme le réseautage international, ce sont des séances de partage et de formation par vidéoconférence qui permettent aux jeunes malgaches d’apprendre à partir des expériences des jeunes leaders en Afrique, et vice versa. »

Ainsi, les membres bénéficient aussi d’une éducation à l’éveil politique panafricaine et d’une formation en leadership. « Nous avons un projet de bibliothèque panafricaine, ce sont des livres sur des personnalités comme Nelson Mandela ou Paul Kagame, nous débattons sur les points forts et les failles de leur leadership, et ce, pour créer notre propre style de leadership. » À force, les membres seront aussi prolifiques que le fondateur de la Ligue : cette même année, il est le lauréat du Young African Leaders Awards, et tout récemment, ses qualités de mentor ont été récompensées lors du concours panafricain de robotique, à l’issue duquel les étudiants de Robotiako (Madagascar) ont fini à la sixième place sur 44 participants. Il prépare une séance d’information pour les nouveaux membres, qui devrait avoir lieu plus tard cette année. « Si quelqu’un veut rejoindre la Ligue des Panafricanistes, le seul critère est qu’il doit être un jeune qui est prêt à œuvrer en Afrique, il faut avoir l’Afrique dans son cœur et être prêt à interagir avec des jeunes de tout le continent, et bien sûr, il faut vouloir développer son savoir-faire. »

Propos recueillis par  Mpihary Razafindrabezandrina
Contact : +261 34 07 770 67

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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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