Olivia Bourgois : Artiste psychédélique
3 mai 2022 // Arts Plastiques // 4985 vues // Nc : 148

Elle a remporté la deuxième place de la 6ème édition du prix d’art contemporain Paritana. Olivia Bourgois est une jeune artiste qui aime inventer son propre univers, assez psychédélique. Pour sa première exposition solo prévue pour le mois de décembre prochain, elle travaille sur une installation d’un nouvel environnement où le public ne sera pas uniquement un simple visiteur mais surtout un acteur. « Pour moi, l’idéal, c’est de jouer sur les cinq sens. L’année dernière, j’ai perdu l’odorat à cause du covid et je ne le retrouve plus totalement. Je ne sens que deux odeurs : celle du cyprès et une odeur forte que je ne peux décrire. Je voudrais développer cela dans ce projet et voir comment un citoyen lamba perçoit ses cinq sens. » Olivia Bourgois a commencé par le théâtre et le cirque avant de se tourner vers le dessin et le tuftage, une technique qui consiste à réaliser des tapis en utilisant des fils à l’aide d’un pistolet à brins ou d’un poinçon.  

« Je ne dirais pas que je sais dessiner parce que cela relève de la technique et d’être très précis. Mais je dessine à mon façon en exploitant mon imaginaire. Je m’inspire beaucoup des dessins animés. Je réalise des paysages, surtout des fleurs que j’invente avec pleines de couleurs. » C’est en plein confinement qu’elle commence à projeter des néons sur ses dessins, à jouer avec la lumière pour apporter de la vie et du mouvement. « Pour le dessin, j’ai commencé par les murs de ma chambre. Mais il fallait trouver d’autres supports, donc j’ai utilisé du carton, des boîtes de conserves… Des choses qui sont facilement à porter de main. Dans la famille, nous aimons tout ce qui touche au recyclage et tout récemment, j’ai appris que mon grand-père peignait, à ses heures perdues, sur du carton. Cela fait aussi partie de ma démarche, qu’on peut faire de l’art, peu importe nos moyens. »


Aina Zo Raberanto

4 éléments
Feutre, peinture sur papier dessin - cadre
55 x 43 cm
Visage sans nom Punch needle
Fil de borderie - 30 cm de diamètre
Les âmes heureuses
Acrylique sur toile
60 x 50 cm
Laisser un commentaire
no comment
no comment - Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

Lire

24 décembre 2025

Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

À Madagascar, la troisième édition d'Antson'ny tontolo miaina transforme la matière végétale en poésie visuelle et sculpturale. De la Flow Gallery à I...

Edito
no comment - Bonne… continuation

Lire le magazine

Bonne… continuation

Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

No comment Tv

Making of shooting mode – Décembre 2025 – NC 191

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition décembre 2025 - NC 191
Prise de vue : Ambatobe Résidence 
Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir