Dépression post partum : Qui surveille la mère ?
19 juillet 2026 // Santé // 1411 vues // Nc : 198

Le saviez-vous ? Devenir mère ne déclenche pas automatiquement un feu d'artifice de bonheur. Certaines femmes vivent cette période avec joie, d'autres avec difficulté, beaucoup avec un mélange des deux. C'est là qu'il faut parler de la dépression post-partum. Ce phénomène est loin d'être rare. Selon les études et les pays, il touche environ 10 à 20 % des mères, soit jusqu'à une femme sur cinq après un accouchement. Malgré cette fréquence, la dépression post-partum reste mal comprise et entourée de nombreux préjugés.

Au-delà des préjugés

Pourquoi est-elle déprimée alors qu'elle vient d'avoir un bébé ? Elle ne voulait pas cet enfant ? Elle cherche à attirer l'attention ? Elle n'aime pas son bébé ? Malgré les avancées sur la santé mentale, ces préjugés persistent encore en 2026. Pourtant, la dépression post-partum est une véritable maladie favorisée par les bouleversements hormonaux, le manque de sommeil, l'isolement ou l'épuisement. Elle peut toucher toutes les femmes, même celles qui attendaient leur bébé avec impatience. Les symptômes peuvent apparaître aussi bien dans les semaines qui suivent l'accouchement que plusieurs mois plus tard. Sans prise en charge, ils peuvent persister et affecter le bien-être de la mère, la relation avec son enfant et l'équilibre familial.

Il ne s’agit ni d’une faiblesse, ni d’un manque d'amour pour son enfant, ni d'un défaut de caractère ou de volonté. Il ne faut pas non plus la confondre avec le baby blues durant lequel beaucoup de jeunes mères deviennent plus émotives, pleurent facilement ou se sentent dépassées. Ces manifestations sont généralement temporaires et disparaissent spontanément en quelques jours. La dépression post-partum, elle, s'installe plus durablement et peut rendre le quotidien extrêmement difficile. Les femmes qui en souffrent ressentent une culpabilité permanente, l'impression d'être une mauvaise mère, la sensation de ne plus se reconnaître et une fatigue profonde. Tout cela sans parler de l'anxiété ou de la solitude.

Un geste plutôt qu'un discours

Le plus troublant, c'est que ces femmes continuent souvent à faire ce qu'on attend d'elles. Elles nourrissent leur bébé, changent les couches, sourient aux visiteurs. De l'extérieur, tout semble normal et c'est précisément ce qui rend la dépression post-partum si facile à manquer. Si une jeune mère semble en difficulté, inutile de sortir un discours sur le courage ou la gratitude. Le meilleur soutien tient souvent dans des gestes simples comme préparer un repas, lancer une lessive, garder le bébé quelque temps ou simplement écouter sans chercher à corriger les émotions. Au fond, la santé d'un nourrisson ne se mesure pas seulement à sa courbe de croissance. Elle se mesure aussi à l'état de celle qui veille sur lui lorsque tout le monde a quitté la pièce.

Docteur Fenohasina Razafimamonjy

Minute Santé de Zinga Pharma

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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