Chef Tahiana Randriavanona – Café du Musée
6 avril 2025 // Gastronomie // 8583 vues // Nc : 183

Un cadre, une convivialité, et surtout de bons plats. Huit ans que le Café du Musée existe. Niché à Anjohy, c’est un endroit incontournable pour les amateurs du bon goût. Fondé par le Chef Johary Rakotoson, celui-ci laisse, aujourd’hui, le Chef Tahiana Randriavanona tout orchestrer. Des fourneaux à l’accueil, c’est grâce à lui que les souvenirs au café ne peuvent qu’être uniques.

Il est ce qu’on dirait « celui que la cuisine a choisi ». Chef Tahiana Randriavanona, après plusieurs reconversions, a atterri à l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie. Il rencontre le chef Johary Rakotoson dès sa première année d’étude. Il l’aide alors en salle, au Café du musée, puis en cuisine.

Chef Tahiana n’a jamais cessé d’apprendre, et c’est en secondant le chef Johary qu’il fait ses pas en sept ans, pour devenir, au début de l’année 2025, chef au Café du Musée. « On essaye de séduire le maximum de clients, pour que ceux-ci aient un souvenir. Chaque plat doit provoquer quelque chose chez celui ou celle qui le goûte ». Une philosophie de vie que Chef Tahiana partage sous la quiétude qu’inspire le café.

Comment décrirez-vous votre style ?
Je prends des inspirations du Chef Johary, mais j’ai aussi ma personnalité : je suis plutôt influencé par le côté asiatique.

Comment créez-vous un plat ?
Vu que la plupart des clients ont un palais européen, nous nous basons sur cela. C’est après que je prends quelques déclinaisons pour l’Asie. Le goût européen doit toujours être présent, mais c’est à moi de trouver l’équilibre entre ce que la clientèle recherche et ce que j’aime.

Avez-vous un ingrédient de prédilection ?
Le chocolat, que ce soit en entrée, en plat ou en dessert ! C’est un aliment que j’ai toujours apprécié et pour lequel je me suis passionné en accompagnant le chef Johary. C’est un des ingrédients les plus complets : on y trouve le goût amer, sucré, acidulé, salé, et c’est épicé et parfumé. Sinon, j’aime aussi le gingembre et les épices que l’on ne retrouve qu’à Madagascar : la vanille, le poivre sauvage, la brède mafana…

Un ingrédient que vous n’aimez pas du tout ?
Le Moringa. C’est une feuille qui a beaucoup de vertus et que l’on retrouve beaucoup à Madagascar. Je n’aime pas vraiment la poudre de Moringa parce que c’est très amer.

Quel est votre péché mignon ?
Les fruits exotiques : le mangoustan, le fruit du dragon… et un fruit à l’Est de l’île pour lequel je pourrais me déplacer durant la saison, juste pour en avoir.

Quel est votre plat préféré ?
La cuisse de canard ! J’adore ça.

À quelle fréquence changez-vous votre carte ?
Tous les trois à quatre mois. Elle change complètement selon les saisons. Les plats proposés en période de pluie sont différents de ceux proposés quand il fait frais.

Votre cuisine en trois mots :
Partage, passion et respect. Respect envers les produits et l’hygiène, mais aussi mutuel, entre les collègues, la clientèle et l’équipe, pour garder la chaleur des lieux.

Votre actualité ?
On va bientôt sortir une nouvelle carte ! La fameuse côte de bœuf de 600 grammes sera aussi de retour.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Mousse au chocolat

Ingrédients

450 g de chocolat 70 % de chez Robert
8 œufs + 2 blancs - 100 g beurre - 150 g sucre

Préparation

Faire fondre le chocolat avec le beurre au bain-marie. Clarifier les œufs. Mélanger les jaunes avec le sucre. Monter les blancs en neige. Faire tiédir le chocolat et mélanger le tout en faisant attention à ne pas casser le blanc en neige. Réserver au réfrigérateur au moins six heures.

Chef Tahiana Randriavanona – Café du Musée

Facebook : Café du Musée
Contact : +261 32 03 090 66

Propositions gourmandes

Poêlé de foie gras au chocolat
Gambas piquées à la vanille, sauce chocolat
Fondant de boeuf 4 h aux pleurotes, sauce
Marchand de vin au Cacao
Passage à Ambanja (parfum cacao)
Laisser un commentaire
no comment
no comment - Evénement : Vide-Grenier by ViD'EO séduit le public

Lire

5 octobre 2026

Evénement : Vide-Grenier by ViD'EO séduit le public

Nirina Poiron, co-fondatrice de ViD'EO — plateforme malgache de vente et d'achat d'articles de seconde main entre particuliers, inspirée du modèle Vin...

Edito
no comment - Naturellement intelligents

Lire le magazine

Naturellement intelligents

Ce mois d'octobre, pendant que certains débattent encore de savoir si l'IA va « prendre leur travail », des lycéens malgaches de 13 à 17 ans sont à Séoul pour le First Global Challenge, prêts à en découdre avec les meilleurs cerveaux robotiques de 190 pays. En novembre, la Team CERISE de l'Ecole Nationale Informatique de Fianarantsoa reprend l'avion pour le Robotex International, catégorie Lego Sumo 3kg open — des sumos en lego, précision utile, même si le principe reste le même que l'original japonais. Et pendant ce temps, nos geeks locaux s'attaquent à des IA from scratch, c'est-à-dire construites de zéro, sans filet, sans modèle préfabriqué. Même les mpanandro — nos astrologues traditionnels gardiens du Fanandroana depuis des siècles — ont désormais un interlocuteur numérique avec OANA, une application qui veut rendre l'astrologie malgache accessible à tous sans déposséder les maîtres du calendrier. On appellera ça la modernité avec respect des anciens. Ou de l'audace bien élevée.Mais voilà — et c'est là que le professeur en nous reprend la parole — une machine qui pense vite ne pense pas forcément juste. L'IA est un marteau formidable, à condition de ne pas s'en servir pour planter des vis. Elle assiste, amplifie, accélère — elle ne remplace pas le jugement, la nuance, ni cette petite chose qu'on appelle l'expérience. Confier son devoir, son diagnostic ou sa stratégie d'entreprise à un algorithme sans en vérifier la cohérence, c'est un peu comme demander à un GPS de choisir votre métier. Nos jeunes qui construisent leurs robots et leurs IA de zéro l'ont compris avant beaucoup d'adultes — la vraie intelligence artificielle commence par une vraie intelligence naturelle.

No comment Tv

Interview - Ravo Raboanarison - Août 2026 - NC 199

Découvrez Ravo Raboanarison, violoniste, dans le no comment® NC 200 – septembre 2026
La scène du classique et du jazz connaît Ravo Raboanarison — notamment pour avoir tenu le premier violon au sein du Quatuor & Squad. Mais depuis quelques temps, cet archet-là ne se laisse plus enfermer dans un seul registre. Vingt-trois ans de pratique, et une conviction qui s'est imposée progressivement : le violon peut aller bien au-delà du classique.

Focus

Salon de l'auto 2026

Salon de l'auto 2026 au CCI Ivato

no comment - Salon de l'auto 2026

Voir