« Petite Melody » La musique de l’enfance
5 mars 2022 // Cinéma // 4796 vues // Nc : 146

Dina Nomena Andriarimanjaka a remporté le premier prix de « 7 jours pour 1 film ». Un « rêve d’enfant » qu’elle a pu réaliser (en sept jours !) à travers cet atelier de promotion du cinéma africain au féminin.

Pourquoi « Petite Melody » ?
C’est ma nièce qui m’a inspiré cette histoire. Pendant le confinement, j’ai eu le temps de l’observer  et je voyais comment elle plongeait dans son univers avec sa poupée. Ce contraste entre l’insouciance de l’enfant et la pesanteur de ce qui l’entoure m’a interpellé.  

Dans le scénario initial, Melody prend la place de sa mère et elle la place de sa poupée. Que recherchez-vous dans ce jeu de substitution ?
Elle devient la maman de sa poupée. À travers cette relation mère-fille se révèlent des moments simples de la vie, de la complicité. C’est ce que je voulais raconter. Les femmes et les enfants ont toujours été des sujets qui me tiennent à cœur.

Dans le scénario initial, l’intention se concentre sur les gestes de Melody. Dans la version retravaillée, l’alternance de points de vue entre Melody et sa poupée prend plus de place. Pourquoi ?
Ce glissement s’est opéré après avoir retravaillé le scénario. Dans le scénario initial, nous avions plutôt prévu des plans rapprochés qui permettent de détailler les gestes de Melody quand elle joue avec sa poupée. Dans la version finale, nous avons opté pour des plans plus larges permettant de déplacer les points de vue.

Votre métier de journaliste vous a-t-il aidée ?
Énormément, que ce soit dans l’écriture ou la réalisation. Petite Melody est mon premier film et réaliser a toujours été un rêve pour moi. En plus de mon admiration pour les réalisatrices malgaches, je suis une grande fan du Japonais Hayao Miyazaki (réalisateur de films d'animation, NDLR). Sa poésie m’a toujours fascinée.

Après ce premier succès, comment voyez-vous l’avenir ?
Cette expérience a suscité une furieuse envie de raconter d’autres histoires. Je travaille déjà sur l’écriture d’un nouveau scénario.


Domoina Ratsara
Association des critiques cinématographiques de Madagascar (ACCM)

Pour un cinéma de femmes
« 7 jours pour 1 film » est un atelier itinérant qui a pour objectif de révéler les femmes désirant se professionnaliser dans le milieu du cinéma en Afrique. Il comprend un concours de scénario, un atelier de formation, la réalisation du film primé et l’accompagnement de sa diffusion à l’international. Le principal challenge pour la gagnante issue des lauréates sélectionnées à chaque édition est, avec la participation de celles-ci, de pouvoir préparer, tourner, monter et diffuser son film de court métrage en sept jours seulement. 

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

Lire

23 janvier 2026

Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

L’Ultra Trail des Hauts Plateaux (UTOP) fera son grand retour du 1ᵉʳ au 3 mai 2026 pour une 17ᵉ édition qui s’annonce particulièrement dense. Après av...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Making of shooting mode – Janvier 2026 – NC 192

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition janvier 2026 - NC 192
Prise de vue : La Teinturerie Ampasanimalo 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Mia, Alvine, Safidy, Ken, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir