Call of Duty : blitz ou pétard mouillé ?
10 décembre 2021 // Media & Add-0n // 7794 vues // Nc : 143

Comme chaque année, Activision nous offre une nouvelle version de son jeu de tir phare « Call of Duty » (COD). Notre devoir de joueur nous demande de s’y pencher, mais est-ce que ce nouveau séjour au front vaut le temps qu’on y passe ? Rengagez-vous, ils disaient…

Au même titre que FIFA et eFootball, la série de jeu de tir Call of Duty rythme le calendrier des sorties. Vieille de presque 20 ans, cette licence s’est imposée sur le marché du jeu vidéo, à un point où les studios rivaux adaptent leur agenda pour ne pas se retrouver directement face à elle dans les magasins. Une telle confrontation se résumant en général par des ventes catastrophiques. Aussi, comme chaque année, la hype ne cesse de monter jusqu’au jour tant attendu, où l’éditeur Activision dévoilera l’épisode qui aura la dure tâche d’être son nouveau porte-étendard.

Mais début novembre, lorsque la bête était finalement disponible, il n’aura pas fallu longtemps avant que le soufflé ne retombe. Nombre d’influenceurs faisant la pluie et le beau temps sur l’opinion publique du jeu vidéo n’ont pas tardé à laisser de côté le titre. Car si les scores de vente sont bien au rendez-vous, les audiences de ce jeu sous-titré Vanguard sur la plateforme de streaming Twitch n’ont pas la saveur du succès. Avec un nombre de spectateurs aux alentours des 60 000 à l’écriture de ces lignes, on est bien loin de ce qu’on peut attendre d’une licence aussi importante, pouvant atteindre les 200 000 spectateurs.

Mais début novembre, lorsque la bête était finalement disponible, il n’aura pas fallu longtemps avant que le soufflé ne retombe. Nombre d’influenceurs faisant la pluie et le beau temps sur l’opinion publique du jeu vidéo n’ont pas tardé à laisser de côté le titre. Car si les scores de vente sont bien au rendez-vous, les audiences de ce jeu sous-titré Vanguard sur la plateforme de streaming Twitch n’ont pas la saveur du succès. Avec un nombre de spectateurs aux alentours des 60 000 à l’écriture de ces lignes, on est bien loin de ce qu’on peut attendre d’une licence aussi importante, pouvant atteindre les 200 000 spectateurs.

Mais ne soyons pas mauvaise langue. Poussés par une concurrence toujours plus forte et des attentes de plus en plus grandes venant du public, les studios de développement se heurtent souvent à des ambitions trop démesurées pour le peu de temps dont ils disposent. Des licences comme COD en sont de parfaits exemples, puisqu’au lieu d’une mise à jour, c’est un nouveau jeu qui doit être pondu tous les ans. La diversité des studios en charge des projets facilite le respect du rythme imposé par Activision, mais il est (très) loin de régler le problème. Vanguard est une nouvelle victime du système, dont nous espérons que l’intégration à Warzone sauvera les quelques meubles ayant résisté au bombardement.


Eymeric Radilofe

Note : 5 / 10
Éditeur / Développeur : Activision / Sledgehammer Games
Plateformes : Xbox Series, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Microsoft Windows
Date de sortie : 5 novembre 2021 (global)

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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