Chef Louis Fabrice Razafindravelo de l’Irish Pub (Tana)
16 janvier 2025 // Gastronomie // 5550 vues // Nc : 180

L’Irish Pub à Ambatonakanga, s’inspirant des bars irlandais est réputé pour sa convivialité et sa bonne cuisine. Pour cette nouvelle année, l’établissement se réinvente une carte encore plus gourmande, signée par le Chef Louis Fabrice Razafindravelo.

Le Chef Louis Fabrice Razafindravelo au parcours atypique a fait ses débuts dans la gastronomie presque par hasard, en remplaçant au pied levé un commis de traiteur absent. Depuis, il n’a cessé de monter en puissance, se distinguant par son audace et sa créativité. Formé à l’INTH (Institut National de Tourisme et de l’Hôtellerie) et passé par des établissements de renom comme Le Louvre et La Ribaudière, il affirme aujourd’hui son style à travers une cuisine qui lui ressemble. Avec cette nouvelle carte, il invite les épicuriens à redécouvrir l’Irish Pub à travers ses créations, véritables marques de fabrique. Plongez dans cette interview gourmande pour en savoir plus sur son univers culinaire.

Présentez-nous votre style ?
Vu qu’on connaît surtout l’Irish Pub pour son côté convivial, c’est-à-dire amical et familial, actuellement nous nous orientons davantage vers les plats à partager. Nous avons par exemple le big daddy, c’est un hamburger avec une dimension de 25 à 30 cm, un plat très gourmand à l’intérieur : un steak burger à 500 grammes, du bacon, du fromage, de la sauce fromage…

Quels sont vos produits de prédilection ?
J’ai toujours aimé jouer avec les épices. Nous sommes à Madagascar et c’est quelque chose qu’on doit exploiter. Nombreux sont ceux qui ne les connaissent pas encore. Par exemple, les gens ne savent pas ce que c’est que le « voan-tsimperifery ». Il y a aussi d’autres façons de cuisinier avec le curry et le paprika.

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
L’Irish Pub exploite surtout les épices avec le poulet grillé, il y a plusieurs types d’épices pour cette recette, même chose pour nos ribs.

Le plat qui vous rend coucou ?
Récemment, nous avons cuisiné des plats avec de l’alcool, mais ça ne fait pas encore l’unanimité au pays, alors nous avons remplacé par du poulet avec de la vanille.

Votre boisson préférée ?
Pour accompagner ces recettes, ce sont toujours les boissons classiques, même un coca ça passe.

A quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Nous renouvelons toujours les cartes qui ne sont plus populaires tous les trois mois.

Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ?
J’adore circuler dans les marchés d’Analakely, de Namontana, pour voir des produits. Les créations dépendent toujours des produits de saison. Par exemple, ce n’est pas conseillé de travailler les volailles en décembre. Et bien sûr, il y a le responsable qui donne toujours des suggestions, alors je fais des recherches en fonction.

Votre actualité ?
Nous venons de lancer le poisson au curry au lait de coco, c’est quelque chose qui ne s’éloigne pas trop de la tradition malgache : on aime toujours du riz avec du poisson. C’est un classique. Le lait de coco ajoute un côté tropical.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Gambas au curry et au lait de coco

Ingrédients :

200 g de gambas
4 gousses d’ail
1 c.à.s de curry
1 gros oignon
100 ml de lait de coco

1 c.à.s d’huile d’olive
1 c.à.s de coriandre
Sel et poivre
2 c.à.s de sauce tomate

Mode de préparation
Décortiquer les gambas. Eplucher et couper finement les oignons et les gousses d’ail. Chauffer l’huile d’olive et faire revenir 8 à 10 minutes la poêle les oignons et l’ail, saupoudrer de curry, de sel et de poivre. Verser le lait de coco et laisser mijoter 2 minutes à feu doux. Incorporer les gambas et mélanger délicatement et laisser mijoter environ 15 minutes à feu doux. Ajuster l’assaisonnement et parsemer de coriandre.

Chef Louis Fabrice Razafindravelo de l’Irish Pub

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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