En ville avec Rakotoajaona Mampionona
12 octobre 2021 // Downtown // 5947 vues // Nc : 141

Photographe spécialisé dans les portraits et les photos de rue, Rakotojaona Mampionona aime flâner dans la ville. Il nous livre ses bons plans.

Votre resto favori ?
Chez moi ! J’adore cuisiner mais quand je sors, j’aime bien tester des restos pour me faire une idée. Deux adresses que j’affectionne, les pizzas à La Trattoria à Isoraka et le Queen’s Burger à Faravohitra.

Votre plat préféré ?
Ça dépend des jours. Parfois je suis d’humeur steaks et entrecôte et parfois, quand je me sens un peu lourd, j’opte pour les salades. En général, le plat que je ne refuse jamais, les spaghetti à la carbonara.

Votre boisson fétiche ?
Le jus de fraise avec un peu de citron. C’est mon fruit préféré et c’est la boisson qui me redonne le sourire !

Vos hobbies ?
J’en ai beaucoup en plus de la photographie. Je suis un cinéphile, un amateur de mangas et j’aime beaucoup la musique. Je joue un peu de piano.

Un endroit pour faire du shopping ?
Les friperies à Mahamasina tous les jeudis et parfois sur Facebook en cherchant bien !

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?

Ça dépend des gens qui sont avec moi, mais rien ne vaut les plans improvisés. Genre, on prend la caisse et on roule au loin ou bien on se pointe chez un pote et on regarde des films. Au feeling !

Un endroit pour s’évader ?
Aux alentours de Mantasoa, il y a des coins magnifiques pour se reposer. J’aime bien les lieux discrets où tu peux écouter de la bonne musique.

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Fianarantsoa et Antsirabe, je ne suis plus trop chaud pour les coins très ensoleillés !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Les Rencontres du Film Court en 2017 et 2018. Ça m’a ouvert des portes en moi et ça m’a aidé à évoluer.

Votre actualité ?
Surprise surprise !


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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