Chef Louis Fabrice Razafindravelo de l’Irish Pub (Tana)
16 janvier 2025 // Gastronomie // 5894 vues // Nc : 180

L’Irish Pub à Ambatonakanga, s’inspirant des bars irlandais est réputé pour sa convivialité et sa bonne cuisine. Pour cette nouvelle année, l’établissement se réinvente une carte encore plus gourmande, signée par le Chef Louis Fabrice Razafindravelo.

Le Chef Louis Fabrice Razafindravelo au parcours atypique a fait ses débuts dans la gastronomie presque par hasard, en remplaçant au pied levé un commis de traiteur absent. Depuis, il n’a cessé de monter en puissance, se distinguant par son audace et sa créativité. Formé à l’INTH (Institut National de Tourisme et de l’Hôtellerie) et passé par des établissements de renom comme Le Louvre et La Ribaudière, il affirme aujourd’hui son style à travers une cuisine qui lui ressemble. Avec cette nouvelle carte, il invite les épicuriens à redécouvrir l’Irish Pub à travers ses créations, véritables marques de fabrique. Plongez dans cette interview gourmande pour en savoir plus sur son univers culinaire.

Présentez-nous votre style ?
Vu qu’on connaît surtout l’Irish Pub pour son côté convivial, c’est-à-dire amical et familial, actuellement nous nous orientons davantage vers les plats à partager. Nous avons par exemple le big daddy, c’est un hamburger avec une dimension de 25 à 30 cm, un plat très gourmand à l’intérieur : un steak burger à 500 grammes, du bacon, du fromage, de la sauce fromage…

Quels sont vos produits de prédilection ?
J’ai toujours aimé jouer avec les épices. Nous sommes à Madagascar et c’est quelque chose qu’on doit exploiter. Nombreux sont ceux qui ne les connaissent pas encore. Par exemple, les gens ne savent pas ce que c’est que le « voan-tsimperifery ». Il y a aussi d’autres façons de cuisinier avec le curry et le paprika.

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
L’Irish Pub exploite surtout les épices avec le poulet grillé, il y a plusieurs types d’épices pour cette recette, même chose pour nos ribs.

Le plat qui vous rend coucou ?
Récemment, nous avons cuisiné des plats avec de l’alcool, mais ça ne fait pas encore l’unanimité au pays, alors nous avons remplacé par du poulet avec de la vanille.

Votre boisson préférée ?
Pour accompagner ces recettes, ce sont toujours les boissons classiques, même un coca ça passe.

A quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Nous renouvelons toujours les cartes qui ne sont plus populaires tous les trois mois.

Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ?
J’adore circuler dans les marchés d’Analakely, de Namontana, pour voir des produits. Les créations dépendent toujours des produits de saison. Par exemple, ce n’est pas conseillé de travailler les volailles en décembre. Et bien sûr, il y a le responsable qui donne toujours des suggestions, alors je fais des recherches en fonction.

Votre actualité ?
Nous venons de lancer le poisson au curry au lait de coco, c’est quelque chose qui ne s’éloigne pas trop de la tradition malgache : on aime toujours du riz avec du poisson. C’est un classique. Le lait de coco ajoute un côté tropical.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Gambas au curry et au lait de coco

Ingrédients :

200 g de gambas
4 gousses d’ail
1 c.à.s de curry
1 gros oignon
100 ml de lait de coco

1 c.à.s d’huile d’olive
1 c.à.s de coriandre
Sel et poivre
2 c.à.s de sauce tomate

Mode de préparation
Décortiquer les gambas. Eplucher et couper finement les oignons et les gousses d’ail. Chauffer l’huile d’olive et faire revenir 8 à 10 minutes la poêle les oignons et l’ail, saupoudrer de curry, de sel et de poivre. Verser le lait de coco et laisser mijoter 2 minutes à feu doux. Incorporer les gambas et mélanger délicatement et laisser mijoter environ 15 minutes à feu doux. Ajuster l’assaisonnement et parsemer de coriandre.

Chef Louis Fabrice Razafindravelo de l’Irish Pub

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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