ISOC Madagascar : Naviguer en toute sécurité
11 février 2026 // Assos // 2718 vues // Nc : 193

Le mois de février est aussi le mois de la sécurité en ligne. Internet Society Chapter Madagascar (ISOC Madagascar) couvre tout ce qui concerne l’internet à Madagascar depuis 2018. L’île est le 35ᵉ chapitre (pays) en Afrique de l’Internet Society, organisation mondiale basée aux États-Unis. Pour parler de sécurité en ligne et des projets de l’année, Zo Ny Aina Rasolofomanana, président, répond à nos questions.

ISOC Madagascar, c’est tout sur l’internet ?
Oui, nous voulons connecter les non connectés. Dans cela, nous avons trois missions. La première, le développement de l’internet en le rendant accessible dans les zones urbaines et rurales. La seconde, le soutien à ce développement et aux organisations ayant cette même vision. Et la troisième concerne la sécurité numérique à travers les sensibilisations. Les crimes en ligne augmentent de plus en plus et ce que peu d’utilisateurs savent, c’est que la sécurité en ligne doit faire partie de l’hygiène de vie, des habitudes, de la même manière que nous verrouillons nos portes avant de dormir, par exemple.

Le mois de février est marqué par le Safer Internet Day.
Cette année, nous allons nous étendre sur neuf mois avec le projet Building Cyber Resilience in Madagascar. Une première partie s’est déroulée en 2023 à Antananarivo, Ambovombe, Fort-Dauphin, Fianarantsoa et Toliara.

Cette fois, nous élargissons nos cibles aux parents, enseignants et à la communauté, en considérant que la sécurité numérique concerne tout le monde. Nous avons lancé le recrutement des ambassadeurs, qui seront formés afin de mener des ateliers dans leurs localités. Nous utilisons des outils réels pour expliquer concrètement les démarches des malfaiteurs et montrer que le risque concerne chacun.

La sécurité numérique, c’est important ?
Il faut toujours garder en tête que les données personnelles — mots de passe, numéros de téléphone — peuvent être exploitées de manière malveillante. Les malfaiteurs ne sont pas forcément des experts en informatique ; beaucoup apprennent via des tutoriels en ligne. Les messages suspects, les liens inconnus et même le « wifi gratuit » représentent un danger. Ces pratiques ne s’apprennent pas à l’école, mais doivent faire partie de notre routine : mot de passe fort, gestion des partages, vigilance sur les photos. Chaque geste compte pour naviguer et partager sans peur.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : ISOC Madagascar
Contact : +261 34 14 192 99

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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