Chef Mihary du Le Boisé (Tana)
13 octobre 2024 // Gastronomie // 5429 vues // Nc : 177

Situé à Behoririka, Le Boisé est devenu en un an le restaurant snack-pizzeria incontournable. Ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 20h, il est dirigé par le Chef Mihary, un passionné de cuisine qui a réalisé son rêve.

« Mon rêve a toujours été d'ouvrir mon propre restaurant » confie le chef Mihary. « L'agencement, l'aménagement, et même l'élaboration des plats et de la carte ont pris environ un an de préparation. La maison dans laquelle nous avons réalisé les travaux nous appartient aussi, et c'est de là que vient le nom Le Boisé : il reflète trois de mes passions – la cuisine, le bois, et la musique ». Après une carrière de 26 ans dans le secteur financier, il a pris sa retraite anticipée pour se consacrer à sa passion de toujours : l'art culinaire. Bien qu'il n'ait suivi aucune formation formelle en cuisine, le Chef Mihary a développé ses compétences dès son enfance en cuisinant aux côtés de sa mère, puis en tant qu'autodidacte. « Quand j’allais au restaurant, je décortiquais les plats, je m'inspirais de ce que je goûtais. Et avec les avancées technologiques, j'ai pu approfondir mes connaissances » explique-t-il. Le Boisé ne se limite pas à une expérience culinaire ; il propose aussi des soirées animées par des musiciens de jazz, blues et funk. Avec son ambiance cosy et sa musique envoûtante, le restaurant offre un cadre unique pour se détendre tout en savourant des plats délicieux.

« Je veux que tout le monde, même de classe moyenne, puisse profiter d'un bon repas dans un cadre agréable. Au début, certains étaient réticents en voyant l'ambiance sophistiquée, mais en affichant un menu à 8.000 ar à l'extérieur, nous avons attiré plus de monde qui a vite apprécié nos plats » explique le Chef avec un sourire.

Présentez-nous votre style ?
Je dirais un mélange d'influences asiatiques, françaises, italiennes et malgaches.

Quels sont vos produits et ingrédients de prédilection ?
J'ai une préférence pour les épices, notamment le paprika, l'origan et le cumin. Ce sont des ingrédients que j'utilise très souvent pour rehausser mes plats.

Le ou la chef.fe qui vous inspire ?
Le Chef Lalaina, que j'admire profondément. C'est un véritable artiste, et son dressage est toujours impeccable, une grande source d'inspiration pour moi. J'apprécie aussi le Chef Johary du Café du Musée.

Comment créez-vous un plat ?
Des fois, je m'inspire de ce que je découvre dans les restaurants. À partir de cette expérience, je me lance dans la création en apportant ma touche personnelle pour concevoir un plat unique.

Votre péché mignon ?
Un bon verre de vin rouge, accompagné de ribs bien tendres.

La cuisine en trois mots ?
Passion, volonté, générosité.

Aller au restaurant ou cuisiner à la maison ?
J'aime autant les deux, mais cuisiner à la maison a toujours été un véritable plaisir pour moi.

Quelle est votre actualité ?
En ce moment, on travaille sur un réajustement de la carte. J'envisage de retirer certains plats et d'en ajouter de nouveaux pour offrir une meilleure expérience à nos clients.

Propos recueillis par Cédric Ramandiamanana

Facebook : Le Boisé

Poulet Braisé à la Sauce Cacahuète Pimentée

Ingrédients :

- Poulet :
Hauts de cuisses, épices (paprika, massala, origan), citron, purée d'ails, sel, poivre, beurre, huile.
- Sauce :
Poivron, beurre de cacahuète (ou poudre), eau, purée de piments, sel, poivre.

Mode de préparation :
Pour préparer ce poulet braisé à la sauce cacahuète pimentée, commencez par mariner les hauts de cuisses avec du paprika, massala, origan, jus de citron, purée d'ails, sel et poivre. Laissez reposer au réfrigérateur pendant 30 minutes. Faites ensuite revenir le poulet dans du beurre et de l'huile jusqu'à ce qu'il soit bien doré, puis laisser mijoter doucement avec un peu d’eau pendant 10 minutes. Pour la sauce, portez de l'eau à ébullition, puis ajoutez du beurre de cacahuète ou de la poudre de cacahuète ainsi que des poivrons coupés en dés. Laissez mijoter en remuant jusqu'à obtenir une consistance épaisse. Ajoutez de la purée de piments selon votre goût, ainsi que du sel et du poivre. Servez le poulet nappé de cette sauce cacahuète pimentée, accompagné de riz blanc ou de légumes sautés.

Chef Mihary du Le Boisé

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Soupe Le Boisé
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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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