Veggy Map : Carnet d’adresses végétariennes
9 janvier 2025 // Gastronomie // 8868 vues // Nc : 180

Les sœurs Jay et Ste sont végétariennes depuis 12 ans et 7 ans respectivement, pour la cause écologique. Sur les réseaux sociaux, elles répertorient et partagent les bons plats végétariens dans les restaurants à Madagascar.

Pourquoi Veggy Map ?
À vrai dire, ça devenait usant de se retrouver constamment avec des frites et des légumes sautés quand on sortait avec nos amis. On a commencé par faire la liste pour nous-mêmes, puis on s’est dit que ce serait sympa de la partager. On voulait montrer que manger végétarien n’était pas synonyme de repas déprimant, notamment pour ceux qui souhaitaient sauter le pas.

Les meilleurs spots pour manger végétarien à Antananarivo ?
Notre numéro 1 est un choix autant gustatif qu’affectif : le Grizzlee à Isoraka ! Lee, le proprio a créé un item spécialement pour nous : le VeJay burger, qui est un des meilleurs de la planète. C’est une victoire pour nous, car on parle quand même d’une vraie option végétarienne dans un steakhouse. De plus, l’ambiance y est vraiment chouette, notamment avec les soirées karaoke ou blind tests. Bref, top 1 évident ! En numéro 2, on a deux ex aequo : le Shizuku et Bogota.

Deux styles, deux ambiances. Au Shizuku, c’est le régal associé à la délicatesse de la cuisine japonaise à chaque bouchée. De plus, ils ont eux aussi accepté d’agrandir leur carte végétarienne, pour notre plus grand plaisir ! A Bogota, c’est le festival du fromage, de la gourmandise jusqu’à plus faim. On aime y aller autant avec les amis qu’avec nos parents. Et leurs desserts aussi sont à tomber : il est impossible de repartir sans au moins un petit brownie ou une crème dessert. En numéro 3, pour se faire plaisir sans trop dépenser, il y a le sandwich végétarien de Duo à Analakely. Il a l’air simple au premier abord, mais il est bien assaisonné et d’une générosité sans pareil. Accompagner par des frites pour les grosses fringales !

Qu’en pensent vos followers et la communauté végétarienne ?
Au début, beaucoup nous ont dit que ça ne servait à rien de créer Veggy Map, notamment parce qu’à Mada, les gens ne sont pas végétariens par choix. Au final, on s’est aperçu qu'il existe une vraie communauté de végétariens et de végans conscients (par opposition à ceux qui le sont contre leur gré) ! On a d’ailleurs pu en rencontrer une partie lors d’un grand pique-nique il y a quelques années.

Depuis, la communauté végétarienne ne cesse de s’agrandir, et ça fait plaisir de voir que les gens sont assez réceptifs. Certaines personnes viennent nous poser des questions, locaux comme touristes, et certains restaurateurs nous ont même contactées pour des collaborations. À terme, on aimerait proposer un guide qui serait disponible à la mairie ou à l’office du tourisme. Il sera rédigé en prenant en compte les retours et suggestions de la communauté.

Comment faites-vous pour allier gastronomie malgache et végétarisme ?
Quand on est devenu végétariennes, notre mère y a d’abord vu un rejet de la culture malgache. Et de son point de vue, ça peut se comprendre : de nombreux plats reposent sur la viande. Pourtant, la gastronomie malgache est bien plus riche qu’on ne le pense. Avec tous les légumes et les épices à disposition à Madagascar, il est plutôt aisé de revisiter des plats emblématiques, tout en gardant les saveurs typiques.

Preuve est qu’aujourd’hui, elle nous cuisine d’excellents plats malgaches végétariens, qui font souvent de l’œil aux autres convives. Aussi, on tient quand même à préciser qu’on n’est pas du côté militantiste. Pour nous, chacun est libre de manger ce qu’il veut, ce n’est pas à nous de juger. On demande simplement à ce que nos préférences soient acceptées et respectées.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina
Photos : Veggy Map

Instagram : Veggy Map Madagascar

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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