Mofo Akondro Benoit : Avoir la banane !
24 mai 2024 // Gastronomie // 4696 vues // Nc : 172

Avis aux amateurs de street food ! Depuis un an déjà, le « Mofo Akondro Benoit » situé à Ambohibao est devenu un lieu incontournable, attirant un grand nombre de clients plaisant grâce à ses délicieux beignets de banane. Ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h30, Benoit et son équipe sont déterminés à satisfaire leur clientèle sans limite...

Ce qui distingue le « mofo akondro » de Benoit des autres, c’est sa diversité de prix qui s’adresse à tout le monde, sans exception. Les prix des beignets de banane varient de 200 à 1000 ariary, offrant ainsi une option abordable à chacun. D’ailleurs, la qualité des beignets est une priorité pour Benoit. « Ce n’est pas avec n’importe quelle banane qu’on fait les mofo akondro. Les bananes que nous achetons sont de bonne qualité, fournies par un seul et unique fournisseur » explique-t-il. La gestion de l’huile est également cruciale pour la couleur, le croustillant et le goût des beignets. « Nous veillons à changer l’huile trois fois par jour afin de maintenir la fraîcheur et la qualité des produits ». De plus, il accorde une grande importance à l’hygiène pour s’assurer que ses clients ne tombent pas malades.

Pour Benoit, la difficulté dans son métier réside dans la saveur des « mofo akondro ». Il estime qu’il ne suffit pas de les cuisiner mais il faut aussi les goûter car la saveur des bananes peut varier. De surcroît, il nous confie que la passion pour la préparation des beignets de banane a été transmise de génération en génération, ce qui symbolise le savoir-faire et la passion culinaire.

En plus des « mofo akondro », le stand propose également des « mofo voatavo » (beignet de citrouille), élargissant ainsi le choix pour les clients. Bien que Benoit n’ait pas encore l’intention d’ajouter d’autres produits à son menu, son objectif ambitieux est d’étendre la présence de ses « mofo akondro » dans toute la ville d’Antananarivo cette année. Il explique : « Ce n’est pas aux habitants d’Andoharanofotsy ou de Mahazo de venir jusqu’ici, à Ambohibao, juste pour nos mofo akondro ! C’est à nous d’aller à leur rencontre partout dans la capitale ». Alors, venez découvrir les délices des « mofo akondro » de Benoit et laissez-vous emporter pas leurs saveurs uniques qui donnent la banane !

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamanana
Contact Mofo Akondro : +261 34 08 355 63

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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