KOLMYZE : Un pont culturel - le premier musée chinois d'Antsirabe
16 mars 2025 // Histoire // 3998 vues // Nc : 182

L’Hôtel Diamant accueille le premier musée chinois d’Antsirabe depuis 2024. Près de 180 pièces exceptionnelles ouvrent une fenêtre sur cette civilisation quatre fois millénaire. Né d’une collaboration entre Jean-Marie Rakotoarison et Victor Chan, le musée présente aussi des objets du quotidien en plus d’artefacts historiques : des porcelaines délicates aux calligraphies raffinées, en passant par des instruments traditionnels. Un lieu qui révèle la richesse de cette civilisation et ses connexions avec Madagascar.

Photo : Musée Chinois d'Antsirabe

Né d’une amitié de longue date entre Jean-Marie Rakotoarison et Victor Chan, le musée chinois d’Antsirabe a trouvé refuge au sein de l’Hôtel Diamant, propriété de la famille Chan. Les deux initiateurs du projet partagent une passion commune pour la transmission du savoir et ont souhaité mettre en lumière la richesse d’une civilisation parmi les plus anciennes du monde. Dès janvier 2024, ils se sont attelés à rassembler et organiser cette collection unique, fruit de dons et d’un héritage familial, en veillant à ce que chaque pièce trouve sa place dans un espace conformément agencé.

« Avec Victor, c’est une histoire qui remonte à l’enfance. Même banc au Collège Saint-Joseph, même engagement à la JCI, et toujours cette volonté d’entreprendre, notamment au sein du FIOVA, cette association qui rassemble les acteurs économiques de Vakinankaratra. Nos chemins n’ont cessé de se croiser, alors quand l’idée du musée est née, c’était une évidence : unir nos forces pour préserver et partager cet héritage », raconte Jean-Marie Rakotoarison.

Le musée présente une variété d’objets révélateurs du patrimoine chinois, allant des peintures calligraphiques aux sculptures en bronze et en bois, en passant par des céramiques raffinées et des instruments traditionnels comme la flûte et le boulier. Les visiteurs pourront aussi découvrir des éléments de décoration emblématiques, des jeux de stratégie tels que le mah-jong et les échecs chinois ainsi que des portraits de souverains dynastiques.

Avec cette collection, le musée espère attiser la curiosité du public et offrir une expérience immersive, notamment aux élèves du secondaire, un public par l’initiative.

Bien plus qu’un simple lieu d’exposition, ce musée se veut un espace de dialogue entre les cultures malagasy et chinoise, comparables à « du riz et de l’eau », inséparables dans les traditions culinaires locales. La mise en place d’activités parallèles, comme des ateliers et des conférences, sont déjà en préparation afin d’enrichir l’expérience des visiteurs. En intégrant le paysage culturel d’Antsirabe, le musée chinois aspire à devenir un véritable pont entre les savoirs, témoignant d’une volonté d’ouverture et de partage.

Mpihary Razafindrabezandrina

Téléphone : 0324585385
Crédit photos : Kanto Andrianjaka

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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