Fidy Ratrimoarivony du Koko Kafé
7 octobre 2021 // Gastronomie // 5348 vues // Nc : 141

Situé à Isoraka, Koko Kafe est l’endroit idéal pour « chiller » et écouter de la bonne musique. Mais c’est aussi le temple des burgers comme le précise Fidy Ratrimoarivony, le responsable des lieux.

Koko Kafé, ouvert en janvier 2020, n’est pas un nouveau restaurant. C’est tout simplement l’ancien Urban Kafé à Antsahabe, une enseigne créée en 2018 qui se voulait être dans la continuité de l'emblématique Urban Café après la cessation d'activités de ce dernier. « En déménageant à Isoraka l'année dernière, nous avons voulu instaurer une toute autre image avec un concept de gastropub alliant bonnes nourritures et bonnes boissons à travers nos cocktails signature et notre panel de bières de spécialité importées. Nous distribuons exclusivement sur place une bière locale brassée artisanalement. » Mais l’établissement propose aussi une cuisine variée.

Présentez-nous votre style ?
Une cuisine du monde faite maison avec beaucoup d'amour. Notre modeste notoriété s'est surtout construite grâce à nos hamburgers.

Quels sont vos produits de prédilection ?
Les produits frais. Nous cuisinons et servons durant la journée ce que nous achetons au marché le matin-même.

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
Tout ce qui est épices et herbes. Et de l'amour toujours, beaucoup d'amour !

Le plat qui vous rend coucou ?
Sans conteste, le burger « Campagnard » sur notre carte.  

Votre boisson préférée ?
Une bonne bière bien fraîche ! Avec modération, bien sûr…

À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
À peu près tous les ans.

Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ?
Une écoute très active de la demande et des envies de nos clients, avec une étroite collaboration entre la direction et notre chef de cuisine.

Quelle est votre actualité ?
Nous avons repris notre incontournable scène ouverte du mercredi soir après un arrêt temporaire dû à la situation sanitaire. Tous les jeudis nous avons également le « Ladies Open Bar. » Comme son nom l'indique, les cocktails sont gratuits pour les dames durant la soirée. Enfin, nous avons notre nouvelle carte qui sortira incessamment sous peu.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Propositions gourmandes par Fidy Ratrimoarivony du Koko Kafé

Bouchons vapeur au porc et au poulet
Beafsteak grillé aux herbes aromatiques
Brochettes de filet de poisson, crevette et calamar
Mousse glacée au chocolat

Recettes du mois

Porcino Burger

Ingrédients 
Pain burger
Filet mignon de porc
Reblochon
Jambon cru
Aubergine, courgette
Compotée d'oignons
Roquette
Sauce barbecue, sauce pesto
Sel, poivre

Mode de préparation 
Hacher le filet mignon et le préparer pour la cuisson au grill (mariner, assaisonner). Griller la viande délicatement, les courgettes et les aubergines ainsi que le jambon cru. Préparer le pain burger et effectuer le montage à commencer par la roquette puis la viande hachée de porc. Ajouter la sauce barbecue, le reblochon, les légumes et le jambon cru, la sauce pesto et enfin la compotée d'oignons.

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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