BrA.I : Le premier dispositif de transcription en braille africain est made in Madagascar
2 février 2025 // In & Out // 4808 vues // Nc : 181

Pour la première fois en Afrique, les personnes qui vivent avec un handicap visuel pourront lire des textes pas encore traduits en braille. Le premier dispositif (BrA.I) qui traduit instantanément des textes tirés de livres numériques ou physiques est le fruit du travail de trois jeunes Malgaches. Andriantefiarinesy Andréa Valéria, avec qui nous avons discuté, est le designer graphique et chef du projet BrA.I. Elle supervise la direction créative et la gestion globale du projet. Ratsimbazafy Narinera Mickaël, le développeur fullstack, est responsable du développement logiciel et de la mise en place des fonctionnalités techniques. Pierre Dominickaël Safidy Harilandry Mario, ingénieur électrique et mécatronique, apporte son expertise dans la conception des systèmes physiques et mécaniques du dispositif.

Le projet a vu le jour grâce à leur participation au POESAM, ou Prix Orange de l'Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient, une initiative qui vise à encourager les projets innovants ayant un impact social ou environnemental.

« Pour BrA.I, participer au POESAM en 2024 a été une expérience marquante. Notre dispositif, qui traduit instantanément les textes en braille, a remporté deux distinctions au niveau national : le Prix Féminin et le 2ᵉ Prix national. À l’international, nous avons eu l’honneur d’être classés parmi les finalistes dans la catégorie Prix Féminin. Au-delà des prix, ce concours nous a offert une plateforme pour présenter notre vision et rencontrer des partenaires potentiels » souligne Andréa Valéria.

Pour l’instant, les porteurs de projet ont juste un prototype, mais ils prévoient déjà de continuer leur lancée pour que le dispositif profite aux personnes vivant avec un handicap visuel. « Lors de la conception du prototype, nous avons mené une visite sur le terrain au CNFPPSH (Centre National de Formation Professionnelle des Personnes en Situation de Handicap). Nous leur avons demandé quelles fonctionnalités ils souhaiteraient intégrer dans le dispositif.

Bien qu’ils aient proposé plusieurs options, nous avons choisi de nous concentrer sur la fonction de transcription, car il s'agit encore d'un prototype. Concernant la commercialisation, nous avons opté pour un modèle de location dans un premier temps. Chaque institution intéressée pourra disposer du dispositif dans ses locaux. »

Mpihary Razafindrabezandrina

braimadagascar@gmail.com

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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