Kessià Razafindramanana du Vatel Restaurant Ankorondrano
5 juillet 2021 // Gastronomie // 6410 vues // Nc : 138

Ouvert en octobre 2020, le Vatel Restaurant propose une cuisine du monde pour un voyage au gré des produits locaux et de saison. Une pause gourmande dans un cadre convivial, fait valoir Kessià Razafindramanana, responsable de la direction et formatrice.  

Le Vatel Restaurant à Ankorondrano est le second restaurant dédié aux clients, le premier se trouvant à Ambatoroka mais plutôt consacré à la formation. « La spécificité de notre restaurant est que ce sont les étudiants de la première à la troisième année qui y travaillent pour se préparer au monde professionnel. Ils apprennent tous les métiers qui touchent à l’hôtellerie et la restauration. » En cuisine, le chef Guy les accompagne pour la réalisation des plats. 

Présentez-nous votre style ?
Nous faisons une cuisine bistronomique, raffinée et inventive.

Quels sont vos produits de prédilection ?
Les légumes nouveaux de petites tailles. Les produits de saison comme les fruits de mer, le canard, le magret, le foie gras.

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
On utilise beaucoup les baies de goji (baies de Goya) et le poivre tsiperifery pour relever les plats.

Le plat qui vous rend coucou ?
Plutôt trois plats comme les ribs avec les patates douces grillées, le confit de canard et la blanquette de fruits de mer.

Votre boisson préférée ?
Le Vatel Détox à base de concombre, menthe, persil et citron. Excellent pour l’hiver !

À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Tous les trois mois. À partir de ce mois de juillet, nous mettons à l’honneur les plats d’hiver comme le potage, la soupe ou la raclette.

Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ?
C’est plutôt une décision collégiale en fonction des saisons.

Quelle est votre actualité ? 
Chaque semaine, les jeudis et vendredis, nous faisons des animations culinaires. Des packs pour deux comme des soirées kébab, sushi… Sinon, le Happy Hour tous les jeudis, vendredis et samedis.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Propositions gourmandes par Kessià Razafindramanana du Vatel Restaurant Ankorondrano

Tartelette de chèvre au miel et chorizo
Pièce de zébu grillée, jus réduit au poivre rouge, légumes nouveaux et pommes grenailles
Blanquette de fruits de mer et tagliatelles
Cannelés façon baba au vieux rhum

Recettes du mois

Travers de porc caramélisé et patate douce

Ingrédients
250 g de travers de porc
1 c.à.s de miel
2 c.à.s de sauce soja
1 c.à.s de sauce huître
10 g de sucre en poudre
200 g de patates douce
Sel
Poivre

Préparation
Découper les travers de porc. Mélanger tous les ingrédients dans un récipient puis ajouter le mélange sur les travers. Mettre la poêle à chauffer avec un peu d’huile, déposer les travers de porc jusqu’à obtenir une coloration. Ensuite, préchauffer le four à 120 °C. Faire cuire les travers au four pendant une heure. Pour les accompagnements, découper les patates douces en bâtonnets et faire frire. Pour décorer, ajouter un peu de graines de sésame.

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Lire

28 mai 2026

Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Ce dimanche 31 mai, à 15 heures, l'amphithéâtre du Centre de Conférence International d'Ivato accueillera un événement inédit dans l'histoire de la mu...

Edito
no comment - Exister en malgache

Lire le magazine

Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - LeManana guitariste - Mai 2026 - NC 196

Découvrez LeManana guitariste dans le no comment® NC 196 – mai 2026
LeManana puise ses racines dans le beko du Sud de Madagascar pour mieux les mêler aux rythmes d'Afrique et du monde. Quinze ans après ses débuts sur scène, sa world music a déjà traversé les cinq continents. Rencontre avec un artiste qui n’a pas fini de faire voyager la musique malgache.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir