Chef Tahiana Randriavanona – Café du Musée
6 avril 2025 // Gastronomie // 6254 vues // Nc : 183

Un cadre, une convivialité, et surtout de bons plats. Huit ans que le Café du Musée existe. Niché à Anjohy, c’est un endroit incontournable pour les amateurs du bon goût. Fondé par le Chef Johary Rakotoson, celui-ci laisse, aujourd’hui, le Chef Tahiana Randriavanona tout orchestrer. Des fourneaux à l’accueil, c’est grâce à lui que les souvenirs au café ne peuvent qu’être uniques.

Il est ce qu’on dirait « celui que la cuisine a choisi ». Chef Tahiana Randriavanona, après plusieurs reconversions, a atterri à l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie. Il rencontre le chef Johary Rakotoson dès sa première année d’étude. Il l’aide alors en salle, au Café du musée, puis en cuisine.

Chef Tahiana n’a jamais cessé d’apprendre, et c’est en secondant le chef Johary qu’il fait ses pas en sept ans, pour devenir, au début de l’année 2025, chef au Café du Musée. « On essaye de séduire le maximum de clients, pour que ceux-ci aient un souvenir. Chaque plat doit provoquer quelque chose chez celui ou celle qui le goûte ». Une philosophie de vie que Chef Tahiana partage sous la quiétude qu’inspire le café.

Comment décrirez-vous votre style ?
Je prends des inspirations du Chef Johary, mais j’ai aussi ma personnalité : je suis plutôt influencé par le côté asiatique.

Comment créez-vous un plat ?
Vu que la plupart des clients ont un palais européen, nous nous basons sur cela. C’est après que je prends quelques déclinaisons pour l’Asie. Le goût européen doit toujours être présent, mais c’est à moi de trouver l’équilibre entre ce que la clientèle recherche et ce que j’aime.

Avez-vous un ingrédient de prédilection ?
Le chocolat, que ce soit en entrée, en plat ou en dessert ! C’est un aliment que j’ai toujours apprécié et pour lequel je me suis passionné en accompagnant le chef Johary. C’est un des ingrédients les plus complets : on y trouve le goût amer, sucré, acidulé, salé, et c’est épicé et parfumé. Sinon, j’aime aussi le gingembre et les épices que l’on ne retrouve qu’à Madagascar : la vanille, le poivre sauvage, la brède mafana…

Un ingrédient que vous n’aimez pas du tout ?
Le Moringa. C’est une feuille qui a beaucoup de vertus et que l’on retrouve beaucoup à Madagascar. Je n’aime pas vraiment la poudre de Moringa parce que c’est très amer.

Quel est votre péché mignon ?
Les fruits exotiques : le mangoustan, le fruit du dragon… et un fruit à l’Est de l’île pour lequel je pourrais me déplacer durant la saison, juste pour en avoir.

Quel est votre plat préféré ?
La cuisse de canard ! J’adore ça.

À quelle fréquence changez-vous votre carte ?
Tous les trois à quatre mois. Elle change complètement selon les saisons. Les plats proposés en période de pluie sont différents de ceux proposés quand il fait frais.

Votre cuisine en trois mots :
Partage, passion et respect. Respect envers les produits et l’hygiène, mais aussi mutuel, entre les collègues, la clientèle et l’équipe, pour garder la chaleur des lieux.

Votre actualité ?
On va bientôt sortir une nouvelle carte ! La fameuse côte de bœuf de 600 grammes sera aussi de retour.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Mousse au chocolat

Ingrédients

450 g de chocolat 70 % de chez Robert
8 œufs + 2 blancs - 100 g beurre - 150 g sucre

Préparation

Faire fondre le chocolat avec le beurre au bain-marie. Clarifier les œufs. Mélanger les jaunes avec le sucre. Monter les blancs en neige. Faire tiédir le chocolat et mélanger le tout en faisant attention à ne pas casser le blanc en neige. Réserver au réfrigérateur au moins six heures.

Chef Tahiana Randriavanona – Café du Musée

Facebook : Café du Musée
Contact : +261 32 03 090 66

Propositions gourmandes

Poêlé de foie gras au chocolat
Gambas piquées à la vanille, sauce chocolat
Fondant de boeuf 4 h aux pleurotes, sauce
Marchand de vin au Cacao
Passage à Ambanja (parfum cacao)
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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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