GaZnika : Transformer les déchets en énergie
26 avril 2026 // In & Out // 3038 vues // Nc : 195

À Antananarivo, les pelures de banane et les restes de riz ne finissent plus dans la poubelle : ils deviennent énergie. GaZnika, jeune startup malgache, invente un quotidien où chaque foyer ou restaurant peut cuisiner grâce à ses propres déchets organiques.

Tout a commencé avec une idée simple mais percutante. « À Madagascar, la quantité de déchets organiques est énorme. Pourquoi ne pas les transformer en gaz pour cuisiner ? » se souvient Natacha. Étudiante en génie industriel, elle a découvert le biogaz via des documentaires montrant comment certains pays produisent de l'énergie à partir de leurs déchets. L'idée prend corps lors de l'Orange Summer Challenge 2025 — quatre mois intenses, huit étudiants venus de disciplines différentes, une équipe soudée par le stress et les livrables hebdomadaires. GaZnika décroche la deuxième place au classement Afrique et Moyen-Orient. Et trouve son identité : innovante, écologique, accessible.

Le cœur du projet, c'est un bio-digesteur compact et mobile, conçu pour les foyers d'au moins cinq personnes et les restaurants. L'installation idéale : à l'extérieur, dans un jardin ou une cour — loin des contraintes des modèles traditionnels en béton enterré. Chaque jour, 1 kg de déchets organiques est introduit dans l'appareil. Après deux à trois semaines de fermentation, le biogaz devient continu. Connecté à une application mobile, le système fournit des tutoriels et conseille sur les combinaisons de déchets pour maximiser le rendement.

L'équipe est actuellement en phase de prototypage, testant chaque détail, corrigeant les défauts, affinant l'expérience utilisateur. Un nouveau prototype sera bientôt testé dans dix foyers pilotes. Le coût actuel est de 3 000 000 ariary, avec un prix de vente envisagé autour de 3 250 000 ariary — « encore flexible, il pourra évoluer selon les retours », précise Natacha. GaZnika réfléchit aussi à une version en bouteille, plus pratique que le système actuel en ballon. À moyen terme, l'équipe prévoit une mini-usine pour collecter les déchets des industries et communes, et produire du biogaz conditionné pour ceux qui n'en génèrent pas assez à domicile. Une étape qui pourrait voir le jour dans quatre à cinq ans. Les bénéfices sont multiples : réduction des déchets urbains, lutte contre la déforestation, création d'emplois. Avec près de 98 % des Malgaches dépendant encore du charbon, GaZnika propose une alternative locale et concrète. « Chaque pelletée de déchets, chaque ajustement, chaque sourire d'un utilisateur convaincu est une victoire pour nous », confie Natacha.

Lucas Rahajaniaina

Contact téléphone et Whatshapp : 0347849910
Mail : Contact.gaznikamdg@gmail.com

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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