Interruption Thérapeutique de la Grossesse (ITG) : Sauver une vie au prix d’une autre ?
26 février 2026 // Santé // 45 vues // Nc : 193

À chaque fois que le terme « interruption thérapeutique de grossesse » (ITG) surgit dans le débat public, le même mécanisme s’enclenche : amalgames, slogans, indignations réflexes. L’expression dérange, choque, réveille peurs, croyances et jugements hâtifs. Elle touche à la vie, à la mort, au corps des femmes, à l’éthique — autant de terrains sensibles que la société préfère souvent éviter ou simplifier à l’extrême. Pourtant, l’ITG n’est pas une posture idéologique. C’est avant tout une réalité médicale.

L’interruption thérapeutique de la grossesse consiste à interrompre une grossesse lorsque sa poursuite met gravement en danger la santé ou la vie de la mère, ou lorsque le fœtus présente une pathologie incompatible avec une survie viable.

Chaque situation est singulière et fait l’objet d’une évaluation au cas par cas. Dans de nombreux pays, l’ITG est strictement encadrée par la loi, des protocoles médicaux précis et une prise en charge pluridisciplinaire. À Madagascar, aucun texte juridique ne prévoit explicitement ces interruptions pour motif médical. Dans les faits, les médecins sont souvent contraints d’agir dans l’urgence afin d’éviter un drame, en s’appuyant avant tout sur leur devoir fondamental : soigner et protéger la vie.

Dans ce contexte, le consentement de la patiente reste un principe central. Lorsqu’elle est en capacité de le faire, elle doit recevoir une information claire, loyale et compréhensible afin de pouvoir prendre une décision éclairée. Avec son accord, ou si elle n’est pas en mesure de s’exprimer, un proche peut être associé à la réflexion, dans le strict respect du secret médical. Les règles déontologiques sont sans ambiguïté : la personne soignée demeure au cœur de toute décision.

Eviter un décès

L’objectif médical n’est jamais de provoquer une perte, mais d’éviter un décès, une complication irréversible ou des souffrances extrêmes. Il s’agit de situations où une femme risque un accident vasculaire cérébral, la perte d’un organe vital ou une hémorragie fatale. Il s’agit aussi de fœtus présentant des malformations majeures — absence de cœur fonctionnel, de poumons capables de respirer, de cerveau viable — pour lesquelles aucune prise en charge ne permettrait une survie réelle et digne.

Il s’agit encore d’infections susceptibles d’empoisonner l’organisme en quelques heures, ou de cancers, de maladies cardiaques ou neurologiques que la grossesse rend incontrôlables.

Le véritable problème réside dans la confusion entretenue entre ITG et IVG, la pression sociale et morale exercée sur les femmes, la méconnaissance des réalités médicales et l’insuffisance d’accompagnement psychologique. Le choc émotionnel, le deuil, la culpabilité ou l’isolement peuvent alors s’installer durablement. C’est pourquoi un accompagnement psychologique, avant et après l’intervention, ainsi qu’un suivi médical adapté, sont essentiels. Ils permettent d’aider les patientes à traverser cette épreuve, à prévenir les complications psychiques et à favoriser une reconstruction personnelle et familiale.

Docteur Fenohasina Razanamamonjy

Minute Santé De Zinga Pharma

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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