L’airsoft : A la guerre !
22 août 2023 // Loisirs & J’ai essayé // 6370 vues // Nc : 163

Je me suis toujours demandé ce que cela faisait de se trouver sur un champ de bataille, juste avec l’adrénaline nécessaire pour s’amuser sans se mettre en danger. De nature plutôt posée, ce fut à la fois un défi et une surprise pour moi que de l’avoir découvert sur le terrain d’Airsoft & Go Kart Madagascar à Anosy Avaratra.

Il s’agit du premier terrain exclusivement réservé à l’airsoft à Madagascar. Quand Lalaina Eric Ramaroson l’a fondé en octobre 2022, il avait en tête de créer un espace où le temps d’une journée, les participants se rappellent l’importance du travail d’équipe. « La moitié des clients sont des particuliers et l’autre moitié sont des employés d’entreprises. Les gens viennent ici, surtout pour organiser des team building. »

En effet, le lieu a de quoi dissimuler une compagnie entière : à seulement une vingtaine de mètres de la route, un talus surmonté de pins isolé du monde extérieur et on se retrouve dans une partie de Call of Duty, une série de jeux vidéo de tir, grandeur nature. Comme si le fin fond des bois ne suffisait pas à m’intimider, Lalaina nous montre une plaque où différents modèles de fusils nous attendent. Alors, je tends l’oreille pour faire gaffe. « L’airsoft est un jeu de tir et de stratégie militaire, ce n’est pas de l’eau qui sort des fusils, mais des balles qui font réellement mal. Ce n’est pas pour vous faire peur, mais pour vous préparer mentalement, la douleur passe après dix à vingt secondes. De ce fait, la distance minimum pour tirer est de dix mètres. Contrairement au paintball, il n’y a pas de marque visible quand on est touché, donc il faut jouer fairplay et lever la main en criant « out » quand une balle vous atteint. Pour pouvoir rejouer ensuite, un coéquipier peut vous toucher deux fois ; si c’est un membre de l’équipe adverse qui vous touche pendant que vous êtes out, vous sortez du jeu. » Il nous demande de nous diviser en deux groupes de sept personnes, avec un gilet différent pour chaque équipe.

J’enfile le mien, met les lunettes de protection obligatoires, un casque, un masque pour se protéger la bouche, choisit un fusil, et me voilà prêt à jouer le jeu : pendant un quart d’heure, mon équipe doit empêcher les adversaires de récupérer un colis attaché au tronc d’un arbre.
Au moment où le compte à rebours résonne dans les bois, je me dissimule derrière les buissons.

Les échos des tirs et les cris de mes coéquipiers m’appellent à l’attaque. A peine sorti des buissons, une balle m’écorche la peau d’un doigt, Lalaina m’expliquera ensuite qu’il faut porter des gants, bref, nous avons perdu la partie.

Pour laisser passer la douleur et me remettre de cette défaite, je reste à la clairière avec les autres. Lalaina nous explique les différents types de jeu qu’on peut faire chez Airsoft & Go Kart Madagascar.  « Le jeu peut aussi s’organiser autour d’une prise d’otage. Tout à l’heure, une équipe a défendu un butin tandis que l’autre devait le récupérer, mais il se peut aussi que les deux équipes doivent chercher le même colis, dans ce cas, il faut être fort en stratégie. » Et c’est exactement ce que nous avons fait pour la deuxième partie, malgré toutes mes précautions : dos courbé dans les buissons, des sprints furtifs devant les adversaires… un habitué de l’airsoft m’atteint aux cuisses, à la main - encore une fois - la partie est finie. A cause des douleurs, je demande qui peut participer : il faut au moins avoir 18 ans, 15 ans si on est en famille. En tout cas, l’airsoft promet de l’action à ceux qui en demandent. Pas si soft que ça !

Propos recueillis par  Mpihary Razafindrabezandrina

Airsoft Madagascar +261 33 29 080 00

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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