35 ans et déjà ménopausée ! Quand les ovaires partent en retraite anticipée
28 mars 2026 // Santé // 1597 vues // Nc : 194

La ménopause précoce, aussi appelée insuffisance ovarienne précoce, correspond à l’arrêt du fonctionnement normal des ovaires avant 40 ans. Elle entraîne des règles très irrégulières, voire totalement absentes. En clair, les ovaires décident de lever le pied plus tôt que prévu ; ils libèrent moins d’ovules, parfois plus du tout, et produisent moins d’hormones féminines, notamment les œstrogènes. Cela ne veut pas dire que tout le corps a pris un coup de vieux du jour au lendemain. Le souci vient surtout des ovaires, qui ne font plus correctement leur travail. Cette maladie touche environ 3,7 % des femmes, avec une prévalence plus élevée dans les pays à revenu faible et intermédiaire

Pourquoi ?
Cet état peut être lié à des facteurs génétiques, à des antécédents familiaux ou à des anomalies des chromosomes sexuels. Parfois, le système immunitaire se trompe de cible et attaque les ovaires, comme cela arrive dans certaines maladies auto-immunes. Des traitements lourds, tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie, peuvent aussi abîmer les follicules ovariens. Certaines chirurgies, notamment l’ablation des ovaires, provoquent une ménopause immédiate, sans période de transition. Le tabac n’aide pas non plus, car il accélère la perte des follicules. Et il arrive qu’aucune cause précise ne soit retrouvée, ce qui laisse un sentiment frustrant de « pourquoi moi ? » sans réponse claire.

Les manifestations ?
Chez certaines, les règles deviennent irrégulières puis disparaissent sans autre signe marquant. Chez d’autres, apparaissent des symptômes proches de ceux de la ménopause classique tels que des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des nuits hachées, une humeur en montagnes russes, de l’irritabilité ou de l’anxiété sans raison évidente. Il peut aussi y avoir une sécheresse vaginale, une baisse du désir sexuel ou des difficultés à tomber enceinte. Dans certains cas, les symptômes viennent autant de la ménopause précoce que de la maladie qui l’a provoquée. Cette diversité explique pourquoi le diagnostic n’est pas toujours posé tout de suite, et pourquoi certaines femmes entendent d’abord que « c’est le stress » ou que « ça va passer ».

Le diagnostic ?
Le diagnostic repose principalement sur des prises de sang, répétées à plusieurs reprises, qui montrent un manque d’œstrogènes et une augmentation de certaines hormones produites par le cerveau. D’autres examens peuvent être proposés pour rechercher une cause, évaluer la réserve ovarienne ou vérifier la solidité des os. À long terme, l’absence d’œstrogènes augmente le risque de fragilité osseuse (fractures vertébrales, fractures du poignet, fractures de la hanche), de maladies cardiovasculaires, de troubles de l’humeur ou de certaines difficultés cognitives. C’est pour cela qu’un traitement hormonal est souvent proposé jusqu’à l’âge habituel de la ménopause, autour de 50 ans. L’idée n’est pas de rajouter des hormones pour le plaisir, mais de remplacer celles que le corps aurait dû produire naturellement. Ce traitement permet de réduire les symptômes, de protéger les os, le cœur et le cerveau, et de préserver une qualité de vie correcte.

Docteur Fenohasina Razafimamonjy

Minute Santé de Zinga Pharma

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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