Finengo Mahasaky : La peinture sans rire
3 septembre 2022 // Arts Plastiques // 4942 vues // Nc : 152

Qu’il s’agisse d’humour ou de musique, Finengo Mahasaky est un touche-à-tout. La preuve, cette fois c’est à travers un autre médium qu’il choisit de s’exprimer, la peinture. Il avoue être tombé dedans un peu par hasard, après avoir passé quelques heures dans un magasin d’articles d’art. « Je suis tombé sur des toiles que je trouvais intéressantes. Un responsable du magasin m’a alors fait un topo sur le matériel nécessaire pour peindre, et cela m’a convaincu. J’ai fait des essais à la maison et depuis, je ne m’arrête plus. » En phase d’apprentissage et d’expérimentation, il aime particulièrement créer les couleurs et a opté pour l’acrylique, plus facile à utiliser car séchant vite. « C’est efficace car à la base, je ne suis pas du tout quelqu’un de patient », reconnaît-il.

Pour avancer, il doit faire faire pas de recherches, regarder toutes sortes de tutos et surtout écouter les conseils d’artistes peintres plus aguerris « Notamment Maherisoa Rakotomalala, dont j’apprécie le travail entre art digital et graffiti. »

Ses premières œuvres représentent l’espace, le ciel, la galaxie, les constellations… « Pendant le confinement, je me suis beaucoup intéressé à la méditation, cela fait partie de mes plus grandes influences mais cela ne m’empêchera pas d’aller vers d’autres horizons. »

Malgré ses débuts récents, les toiles de Finengo trouvent déjà des acheteurs. « Je suis vraiment étonné que cela plaise autour de moi. Je reçois même des commandes ! Tout cela m’incite à penser que j’ai trouvé ma voie à travers la peinture. » Un peu trop tôt pour parler expos, même si les idées ne manquent pas. « On me demande de combiner l’humour, la musique et la peinture, pourquoi pas ? Il y a tellement de choses à exploiter. »  


Aina Zo Raberanto

Afo maroloko
(30 cm x 40 cm)
Mama Sana (1900 - 1997)
Sur toile A4
Habaky by Habaka
(30cm x 30cm)
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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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