Valery Radrianjatovo se tape le questionnaire Pivot
1 juillet 2020 // Arts Plastiques // 6676 vues // Nc : 126

Le dessinateur Valery Randrianjatovo répond du tac au tac au questionnaire du fameux Bernard Pivot. Dix questions pour aller au fond des choses, pas plus !

Votre mot préféré ?
Le dessin car c'est ma passion !

Le mot que vous détestez ?
« Non », je n’aime pas qu’on me refuse des choses.

Votre drogue favorite ?
Le dessin et le foot !

Le son, le bruit que vous aimez ?
La musique comme le rock ou le rap qui m’inspirent.

Le son, le bruit que vous détestez ?
Les gros mots ! (rires)

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
Merde ! Je le dis à chaque fois que je fais des erreurs !

Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Un homme.

Le métier que vous n'auriez pas aimé faire ?
Etre policier.

La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarnée ?
Un dinosaure !

Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ?
« Bienvenue au paradis parce que c'est le souhait de tout le monde ! »

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

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