Farah Rabekijana de La Compagnie des Voyageurs
9 novembre 2020 // Gastronomie // 8807 vues // Nc : 130

Situé dans le quartier d’Ivandry à Tana, le Restaurant La Compagnie des Voyageurs est idéal pour les pauses déjeuner et les dîners en amoureux. Les plats se dégustent dans une ambiance cosy. Une invitation au voyage grâce à la cheffe Farah Rabekijana.  

« Mes parents travaillaient dans le tourisme et l’hôtellerie. C’est mon père qui m’a initiée à la cuisine. » Pour Farah, la cuisine est vite devenue une passion. Elle commence très jeune, à 16 ans, par un stage à l’hôtel Colbert. Pour acquérir plus d’expériences, elle continue son stage à l’hôtel Carlton et se fait embaucher à 18 ans. Elle y restera six ans. Très ambitieuse, elle décide de prendre son envol et devient chef de cuisine.

Présentez-nous votre style ?
J’adopte un style simple et raffiné. J’essaie aussi d’apporter des couleurs et de la vie dans mes plats pour refléter ma personnalité. Je suis plutôt dans un style de cuisines européenne et asiatique mais je suis aussi fan de cuisine malgache.

Quels sont vos produits de prédilection ?
Le poisson frais surtout quand la chair du poisson a une texture différente et une belle couleur comme la bonite, le thon jaune ou le saumon.

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
L’huile d’olive. C’est un produit que j’affectionne particulièrement.

Le plat qui vous rend coucou ?
Le poisson frit ou trondro frite !

Votre boisson préférée ?
Le rhum arrangé que je prépare moi-même et commence petit à petit à commercialiser.

À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Elle est mise à jour tous les six mois. Néanmoins, nous proposons presque toutes les semaines des suggestions à nos habitués.

Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ?
Je regarde surtout la tendance culinaire et gastronomique selon la saison des produits mais aussi à travers le retour et les demandes des clients.

Quelle est votre actualité ? 

Notre nouvelle carte qui vous emmènera aux quatre coins de l'Europe et du monde.

Propositions gourmandes par Farah Rabekijana de la Compagnie des voyageurs

Dôme de foie gras, cœur d’oignons caramélisés et son chutney de fruits
Carpaccio d’espadon au zeste de combava
Camarons flambés au pastis
Sablé citron meringué

Recettes du mois

Ravioles d’épinards mascarpone, émulsion de crème de truffe
Ingrédients
Pour la farce :
100 g de mascarpone
1 botte d’épinards Beurre de truffe 
Pour la pâte
500 g de farine
350 g de jaune d’œuf
Jus d’épinard (de préférence de couleur de la pâte) 
5 cl d’huile de truffe
Sel (facultatif) 
Pour la sauce
50 cl de crème liquide
80 g de parmesan
4 cl d’huile de truffe Morceaux de truffe

Mode de préparation

Pour la farce : faire revenir au beurre et à l’ail, les épinards préalablement lavés, découpés. Laisser refroidir et retirer le jus des épinards pour la réalisation de la pâte. Ensuite, mélanger les miettes d’épinards avec le mascarpone. Rajouter le beurre en pommade et les morceaux de truffe. Finir avec un parfum d’huile de truffe.

Pour la pâte : mélanger les jaunes d’œuf et la farine. Ajouter une pincée de sel et le jus d’épinard. Travailler la pâte et laisser reposer une heure au réfrigérateur. Après la pause, abaisser la pâte avec un rouleau et finir avec une machine à pâte pour avoir une pâte bien fine. À l’aide d’un emporte-pièce, donner la forme arrondie et poser une cuillère à café de la farce au mascarpone. Former la raviole.

Pour la sauce : suer les oignons et l’ail. Rajouter en même temps la crème et le parmesan râpé. Pour finir, passer la sauce au mixeur plongeant et tamponner avec du beurre et de la truffe.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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