Le mois de février est aussi le mois de la sécurité en ligne. Internet Society Chapter Madagascar (ISOC Madagascar) couvre tout ce qui concerne l’internet à Madagascar depuis 2018. L’île est le 35ᵉ chapitre (pays) en Afrique de l’Internet Society, organisation mondiale basée aux États-Unis. Pour parler de sécurité en ligne et des projets de l’année, Zo Ny Aina Rasolofomanana, président, répond à nos questions.

ISOC Madagascar, c’est tout sur l’internet ?
Oui, nous voulons connecter les non connectés. Dans cela, nous avons trois missions. La première, le développement de l’internet en le rendant accessible dans les zones urbaines et rurales. La seconde, le soutien à ce développement et aux organisations ayant cette même vision. Et la troisième concerne la sécurité numérique à travers les sensibilisations. Les crimes en ligne augmentent de plus en plus et ce que peu d’utilisateurs savent, c’est que la sécurité en ligne doit faire partie de l’hygiène de vie, des habitudes, de la même manière que nous verrouillons nos portes avant de dormir, par exemple.
Le mois de février est marqué par le Safer Internet Day.
Cette année, nous allons nous étendre sur neuf mois avec le projet Building Cyber Resilience in Madagascar. Une première partie s’est déroulée en 2023 à Antananarivo, Ambovombe, Fort-Dauphin, Fianarantsoa et Toliara.
Cette fois, nous élargissons nos cibles aux parents, enseignants et à la communauté, en considérant que la sécurité numérique concerne tout le monde. Nous avons lancé le recrutement des ambassadeurs, qui seront formés afin de mener des ateliers dans leurs localités. Nous utilisons des outils réels pour expliquer concrètement les démarches des malfaiteurs et montrer que le risque concerne chacun.
La sécurité numérique, c’est important ?
Il faut toujours garder en tête que les données personnelles — mots de passe, numéros de téléphone — peuvent être exploitées de manière malveillante. Les malfaiteurs ne sont pas forcément des experts en informatique ; beaucoup apprennent via des tutoriels en ligne. Les messages suspects, les liens inconnus et même le « wifi gratuit » représentent un danger. Ces pratiques ne s’apprennent pas à l’école, mais doivent faire partie de notre routine : mot de passe fort, gestion des partages, vigilance sur les photos. Chaque geste compte pour naviguer et partager sans peur.
Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa
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