En ville avec Rojo Rakotobe
9 juillet 2021 // Downtown // 8482 vues // Nc : 138

Slameur résident à Antsiranana (Diego-Suarez), Rojo Rakotobe est un passionné d’écriture. Sa ville fait partie de ses sources d’inspiration. Il nous livre ses meilleurs spots.

Votre resto favori ?
C’est à la maison et c’est moi le chef ! Mais ça ne m’empêche pas de sortir avec la famille ou avec des potes pour tester et goûter les plats proposés dans les restos.

Votre plat préféré ?
Sans hésiter, un bon steak de zébu saignant ou des gambas grillés bien épicés avec de la mayonnaise. C’est une tuerie pour les papilles. Sans oublier le riz en accompagnement.

Votre boisson fétiche ?
Après l’eau, je peux carburer à la bière. Un bon whisky ou un bon rhum ne seraient pas de refus. Mais toujours avec modération, bien sûr !

Vos hobbies ?
C’est le slam, la poésie. Je joue aussi au basket tous les jours vers 5 heures du matin. Sinon, j’adore les jeux de société !

Un endroit pour faire du shopping ?
La friperie Rostock du côté du Bazarkely, mais je commande aussi des trucs en ligne.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Peu importe l’endroit, du moment qu’on est avec les bonnes personnes. La nuit est longue et la ville est à nous ! Et pour terminer la soirée, admirer le lever de soleil devant le Pain de Sucre (Nosy Lonjo).

Un endroit pour s’évader ?
Ramena, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, pour sa plage de sable blanc et sa mer si calme. Bien évidemment, il y a d’autres spots comme la baie de Sakalava, la baie d'Abakao, la baie d'Antalaha, la baie d'Ampondrafeta…

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Andranomafana pour sa source thermale, Manambato pour le canal des Pangalanes et Antsiranana bien sûr !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Les éditions du Slam National en tant que festivalier. C’était une semaine riche et intense en partage, en émotion, l’occasion aussi de nouvelles rencontres. Mais c’est aussi un sport extrême sur le plan physique et mental.

Votre actualité ?
En ce moment, je prépare mon spectacle solo intitulé « Mad’Ilo. » Mad pour fou et ilo qui signifie hazavana (lumière). Mais « madilo » signifie aussi un goût sucré et aigre, comme le tamarin.


Propos recueillis par Judicaëlle Lovasoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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