Dans le lova tsy mifindra, l’amour n’est pas un préalable. Il vient après, parfois jamais. Ce qui compte d’abord, c’est la descendance, la continuité du sang, et la préservation de l’héritage.


Dans l’univers du lova tsy mifindra, la femme est avant tout perçue comme une mère potentielle. L’amour, lui, n’est pas la priorité. De la royauté aux structures familiales anciennes, l’épouse idéale est celle choisie par les parents, selon des critères strictement internes au lignage. L’exemple d’Andriantompokoindrindra, fils du roi Ralambo, revient souvent dans les récits. Installé à Ambohimalaza, territoire réputé pour ses ressources, il aurait épousé des femmes issues de son propre groupe afin de préserver richesses et souveraineté. Ainsi naît le lova tsy mifindra : un héritage qui ne se cède pas, qui ne sort pas du clan. Dans cette logique, la femme n’a que peu de voix au chapitre. « Il ne s’agissait pas d’aimer, mais d’obéir », explique le Dr Bernardin Rabarijaona, anthropologue.
Le choix du conjoint relève entièrement des parents, y compris lorsqu’il s’agit de cousins germains, enfants de deux frères ou de frère et sœur — jamais de deux sœurs. L’objectif est clair : préserver la pureté du sang et assurer la continuité du lignage. Car la première richesse, chez les Malgaches d’antan, reste la descendance. Ny hanambadian-kiterahana : se marier pour enfanter. La femme devient alors un véritable pilier reproductif. Celle qui ne donnait pas d’enfant pouvait être exclue, jusqu’à perdre sa place dans le tombeau familial. « De cette manière, on assurait la perpétuation de la société », souligne l’anthropologue. Le lignage s’élargit, devient tarika, puis communauté. Dans ce cadre, le vady andrana prend tout son sens : une union d’essai, tolérée, pour vérifier que la continuité sera bien assurée.
Le choix du conjoint relève entièrement des parents, y compris lorsqu’il s’agit de cousins germains, enfants de deux frères ou de frère et sœur — jamais de deux sœurs. L’objectif est clair : préserver la pureté du sang et assurer la continuité du lignage. Car la première richesse, chez les Malgaches d’antan, reste la descendance. Ny hanambadian-kiterahana : se marier pour enfanter. La femme devient alors un véritable pilier reproductif. Celle qui ne donnait pas d’enfant pouvait être exclue, jusqu’à perdre sa place dans le tombeau familial. « De cette manière, on assurait la perpétuation de la société », souligne l’anthropologue. Le lignage s’élargit, devient tarika, puis communauté. Dans ce cadre, le vady andrana prend tout son sens : une union d’essai, tolérée, pour vérifier que la continuité sera bien assurée.
Rova Andriantsileferintsoa