Frity Lovers : Aventure Frite-tastique !
24 mars 2024 // Gastronomie // 2457 vues // Nc : 170

À Antanimena, en face de la poste Malagasy, se trouve Frity Lovers, lancé en décembre 2023 par Randrianasolo Nasandratra Fahendrena, alias Fafah, 22 ans. Ouvert de 9 h 30 à 21 h, cet établissement se démarque par sa spécialité : les frites, présentées avec le slogan « des frites autrement ».

Frity Lovers propose une variété impressionnante de 20 menus et 20 choix de frites, soigneusement concoctés pour satisfaire toutes les envies. Des options alléchantes telles que les frites simples, fromage fondu, saucisse, nuggets, Tex Mex, carnivore, gourmande, méditerranéenne, et bien d’autres sont à découvrir. Les prix, accessibles à tous, oscillent entre 3.000 Ar et 15.000 Ar en fonction des menus choisis. « Fondamental à notre approche, les frites ne se limitent plus à un simple accompagnement, mais se transforment en un plat savoureux et indépendant » partage Fafah.
Cependant, Frity Lovers ne se limite pas aux frites. Les gourmets peuvent également se régaler avec le célèbre pain frite, un plaisir coupable apprécié tant par les étudiants que par les adultes. Pour satisfaire toutes les préférences, l’établissement propose aussi des burgers, pizzas et paninis.

Fraîchement ouvert, Frity Lovers, géré en collaboration avec les parents de Fafah, connait actuellement une clientèle modeste, mais le gérant partage sa confiance dans l’expansion progressive de la visibilité de l’établissement. « Dans l’immédiat, Frity Lovers n’a même pas de page Facebook officielle, mais on se prépare pour l’inauguration en mars ». Dans cet esprit, le gérant sollicite activement des retours et des critiques constructives de ses clients pour une constante amélioration. Auparavant une pizzeria dirigée par la mère de Fafah, le changement vers la spécialisation des frites est né de l’expérimentation culinaire. Ayant suivi une formation de 3 ans en hôtellerie, Fafah a été inspiré après avoir essayé des frites avec différentes garnitures. « Trouver des fournisseurs de pommes de terre adaptées pour les frites est parfois délicat, tout comme l’approvisionnement en autres ingrédients et matières premières nécessaires » révèle-t-il.

Après une période de quatre mois de travaux, Frity Lovers continue sa transformation. Les travaux se poursuivent, mais une atmosphère accueillante vous attend en bas. « On travaille sur le cadre et l’ambiance, avec une terrasse en cours de réalisation à l’étage. » De plus, les 20 menus de frites sont encore en évolution, et certaines attendent d’être découvertes par les clients. « On s’adapte aux préférences des clients en améliorant les favoris et en retirant ceux moins appréciés. La carte évolue au rythme de leurs goûts ». L’amour des frites, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie !

Propos recueillis par  Cedric Ramandiamanana
Contact Fafah : +261 32 76 258 75

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Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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