ISOC Madagascar : Naviguer en toute sécurité
11 février 2026 // Assos // 985 vues // Nc : 193

Le mois de février est aussi le mois de la sécurité en ligne. Internet Society Chapter Madagascar (ISOC Madagascar) couvre tout ce qui concerne l’internet à Madagascar depuis 2018. L’île est le 35ᵉ chapitre (pays) en Afrique de l’Internet Society, organisation mondiale basée aux États-Unis. Pour parler de sécurité en ligne et des projets de l’année, Zo Ny Aina Rasolofomanana, président, répond à nos questions.

ISOC Madagascar, c’est tout sur l’internet ?
Oui, nous voulons connecter les non connectés. Dans cela, nous avons trois missions. La première, le développement de l’internet en le rendant accessible dans les zones urbaines et rurales. La seconde, le soutien à ce développement et aux organisations ayant cette même vision. Et la troisième concerne la sécurité numérique à travers les sensibilisations. Les crimes en ligne augmentent de plus en plus et ce que peu d’utilisateurs savent, c’est que la sécurité en ligne doit faire partie de l’hygiène de vie, des habitudes, de la même manière que nous verrouillons nos portes avant de dormir, par exemple.

Le mois de février est marqué par le Safer Internet Day.
Cette année, nous allons nous étendre sur neuf mois avec le projet Building Cyber Resilience in Madagascar. Une première partie s’est déroulée en 2023 à Antananarivo, Ambovombe, Fort-Dauphin, Fianarantsoa et Toliara.

Cette fois, nous élargissons nos cibles aux parents, enseignants et à la communauté, en considérant que la sécurité numérique concerne tout le monde. Nous avons lancé le recrutement des ambassadeurs, qui seront formés afin de mener des ateliers dans leurs localités. Nous utilisons des outils réels pour expliquer concrètement les démarches des malfaiteurs et montrer que le risque concerne chacun.

La sécurité numérique, c’est important ?
Il faut toujours garder en tête que les données personnelles — mots de passe, numéros de téléphone — peuvent être exploitées de manière malveillante. Les malfaiteurs ne sont pas forcément des experts en informatique ; beaucoup apprennent via des tutoriels en ligne. Les messages suspects, les liens inconnus et même le « wifi gratuit » représentent un danger. Ces pratiques ne s’apprennent pas à l’école, mais doivent faire partie de notre routine : mot de passe fort, gestion des partages, vigilance sur les photos. Chaque geste compte pour naviguer et partager sans peur.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : ISOC Madagascar
Contact : +261 34 14 192 99

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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