Lôfo.Madagasikara : Entre média et jeunesse
9 février 2025 // Assos // 9006 vues // Nc : 181

Huit jeunes de domaines différents se sont réunis. Même vision, même idée, Lôfo.Madagasikara est devenu leur terrain d’entente. Initiée par Toavina Rafanomezantsoa aka Ramjasy en 2022, l’association s’est fondée sur l’aspect humain de ses membres, dans un esprit de changer la dynamique des médias d’aujourd’hui, à travers les réseaux sociaux.

Miharitiana Andriamitantsoa connu sous le nom de Enjana, membre de Lôfo.Madagasikara

Quand dit-on média, dit-on forcément échange avec le public ? Sinon, Lôfo.Madagasikara essaye de relever cet aspect, pour aussi valoriser une éducation aux médias. Le maître-mot est dans la dernière notion. Miharitiana Andriamitantsoa, connu sous son nom « Enjana » est un membre et il explique : « Peu de gens connaissent l’éducation aux réseaux sociaux et la maîtrise de l’information, dans un sens où ils ont du mal à différencier une vraie information d’une fausse. » Par leurs réseaux – Facebook, Instagram, TikTok et YouTube – l’équipe s’est créé un contenu aux rubriques dont le but central reste l’éducation. Johnattan Rahaga, également membre, rajoute : « Nous tournons autour de trois objectifs : l’éducation aux médias, la promotion de la culture et la conscientisation à la participation citoyenne. » Et par ces points, l’association a commencé des contenus sur quatre rubriques : « Dia ? » (Et ?) plaçant deux ou plusieurs personnes autour d’un sujet et d’une discussion, « Art et Message », mettant en valeur toutes les formes d’art, « Toteny » (légitime de parole) – où a déjà été invité Dama de Mahaleo – pour les partages d’expériences et d’expertise sur les sujets qui touchent, et « Raim » (bref), un résumé des nouvelles de la semaine. Des échanges et des contributions dans lesquelles l’association met en avant tous ceux qui ont quelque chose à partager.

« On attend des réactions et des avis du public : que ce soit un débat bien fondé qui sera présenté dans « Toteny », et puis, qu’il y ait une autre personne qui donne son avis, et voilà : c’est un débat sur débat. » L’idée est là : créer un média indépendant qui permettrait à tout le monde de s’exprimer, mené par des jeunes, pour des jeunes et plus.

Johnattan Rahaga, membre de Lôfo.Madagasikara

« Mampita ny tsara ho an’ny Malagasy » (Faire passer le bien aux Malgaches). Les mots d’ordre de l’association tracent leurs activités jusqu’en dehors des réseaux. En octobre 2024, un premier événement a été organisé sous le nom « Mozika mikolo saina, tsy misy efitrefitra, ho an’ny fanabeazana » (De la musique pour entretenir l’esprit, en union, pour l’éducation). Des artistes et des rappeurs réunis pour un public au but de donner de la voix. Miharitiana Andriamitantsoa explique « On touche à tout ce qu’on peut toucher en ciblant principalement les jeunes parce qu’ils seront eux-mêmes les adultes de demain, et ils ont la possibilité de changer les choses d’ici à cinq ou 10 ans. » Des partages aux événements, l’équipe reste soudée et motivée par une même vision qui, selon les membres, est « légèrement patriotique » : venir en aide par l’éducation et le partage. Lôfo.Madagasikara, c’est aussi des jeunes qui se sont retrouvés, Toavina Rafanomezantsoa les a réunis sans se soucier de leur domaine, mais en se concentrant sur le côté humain. Ils sont différents : de rappeur à illustratrice, photographe, journaliste d’investigation, passionné de mécanique, technicien de son ou Digital Strategist, ils se sont rencontrés dans l’association.

L’initiateur confie : « Il n’y a pas eu de sélection à proprement parler : je suis parti d’une discussion avec chacun d’eux, pour voir comment ils sont en tant qu’humain, parce que Lôfo, c’est cela : avancer grâce à la fraternité. Le but était de montrer que la diversité est une richesse. » Chacun apporte son expertise pour former les projets à venir. Et bientôt, avec, dans l’espoir de s’ouvrir à toutes les collaborations, les pages de Lôfo.Madagasikara s’alimenteront du mieux pour ses compatriotes. Lôfo comme « Alefa », « Alôfo » (allons !) et « Solofo » (relais) pour les jeunes.

Rova Andriantsileferintsoa

Numéro: 0327117199 (Johnattan Rahaga)
Facebook: Lôfo.madagasikara

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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