Tsenaow : Zéro plastique
5 janvier 2021 // In & Out // 4512 vues // Nc : 132

Sensibilisées à l’écologie très jeunes, Jossie et Joëlle Randriamiandrisoa se sont lancées dans l’aventure zéro déchet avec leur entreprise Tsenaow (prononcer « tsenaou), la contraction de Tsena et zero waste (OW). Elles fabriquent des cosmétiques solides de façon artisanale comme les soins du corps, de cheveux, du visage, des shampooings, des savons saponifiés à froid, des accessoires réutilisables pour remplacer le tout-jetable sans utiliser d’emballage en plastique.

« Le zéro déchet n'est pas qu'un moyen de se faire de l'argent mais une philosophie et un esprit que nous essayons d'adopter autant que possible dans notre démarche. Nous échangeons continuellement sur ce qui est zéro déchet et ce qui ne l'est pas, et au-delà de la problématique des déchets, nous réfléchissons à l'aspect santé, à l'empreinte carbone de nos produits, à la fin de vie des rares emballages que nous utilisons lorsque c'est indispensable, à réutiliser les chutes pour faire en sorte au maximum que nos produits soient éco-conçus. » Un de leurs produits phares reste la culotte menstruelle, fabriquée entièrement à Madagascar. Une culotte comportant une partie absorbante qui recueille le sang et protège contre les fuites. Une solution contre les protections hygiéniques jetables qui constituent une source de déchets à travers le monde. « Le concept surprend souvent la première fois qu’on en entend parler mais à l’utilisation, quasiment toutes celles qui l’utilisent ne peuvent plus s’en passer. Nous avons eu des retours de nos utilisatrices qui nous disaient que nous avions changé leur vie. C’est notre plus grande satisfaction. »


Page réalisée par Aina Zo Raberanto

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Exposition : Quand l'art prend racine dans le vivant

Lire

14 janvier 2026

Exposition : Quand l'art prend racine dans le vivant

Dendrophile s'inscrit dans la continuité d'Antson'ny tontolo miaina, projet initié en 2023 par la curatrice indépendante Ihoby Rabarijohn, qui relie a...

Edito
no comment - Bonne… continuation

Lire le magazine

Bonne… continuation

Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

No comment Tv

Interview - Naly Ravalitera - Janvier 2026 - NC 192

Découvrez 𝐍𝐚𝐥𝐲 𝐑𝐚𝐯𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞𝐫𝐚, fabricant de baby-foot, dans le 𝐧𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭® NC 192 - janvier 2026
À Ambatolampy, 𝐍𝐚𝐥𝐲 𝐑𝐚𝐯𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞𝐫𝐚 perpétue un savoir-faire familial devenu rare. Artisan fabricant de baby-foot au sein de l’Atelier Ideal NL Pro, il raconte comment, depuis 2010, il façonne ces tables de jeu à la main, entre transmission, contraintes du métier et ambitions d’ouverture au-delà des frontières malgaches.

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir