Chef Rado du Quantum
8 avril 2022 // Gastronomie // 5319 vues // Nc : 147

Situé à Isoraka (Tana), le Quantum est un restaurant spécialisé dans la cuisine berbère. Entre couscous royal, hachis de bœuf à la chakchoukaet shawarma (kebab), les plats sont un réel voyage gustatif. Aux fourneaux, on retrouve le chef Rado.

Il est dans le métier depuis une vingtaine d’années. Le chef Rado n’a pas suivi de formation particulière mais il a enchaîné les stages et devient commis de cuisine à La Rotonde pendant huit ans. Il fait ensuite ses armes au Louvre à Antaninarenina en tant que sous-chef et à l’Arche de Noé à Ambatobe. « Petit, je voulais être dans la police, mais on peut dire que j’ai une brigade sous mes ordres étant chef au Qantum !  En fait, c’est mon père qui m’a initié à la cuisine, il travaillait dans un restaurant. » Depuis deux ans, lui qui avait l’habitude d’être sous les ordres des grands chefs, se lance dans la création : « J’apprends tous les jours, j’aime partager et créer. Je m’inspire de tout, spécialement des produits du marché. » Au Quantum, il travaille les épices, les viandes, les fruits de mer, les légumes et les fruits frais. « Nous faisons une cuisine du monde, asiatique avec le canard laqué mais aussi des salades thaïes, des spécialités italiennes et de la gastronomie française. Les plats  malgaches comme les viandes mijotées, le « romazava » et  le « akoho ritra », ne sont pas oubliés… pas plus que les burgers de l’Oncle Sam ! »

Présentez-nous votre style ? 
Nous sommes spécialisés dans la cuisine orientale et méditerranéenne. Ceux qui veulent goûter le vrai couscous algérien sont à la bonne adresse…

Quels sont vos produits de prédilection ?
Les produits frais, les herbes aromatiques, les épices et condiments qui font voyager et relèvent les plats pour les rendre uniques. Nous utilisons également beaucoup d’huile d’olive. 

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
Nos plats visent le dépaysement gustatif. Ils se déclinent dans un vaste choix d’épices et de  condiments locaux et orientaux.

Le plat qui vous rend coucou ?
Sans hésiter, le couscous royal, généreux à souhait. Un vrai régal des papilles et des pupilles !

Votre boisson préférée ?
Mon cœur balance entre un délicieux jus bio détox aux fruits frais de Madagascar et le rhum arrangé au piment, vraiment très spécial, du Quantum !

À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Tous les six mois.

Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ?
Chaque plat est conçu à partir d’un pur moment de bonheur du palais, d’une inspiration découlant d’une expérience, d’un moment de plaisir ou simplement d’une envie de partage et de découverte.

Quelle est votre actualité ? 
Nous réservons régulièrement des surprises à nos clients comme nos plats découverts, des plans promo, des animations, le tout dans une ambiance originale, insolite mais toute en convivialité. N’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux !


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Propositions gourmandes par Chef Rado du Quantum

Ballotine de volaille
Crevettes roulées panées, merguez
Filet de zébu farci aux légumes
Bavarois aux fruits

Recettes du mois

Couscous royal

Ingrédients
150 g d’agneaux
100 g de poulet
100 g de merguez
200 g de semoule
50 g de carottes
50 g de pommes de terre
50 g de courgettes
200 g de tomates
50 g d’oignons
100 ml d’huile d'olive
60 g de pois de chiches
70 g de tomate concentrée

Mode de préparation 
Faire cuire l’agneau pendant deux heures. Entre temps, faire macérer le poulet et le faire bien frire, ainsi que les merguez. Dans une poêle, faire chauffer l’huile d’olive, rajouter les oignons, les tomates, les carottes, les pommes de terre et le concentré de tomate. Mélanger le tout.

Ajouter les courgettes et les pois chiches, laisser mijoter pendant cinq minutes. Dans un grand bol, mettre la semoule dans de l’eau et chauffer au bain marie pendant 20 minutes. La retirer et ajouter de l’huile d’olive et du sel. Mélanger le tout pour que les graines s’éparpillent bien. Remettez au bain marie pendant 20 minutes.

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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