Tsenaow : Zéro plastique
5 janvier 2021 // In & Out // 4909 vues // Nc : 132

Sensibilisées à l’écologie très jeunes, Jossie et Joëlle Randriamiandrisoa se sont lancées dans l’aventure zéro déchet avec leur entreprise Tsenaow (prononcer « tsenaou), la contraction de Tsena et zero waste (OW). Elles fabriquent des cosmétiques solides de façon artisanale comme les soins du corps, de cheveux, du visage, des shampooings, des savons saponifiés à froid, des accessoires réutilisables pour remplacer le tout-jetable sans utiliser d’emballage en plastique.

« Le zéro déchet n'est pas qu'un moyen de se faire de l'argent mais une philosophie et un esprit que nous essayons d'adopter autant que possible dans notre démarche. Nous échangeons continuellement sur ce qui est zéro déchet et ce qui ne l'est pas, et au-delà de la problématique des déchets, nous réfléchissons à l'aspect santé, à l'empreinte carbone de nos produits, à la fin de vie des rares emballages que nous utilisons lorsque c'est indispensable, à réutiliser les chutes pour faire en sorte au maximum que nos produits soient éco-conçus. » Un de leurs produits phares reste la culotte menstruelle, fabriquée entièrement à Madagascar. Une culotte comportant une partie absorbante qui recueille le sang et protège contre les fuites. Une solution contre les protections hygiéniques jetables qui constituent une source de déchets à travers le monde. « Le concept surprend souvent la première fois qu’on en entend parler mais à l’utilisation, quasiment toutes celles qui l’utilisent ne peuvent plus s’en passer. Nous avons eu des retours de nos utilisatrices qui nous disaient que nous avions changé leur vie. C’est notre plus grande satisfaction. »


Page réalisée par Aina Zo Raberanto

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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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