Chef Mihary du Le Boisé (Tana)
13 octobre 2024 // Gastronomie // 7243 vues // Nc : 177

Situé à Behoririka, Le Boisé est devenu en un an le restaurant snack-pizzeria incontournable. Ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 20h, il est dirigé par le Chef Mihary, un passionné de cuisine qui a réalisé son rêve.

« Mon rêve a toujours été d'ouvrir mon propre restaurant » confie le chef Mihary. « L'agencement, l'aménagement, et même l'élaboration des plats et de la carte ont pris environ un an de préparation. La maison dans laquelle nous avons réalisé les travaux nous appartient aussi, et c'est de là que vient le nom Le Boisé : il reflète trois de mes passions – la cuisine, le bois, et la musique ». Après une carrière de 26 ans dans le secteur financier, il a pris sa retraite anticipée pour se consacrer à sa passion de toujours : l'art culinaire. Bien qu'il n'ait suivi aucune formation formelle en cuisine, le Chef Mihary a développé ses compétences dès son enfance en cuisinant aux côtés de sa mère, puis en tant qu'autodidacte. « Quand j’allais au restaurant, je décortiquais les plats, je m'inspirais de ce que je goûtais. Et avec les avancées technologiques, j'ai pu approfondir mes connaissances » explique-t-il. Le Boisé ne se limite pas à une expérience culinaire ; il propose aussi des soirées animées par des musiciens de jazz, blues et funk. Avec son ambiance cosy et sa musique envoûtante, le restaurant offre un cadre unique pour se détendre tout en savourant des plats délicieux.

« Je veux que tout le monde, même de classe moyenne, puisse profiter d'un bon repas dans un cadre agréable. Au début, certains étaient réticents en voyant l'ambiance sophistiquée, mais en affichant un menu à 8.000 ar à l'extérieur, nous avons attiré plus de monde qui a vite apprécié nos plats » explique le Chef avec un sourire.

Présentez-nous votre style ?
Je dirais un mélange d'influences asiatiques, françaises, italiennes et malgaches.

Quels sont vos produits et ingrédients de prédilection ?
J'ai une préférence pour les épices, notamment le paprika, l'origan et le cumin. Ce sont des ingrédients que j'utilise très souvent pour rehausser mes plats.

Le ou la chef.fe qui vous inspire ?
Le Chef Lalaina, que j'admire profondément. C'est un véritable artiste, et son dressage est toujours impeccable, une grande source d'inspiration pour moi. J'apprécie aussi le Chef Johary du Café du Musée.

Comment créez-vous un plat ?
Des fois, je m'inspire de ce que je découvre dans les restaurants. À partir de cette expérience, je me lance dans la création en apportant ma touche personnelle pour concevoir un plat unique.

Votre péché mignon ?
Un bon verre de vin rouge, accompagné de ribs bien tendres.

La cuisine en trois mots ?
Passion, volonté, générosité.

Aller au restaurant ou cuisiner à la maison ?
J'aime autant les deux, mais cuisiner à la maison a toujours été un véritable plaisir pour moi.

Quelle est votre actualité ?
En ce moment, on travaille sur un réajustement de la carte. J'envisage de retirer certains plats et d'en ajouter de nouveaux pour offrir une meilleure expérience à nos clients.

Propos recueillis par Cédric Ramandiamanana

Facebook : Le Boisé

Poulet Braisé à la Sauce Cacahuète Pimentée

Ingrédients :

- Poulet :
Hauts de cuisses, épices (paprika, massala, origan), citron, purée d'ails, sel, poivre, beurre, huile.
- Sauce :
Poivron, beurre de cacahuète (ou poudre), eau, purée de piments, sel, poivre.

Mode de préparation :
Pour préparer ce poulet braisé à la sauce cacahuète pimentée, commencez par mariner les hauts de cuisses avec du paprika, massala, origan, jus de citron, purée d'ails, sel et poivre. Laissez reposer au réfrigérateur pendant 30 minutes. Faites ensuite revenir le poulet dans du beurre et de l'huile jusqu'à ce qu'il soit bien doré, puis laisser mijoter doucement avec un peu d’eau pendant 10 minutes. Pour la sauce, portez de l'eau à ébullition, puis ajoutez du beurre de cacahuète ou de la poudre de cacahuète ainsi que des poivrons coupés en dés. Laissez mijoter en remuant jusqu'à obtenir une consistance épaisse. Ajoutez de la purée de piments selon votre goût, ainsi que du sel et du poivre. Servez le poulet nappé de cette sauce cacahuète pimentée, accompagné de riz blanc ou de légumes sautés.

Chef Mihary du Le Boisé

Propositions gourmandes

Salade gourmande
Ribs à l’américaine
Soupe Le Boisé
Banana Split
Laisser un commentaire
no comment
no comment - Pierrot Men : Le regard d'une vie

Lire

6 juillet 2026

Pierrot Men : Le regard d'une vie

À l'heure où les écrans débordent de couleurs saturées et d'images consommées en quelques secondes, Pierrot Men rappelle qu'une photographie peut enco...

Edito
no comment - Tout feu, tout jeune

Lire le magazine

Tout feu, tout jeune

Le 12 août, on célèbre la Journée mondiale de la jeunesse. À Madagascar, cette journée a de quoi occuper un stade entier — les moins de 25 ans représentent plus de 60% de la population. Autrement dit, les jeunes ne sont pas l'avenir de Madagascar. Ils sont déjà le présent, et ils ont l'air pressés. Dans l'entrepreneuriat, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer, à créer, à risquer — souvent sans filet, souvent sans aide, mais toujours avec cette énergie un peu folle qui fait qu'on se demande s'ils dorment vraiment la nuit. En culture, les nouvelles sont encore meilleures. Aina Rasamoelina vient de décrocher le Prix RFI Instrumental Afrique. Miangaly Elia rafle le Prix Paritana 2026. Madagascar rayonne, et ce sont des mains jeunes qui tiennent la torche. Alors oui, on pourrait s'arrêter là, applaudir et rentrer chez soi satisfait. Mais ce serait passer à côté d'une chose essentielle. La fougue, ça brûle fort — et parfois, ça brûle vite. Une flamme sans direction peut éclairer autant qu'elle peut consumer. C'est là que les aînés entrent en scène — pas pour reprendre le gouvernail, mais pour montrer où sont les récifs. Les jeunes ont la force, les vieux ont l'expérience, comme on dit. Ce n'est pas un combat de générations — c'est une question d'équipage. Partagez vos réussites, mais aussi vos échecs. Surtout vos échecs, d'ailleurs — ils enseignent mieux que n'importe quel manuel. À Madagascar, la barque avance. Il faut juste s'assurer que tout le monde rame dans le même sens.

No comment Tv

Interview - Razafindrakoto Fidel - Juillet 2026 - NC 198

Découvrez Razafindrakoto Fidel, fabricant de charrettes dans le no comment® NC 198 – juillet 2026.
Au PK 42 de la RN1, entre Antananarivo et Itasy, les étincelles jaillissent derrière un petit atelier ouvert sur la route. Razafindrakoto Fidel y façonne des charrettes métalliques et des équipements agricoles destinés aux campagnes malgaches. Héritier d'un savoir-faire familial, il perpétue un métier discret mais essentiel.

Focus

Sookany Trophy

Sookany Trophy, du 17 au 19 juillet à Antsiranana

no comment - Sookany Trophy

Voir