Reggae Bar : Positives vibrations
11 août 2022 // Sortir // 4787 vues // Nc : 151

Ambiance rasta, mais surtout de la convivialité, de la bonne bouffe et de la vibe. Le Reggae Bar à Ankazomanga est sans doute le meilleur plan, en tout cas le plus original, pour chiller sans se prendre la tête.

Les murs sont décorés par des posters de Bob Marley et partout du vert-jaune-rouge… On est bien au temple du reggae, un bar créé par une bande de potes pour qui l’entraide est à la fois une philosophie et une façon d’être. « Nous avons eu l’idée de créer ce lieu parce que nous avions des potes qui n’arrivaient pas à trouver du boulot », explique Iony, le barman. « On s’est dit que c’était mieux de se lancer dans quelque chose qui nous ressemble et d’en faire profiter les amis. » Ouvert en mai dernier, le Reggae Bar est devenu l’établissement incontournable du quartier. Ouvert du mercredi au samedi, il accueille une clientèle déjà fidèle et aussi des curieux. « Notre déco extérieure ne passe pas inaperçue, alors les gens sont curieux de voir ce qu’il y a à l’intérieur. Mais dès qu’ils passent la porte, ils se sentent bien. C’est comme à la maison, la bouffe est excellente et la musique fait le reste. »

Conscient que les clients doivent être chouchoutés, la bande de potes se donnent à fond pour offrir un service de qualité. Et cela commence par des grillades simples, mais efficaces. « Nous proposons trois sortes de viandes, de l’agneau, du poulet mariné et de l’entrecôte. En accompagnement, ce sont des légumes, des frites et de la sauce cheddar », explique Avotra, le cuisinier et le plus âgé de la bande. « Je suis là en soutien à tous ces jeunes qui ont choisi de se prendre en main, et comme en plus je suis un passionné de cuisine, j’ai tout de suite trouvé ma place. » Qui dit reggae, dit bien sûr musique, laquelle se marie fort bien avec le rhum arrangé maison : à consommer avec modération (le rhum pas la musique !) !

Si vous vous sentez d’humeur joueuse, des instruments de musique sont à votre disposition. Un concept qui fait toujours plaisir et qui donne de l’ambiance à chaque soirée. « C’est quand plus sympa que le karaoké en vidéo », lance Boly Rast, en charge du service en salle mais également tatoueur. « À chaque soirée ou même dans l’après-midi, il y a toujours des musiciens ou chanteurs en herbe qui font le spectacle. C’est aussi le petit plus de notre établissement. Sinon, on organise des concerts avec des pros. On a déjà reçu Zongo Bilaky, Kougar et Jah Steve. » Un repère d’artistes, où même les peintres n’hésitent pas à exposer et mettre en vente leurs œuvres. Le sens du partage, tel est bien le leitmotiv de cette petite communauté disponible et bienveillante.

« Au mois de juin, nous avons distribué de la nourriture aux personnes dans le besoin du quartier. C’est ça aussi le rastafarisme ! » Comme projet immédiat, ils se promettent d’améliorer encore les lieux au niveau de la décoration. « Il faut savoir qu’ici c’est une ancienne décharge. Quand nous avons repris la maison, nous avons décidé de revoir toute la déco et de faire nous-mêmes les peintures et le bar… sans l’aide de personne. Ensuite, nous avons rajouté le chalet pour donner une petite ambiance exotique. »


Aina Zo Raberanto

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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