Confession : Les grands se livrent
16 août 2025 // Media & Add-0n // 6505 vues // Nc : 187

Hafatra Martial Andrianarivo a passé six ans à tirer des confidences aux grandes figures de Madagascar dans son émission Confession, diffusée chaque premier dimanche du mois sur KoloTV. Artistes, politiques, activistes, religieux… Tous ont accepté de lever le voile sur leur vie privée face à lui. Mais cette fois, c’est au tour de l’animateur de se livrer, entre introspection, tabous et un combat personnel contre les préjugés.

Se confier devant des millions de téléspectateurs ?
L’émission accueille les grandes personnalités malgaches, notamment des artistes, des politiques, des religieux ou encore des activistes. Ce sont ces personnes que la masse considère comme des extraterrestres inaccessibles, l’opposé du commun des mortels. Mais ce sont – en réalité – des parents, des entrepreneurs, des salariés comme tant d’autres. L’objectif est de rapprocher ces deux perceptions : ces êtres exceptionnels sont en réalité monsieur ou madame Tout-le-Monde. Dans l’émission, les invités dévoilent leurs parcours et cursus pour – surtout – inspirer les jeunes. Qu’y a-t-il de plus intéressant qu’emboîter les pas de ses idoles ?

Racontez-nous la réalisation d’un numéro…
L’interview se prépare un mois à l’avance. Les grandes lignes – d’ordre personnel et professionnel – sont transmises au préalable au concerné. Le questionnaire, validé par l’interlocuteur et aussi mes supérieurs hiérarchiques, nous procédons ensuite au tournage, qui dure entre un et trois jours.

La phase de post-production prend environ deux semaines, surtout à cause de la procédure de validation. Parler publiquement de la vie privée d’une personne est toujours très délicat. Certes, il y a toujours des manières de dire les choses autrement, mais nous préférons que le concerné soit d’accord avant de diffuser l’émission qui le concerne.

Une confession, de votre part ?
J’ai conçu cette émission pour moi, une sorte de combat personnel. En effet, les gens – me regardant de loin – me jugent efféminé. Mais de plus près, ils découvrent que je suis père de famille. Je pense que chacun a une facette qui mérite d’être mise en lumière pour casser les préjugés qui détruisent parfois des vies. Toujours dans cette optique de vouloir casser les préjugés, j’aimerais créer une émission de mode dédiée aux hommes soucieux de leur apparence. À côté, j’ai une association nommée « Le Messager du bas quartier » qui promeut le développement de ces milieux. J’ai beaucoup été affecté par les étiquettes « efféminé » et « gars du bas quartier », c’est ce qui me motive à casser les idées reçues grâce à la télévision et à l’association.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Contact : +261 33 06 111 53

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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