Miavefood : Le Mofo qui fait Wow !
6 novembre 2024 // Gastronomie // 9319 vues // Nc : 178

Le « mofo lasary », ce pain garni emblématique de Madagascar, a longtemps été apprécié comme un en-cas populaire, aimé pour sa simplicité et ses saveurs authentiques. Avec Miavefood, ce snack traditionnel revient en force, revisité avec des ingrédients frais et locaux. Implantée à Tsarasaotra depuis quatre mois, Miavefood invite les amoureux de la cuisine malgache à redécouvrir le « mofo lasary » et bien plus encore, du lundi au samedi, de 12 h 30 à 15 h 30. Rencontre avec Stéphane, le fondateur, qui a su redonner vie à ce snack adoré des petits et grands.

Miavefood, c’est avant tout un hommage aux classiques de la gastronomie malgache, avec en vedette le « mofo lasary ». Fraîchement arrivée à Madagascar après avoir conquis la France, Miavefood propose une expérience streetfood unique. Le pain garni traditionnel est revisité avec des recettes 100 % locales. Mais ce n’est pas tout ! On y retrouve aussi du « mofo chocolat » surprenant, avec des garnitures à la banane ou à la mangue, des smoothies maisons, et un incontournable : le jus de bissap à base d’hibiscus, devenu un vrai favori des clients. « J’ai décidé de revenir à Madagascar pour créer ce concept de streetfood, car j’étais fan de pain lasary, mais je n’en trouvais presque plus ici » explique Stéphane. En développant ce projet, il a voulu réintroduire ce pain emblématique avec une touche personnelle. Le pain, élaboré d’après une recette italienne, est préparé sur place, bien fermenté et toujours servi frais et chaud.

Stéphane s’est inspiré du dialecte vezo, où « miave » signifie « apporter », pour nommer sa marque. Quant au logo, il représente un bonhomme jovial qui symbolise le plaisir de manger de la streetfood. Chez Miavefood, chaque client devient le chef de son propre sandwich. Le concept est simple : les clients choisissent leurs ingrédients parmi un large choix de viandes, légumes frais, fromages, condiments, poulet mariné, oignons caramélisés et sauces maison. L'ensemble est mis en place devant eux pour une expérience immersive et gourmande. Quant aux boissons, Miavefood propose deux gammes de smoothies naturels, sans sucre ajouté et non stérilisés, garantissant fraîcheur et saveur. Le choix se fait entre mangue, citron, eau de coco ou corossol, ananas et jus de betterave. « Nous sommes ouverts aux collaborations avec des distributeurs intéressés par la vente de nos smoothies » précise Stéphane.

Selon le fondateur, les débuts ont été encourageants, bien que l’équipe ait dû ajuster les prix pour correspondre aux moyens de la clientèle. Aujourd'hui, un mofo lasary coûte 10.000 Ariary, et 8.000 pour les étudiants. Avec un jus, le prix passe à 13.000 Ariary, ou 10.000 pour les étudiants, un excellent rapport qualité-prix. « On a des clients qui vont des étudiants aux jeunes adultes en passant par les personnes âgées ». Bien qu'ils aient trouvé un public fidèle, Stéphane préfère consolider le concept avant d’envisager une expansion. Le stand de Tsarasaotra est pour l’instant parfait pour attirer les amateurs de streetfood. Comme l'indique avec humour le panneau à l’entrée : « Mihinàna eto fa sady hatsilo saina ianao no sexy ! » (Mangez ici, non seulement, vous deviendrez plus intelligents, mais aussi sexy !)

Cédric Ramandiamanana

Facebook : Miavefood Marque
Stéphane : +261348390045

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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