La face ensoleillée des DLC : quand les éditeurs sont trop généreux
9 février 2022 // Métiers & Petits Métiers // 5083 vues // Nc : 145

Il y a quelques mois, nous avons abordé la face sombre des DLC (contenus téléchargeables) en pointant l’avidité des éditeurs. Parce que l’histoire n’a pas qu’une face, on s’attaque cette fois à ceux qui nous ont gâtés.

On ne fera pas l’affront aux fidèles d’Add-on de rappeler ce que sont les DLC (downloadable contents), ces extensions avec un ou plusieurs ajouts au jeu original. Si la dernière fois nous nous concentrions sur ceux qui ne cherchent qu’à vider notre portefeuille à coup de fausses bonnes idées ou de pièges à carte bleue, il est temps de redonner à ces contenus additionnels leurs lettres de noblesse en rappelant leur objectif premier : enrichir notre expérience de jeu et honorer le matériau de base.

« The Last of Us » - « Left Behind » : en plein dans le cœur
C’est le seul de la liste à nous plonger dans le passé, au lieu de nous raconter les événements suivant la fin du jeu original. Et ce n’est pas plus mal, puisque Left Behind nous entraîne à la découverte de l’histoire d’Ellie, une des protagonistes de la saga, pour comprendre la tragédie qu’elle a connue avant de rencontrer son père de substitution, Joël. Il n’est pas extrêmement riche en contenu ou en possibilité de gameplay, mais sa force réside dans l’émotion qu’il apporte à l’histoire, et par extension au joueur. La preuve que les jeux vidéo sont plus qu’une succession de mécaniques, ils peuvent émouvoir leur public avec une histoire bien écrite et racontée, tout comme un film ou un livre.

« The Elder Scrolls 5 » - « Skyrim » - Les 3 DLC : une faim sans fin
Voilà près de 10 ans que nous avons mis les pieds sur les terres de Bordeciel. Et si on aime y retourner, ce n’est pas que pour les joies du modding (modifications au jeu original) vous permettant de mettre tout et n’importe quoi sur notre route, même si ça y contribue beaucoup. Skyrim, c’est plusieurs heures de jeu, d’exploration, d’histoire, de mystères que nombre de joueurs continuent de découvrir. Le jeu de base est déjà riche en contenu, mais les trois DLC, respectivement Dawnguard, Dragonborn et Hearthfire, nous ont convaincus que nous n’en aurons jamais assez. Des heures de quêtes et d’histoire en plus, une guerre épique, un combat de boss mythique… Ce n’est pas pour rien que de toute la licence The Elder Scrolls, le cinquième opus est celui qui a connu le plus d’itérations sur console et PC.

« The Witcher 3 » - « Blood & Wine » : le millésime ultime
Le DLC ultime, en toute objectivité (ou presque). La première extension, Hearts of Stone, était déjà intéressante, et se concentrait sur les conséquences des choix du joueur sur les relations qu’il avait avec les PNJ, les « personnages non-joueurs » qu’il ne contrôle pas. Mais le second et dernier DLC, Blood & Wine, està un tout autre niveau. Une toute nouvelle intrigue associée au talent d’écriture du studio, ce passage au duché de Toussaint n’est pas qu’une simple extension, mais un jeu à part entière. Plus qu’un ajout, ce DLC peut être considéré comme une version améliorée des mécaniques du Witcher 3 original, et est une lettre d’amour à Geralt de Riv en lui offrant une fin plus que méritée.


Eymeric Radilofe

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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