Chez Aly : Fraicheur et farniente
4 octobre 2025 // Sortir // 4183 vues // Nc : 189

À Madirokely, Chez-Aly n’est pas qu’un restaurant. C’est un lieu où l’on vient manger, mais aussi se poser, se baigner, écouter de la musique… et peut-être même oublier le temps.

Piscine turquoise, jardin verdoyant, cocktails qui transpirent sous la chaleur tropicale… À première vue, Chez-Aly ressemble à ces lieux où l’on se dit : « je vais juste passer pour un déjeuner », et où l’on finit par traîner jusqu’à la nuit tombée. Situé au cœur de la Résidence de la Baie Villa Valiha, à Madirokely, le restaurant est devenu en peu de temps l’une des adresses où il fait bon se détendre à Nosy Be. Le cadre a des allures de carte postale : piscine qui invite à un plongeon avant le repas, dîner romantique possible sous les étoiles, et une ambiance tropicale qui rend tout prétexte valable pour s’y arrêter. Mais Chez-Aly n’est pas qu’une belle façade. Le patron, Aly lui-même, est aussi aux fourneaux. Et c’est sans doute ce qui donne au lieu son supplément d’âme.

« Tout a commencé à Ambilobe en 2021. On avait cinq couverts dans la rue, un congélateur loué et un seul plat au menu : du poisson grillé. Le bouche-à-oreille a fait le reste », raconte-t-il. De cette petite gargote improvisée à un restaurant installé dans un hôtel éco-conçu trois étoiles, le parcours est pour le moins atypique. « Aujourd’hui, je veux garder cette simplicité de départ : des produits frais, locaux, et une cuisine qui parle autant aux Malgaches qu’aux visiteurs », poursuit-il.

Au menu, poissons et fruits de mer fraîchement sortis des filets, légumes du marché, recettes malgaches revisitées, mais aussi touches internationales pour rassurer les palais voyageurs. De quoi séduire aussi bien les habitués locaux que les touristes italiens, français ou allemands qui composent une bonne partie de la clientèle. Mais le restaurant s’assume aussi comme un lieu de vie. Concerts live, soirées cabaret, événements comme Summer Colors ou Summer Time animent régulièrement la piscine et les tables. « On veut que les gens se sentent ici comme chez eux, qu’ils viennent manger, boire un verre, écouter un concert, ou juste passer du temps », glisse Aly avec un sourire tranquille. Un restaurant, certes. Mais aussi un petit morceau de Nosy Be à ciel ouvert.

Solofo Ranaivo

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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