Cœur et Conscience « 1000 enfants parrainés »
6 novembre 2020 // In & Out // 6127 vues // Nc : 139

Coufé « de fil en aiguille »

En mars dernier, trois jeunes entrepreneurs, Andrianarinoa Thierry, Rabenja Jessica et Andriamandimbisoa Kiraën, âgés de 20 ans, ont décidé de créer une marque de t-shirts Coufé pour Company Organized and United for Fair Entrepreneurship. Des t-shirts à message brodés par des détenues de la prison d’Antanimora. «Cette idée est née à la suite d’une vidéo d’Amnesty International sur les conditions de la vie carcérale à Madagascar. Nous nous sommes dit, pourquoi ne pas travailler avec des détenus ? Nous avons besoin de main d’œuvre pour mettre le projet en place et ces personnes ont du temps ainsi que des compétences non mises en valeur.» La petite entreprise travaille aujourd’hui avec 15 détenues dont certaines ont déjà des compétences en matière de broderie et d’autres suivent des formations. Contrairement à la broderie industrielle, ils peuvent fournir des articles à l’unité avec une finition plus contrôlée et personnalisés selon le goût des clients. «Nous voudrions collaborer avec tous les milieux carcéraux à Madagascar en promouvant d’autres métiers, le but étant de diversifier les activités au sein de Coufé. Nous envisageons aussi de faire suivre une formation sur l’entreprenariat aux détenues car nous sommes une marque engagée dans la réinsertion sociale.»

Cœur et Conscience « 1000 enfants parrainés »

Changer l’avenir des enfants, c’est la mission de l’association Cœur et Conscience basée à Diego Suarez. Créée en janvier 2006 par Amédée, cette association est devenue un acteur majeur de la Protection de l’Enfant à Madagascar avec le soutien de l’Unicef, l’Union Européenne et la collaboration des autorités malgaches. Elle a pour objectif d’offrir une éducation de qualité aux enfants défavorisés en les accompagnant dans leur scolarité. Une antenne s’est également créée à La Réunion.«Nous travaillons en étroite collaboration avec les acteurs locaux, un réseau d’associations et d’organismes partenaires» souligne Patricia Rasoanindrina, coordinatrice de l’association. «Il faut éduquer les enfants dès leur plus jeune âge pour qu’ils apprennent les valeurs humaines universelles. Aujourd’hui, nous parrainons 1000 enfants.»

Page réalisée par Aina Zo Raberanto

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Edito
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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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