Dyana Vintage D : Collectionneuse de trésors
16 mars 2025 // Mode & Design // 8785 vues // Nc : 182

Elle enseigne la langue et fait des rénovations, c’est une maman, mais on la reconnaît surtout pour son style vintage sur Facebook. Une passion qui grandit en elle depuis bien son enfance, qu’elle a commencé à partager en 2022. Originaire d’Antsirabe, Dyana Andriamboahangy, sous son nom Dyana Vintage D sur Facebook, ne peut aujourd’hui se défaire de ce mode de vie : « en prendre soin pour mieux en profiter. »

Ce n’est pas une histoire d’amour, mais l’histoire d’une vie. Quand Dyana Andriamboahangy a grandi avec une mère qui aimait collectionner les objets anciens, la passion s’est vite transmise. « Je ne rejette pas les nouvelles choses. Mais nos parents avaient de belles pièces que ma mère a gardées. C’est devenu un mode de vie pour moi. » Passionnée, elle sélectionne finement ses tenues. « Au début, j’allais chercher dans ses vêtements, parce qu’elle a même su garder ses habits de jeune fille. C’est ce que je recherche, cette authenticité – pas le style vintage qu’on reproduit aujourd’hui, mais vraiment les habits des années vintages. » Sinon, Dyana Andriamboahangy va chercher dans les friperies, bien qu’en trouver devient une vraie chasse au trésor. Heureusement, elle a l’œil et la main. « Cela se voit quand c’est une reproduction du style. La différence est que les artisans d’avant prenaient du temps pour avoir autant la qualité que les détails. Vous ne verrez pas cela aujourd’hui : nous vivons dans un monde minimaliste et, disons… très « à la va-vite ». Une qualité et un soin qu’elle a appris de sa famille et qu’elle continue de transmettre à ses filles.

En 2020, Dyana Andriamboahangy a créé sa page Dyana Vintage D. « Au début, je ne l’ai pas créé dans le but de partager du contenu Lifestyle, mais pour parler de décorations. J’en ai créé par la suite depuis un atelier à Antsirabe, toujours en y mettant une touche vintage. » En 2022, elle s’est montrée à ses abonnées et depuis, on la reconnait par ses tenues inspirées des années 20 à 80. Toujours en piochant dans les armoires de ses aînés, Dyana Andriamboahangy a laissé plus de trois grands sacs de ses vêtements habituels – t-shirts et jeans – pour faire de la place à ses trouvailles. « Quand j’ai le temps, je vais chercher des vêtements ou des accessoires vintages. C’est mon anti-stress. De la même manière, quand j’ai un budget pour acheter des vêtements, je les préfère aux vêtements habituels. » Dyana Andriamboahangy explique que le style vintage relève de tout ce qui date d’il y a 30 ans et plus. Mais dans sa garde-robe, il y en a de tous les styles, de toutes les années. « J’ai énormément d’accessoires, et ma mère encore plus. J’exagèrerais si je disais qu’elle a environ mille sacs. Mais ce qui est sûr, c’est qu’elle en a beaucoup ! Il y en a de toutes les sortes : marron, noir, rouge, en imprimé, en jean, etc. Elle s’en occupe dès qu’elle a du temps libre. » Et face au nouvel engouement du public pour ce qui est ancien, beaucoup viennent à elle pour chercher des tenues et des accessoires. « Même les designers de nos jours s’inspirent de tout ce qui est vintage. Moi, je n’ai pas l’intention de créer, je ne veux que collectionner. » Si aujourd’hui, Dyana Andriamboahangy est reconnue dans la rénovation ou en tant que professeur d’allemand, elle espère, dans le futur, avoir un local à Antsirabe où elle pourra exposer objets, tenues et accessoires. Un rêve à concrétiser, parce que dans le cœur, le vintage et elle ne font qu’un !

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Dyana Vintage D
Contact : +261 34 67 829 10

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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